Centrale Danone lance Milk Academy et Dawam pour une filière laitière durable
Centrale Danone lance Milk Academy et Dawam pour renforcer la durabilité de la filière laitière au Maroc
Centrale Danone présente Milk Academy et Dawam au SIAM: formations et pratiques régénératives pour optimiser l’alimentation animale, réduire coûts et renforcer résilience.
Centrale Danone a présenté lors d’une table ronde au SIAM 2026 le déploiement de deux programmes complémentaires — Milk Academy et Dawam — destinés à accompagner les éleveurs marocains vers une production laitière plus durable, autonome et résiliente. Les initiatives associent formation technique, diversification des cultures fourragères et pratiques agricoles visant la restauration des sols et la maîtrise des coûts d’élevage.
Présentation des initiatives
Milk Academy est un programme global et intégré lancé en 2025, avec des déploiements successifs aux États-Unis, en Belgique et au Maroc, adaptés aux différentes tailles d’exploitations. Dawam s’inscrit dans une coalition portée par le Fonds Livelihoods pour l’Agriculture Familiale (L3F) et mise en œuvre avec des acteurs techniques nationaux. Ensemble, ils visent à améliorer la performance des fermes laitières tout en réduisant leur dépendance aux intrants externes.
Objectifs et public visé
Les deux programmes ciblent des objectifs clairs : diffuser des pratiques agricoles optimisées, sécuriser la production laitière et augmenter l’autonomie fourragère des exploitations. Milk Academy adopte un modèle différencié selon la taille des fermes — grandes exploitations, exploitations moyennes et petites fermes — pour proposer des formations et des solutions opérationnelles adaptées. Dawam vise quant à lui la transition vers des pratiques d’agriculture régénérative à l’échelle des exploitations familiales.
Contenu et formation des éleveurs
La formation offerte par Milk Academy porte sur la composition d’une alimentation équilibrée pour le bétail et l’introduction de nouvelles pratiques de traite, en rupture avec certaines méthodes traditionnelles. L’accent est mis sur l’amélioration de la productivité par l’optimisation des rations, la gestion sanitaire et l’organisation du travail. L’objectif déclaré est de permettre aux éleveurs d’accroître la performance de leurs troupeaux tout en maîtrisant leurs coûts.
Approche régénérative et diversification fourragère
Dawam encourage la diversification des cultures fourragères pour réduire la dépendance au maïs et restaurer la fertilité des sols. Le programme promeut des cultures alternatives telles que l’avoine et le triticale, des rotations et des pratiques favorisant la biodiversité et la conservation de l’eau. L’une des motivations centrales est économique : « L’alimentation du bétail représente environ 70% des coûts dans l’élevage laitier », rappelant l’enjeu majeur que constitue la maîtrise des rations pour la rentabilité des exploitations.
Impacts attendus sur les coûts et l’environnement
En combinant formation, diversification des cultures et pratiques de régénération des sols, les initiatives visent plusieurs gains simultanés : réduction de la facture alimentaire, meilleure résistance aux aléas climatiques, diminution de la consommation d’eau et amélioration de la biodiversité des parcelles. Le renforcement de l’autonomie fourragère doit permettre aux éleveurs de limiter leur exposition aux fluctuations des marchés des intrants et d’améliorer la viabilité économique des fermes familiales.
Mise en œuvre et acteurs impliqués
Dawam est conduit en coalition avec des partenaires techniques nationaux, dont l’Association Marocaine de l’Agriculture de Conservation et Tamgranon, tandis que Milk Academy s’appuie sur l’expertise opérationnelle de Centrale Danone pour concevoir et délivrer les modules de formation. Les programmes combinent diagnostics de terrain, sessions pratiques et suivi post-formation pour assurer l’adoption durable des pratiques recommandées.
Centrale Danone présente ces mesures comme une démarche de long terme visant à inscrire la filière laitière marocaine dans un modèle plus robuste et responsable, en s’appuyant sur la montée en compétences des éleveurs et sur des approches agroécologiques adaptées au contexte local. Les prochains mois devraient permettre d’observer les premiers effets en termes d’autonomie fourragère et de réduction des coûts, sous réserve d’un suivi rigoureux des résultats et d’un déploiement progressif des formations à l’échelle des bassins de production.