Kogi : orphelinat attaqué à Lokoja au Nigeria, 23 enfants enlevés 15 secourus
Nigéria : 23 enfants enlevés dans un orphelinat non enregistré à Lokoja, 15 secourus, huit toujours disparus
26 avril 2026, Lokoja (Kogi) : 23 enfants enlevés dans un orphelinat non enregistré, 15 secourus, huit manquent encore; l’épouse du propriétaire kidnappée.
Le 26 avril 2026, en soirée, un groupe d’hommes armés a attaqué un établissement scolaire et d’accueil pour enfants situé dans une zone isolée de Lokoja, capitale de l’État de Kogi. Vingt-trois enfants y ont été emmenés par les assaillants; les forces de sécurité, mobilisées rapidement, ont réussi à sauver quinze d’entre eux. Huit enfants sont demeurés portés disparus au lendemain de l’attaque et l’épouse du gestionnaire de l’établissement a également été enlevée.
Description de l’attaque
L’intervention s’est produite dans la nuit du dimanche 26 avril 2026, dans un établissement identifié comme Dahallukitab Group of Schools et décrit par les autorités comme non enregistré. Selon les premiers éléments communiqués par les responsables locaux, des assaillants armés ont pris d’assaut l’orphelinat, opéré une sélection des victimes et emmené les enfants vers des véhicules avant de quitter les lieux. L’attaque a eu lieu dans une zone peu peuplée, à l’écart, ce qui a retardé la réaction initiale.
Bilan des victimes et opérations de sauvetage
Le bilan provisoire fait état de 23 enfants enlevés, dont quinze ont été retrouvés et ramenés en sécurité par une réponse coordonnée des agences de sécurité. Huit enfants restent portés disparus. Les autorités ont indiqué que les opérations se poursuivent pour localiser et ramener ces mineurs. Aucun âge précis n’a été fourni, mais les enfants ont été qualifiés d’« élèves », terme qui, au Nigeria, renvoie généralement à des enfants scolarisés en maternelle ou primaire, donc potentiellement âgés de la petite enfance jusqu’à 12 ans.
Enlèvement de l’épouse du gestionnaire
Outre les enfants, l’épouse du propriétaire de l’orphelinat a été enlevée lors de l’attaque. Les autorités locales ont confirmé sa disparition et précisé que les forces de sécurité l’ont inscrite parmi les priorités des opérations de recherche. La présence d’adultes enlevés avec des enfants ajoute une dimension supplémentaire à l’enquête et aux efforts de libération, car elle élargit le champ des négociations potentielles et des pistes d’investigation.
Statut de l’orphelinat et vulnérabilité locale
Les autorités ont souligné que l’établissement opérait « illégalement », sans enregistrement officiel, dans un endroit éloigné. Ce statut a été présenté comme un facteur aggravant de la vulnérabilité des enfants, l’isolement ayant facilité l’opération des ravisseurs et entravé la surveillance régulière par les services compétents. Les responsables ont indiqué qu’une vérification plus large des structures d’accueil non enregistrées allait être engagée pour prévenir de nouveaux incidents similaires.
Absence de revendication et contexte sécuritaire régional
Aucune organisation n’a revendiqué immédiatement l’attaque. Le Nigeria fait face depuis plusieurs années à une multiplicité de menaces armées : le groupe Boko Haram dans le nord-est, des bandes criminelles dites de « bandits » dans le nord-ouest et le centre, des conflits intercommunautaires entre agriculteurs et éleveurs, ainsi que des mouvements séparatistes dans le sud-est. Dans le nord-ouest, des groupes liés à l’État islamique ont été signalés par les autorités. La région centre-nord, où se situe Kogi, a connu récemment des raids et des attaques contre des écoles, exposant la fragilité de la sécurité dans les zones rurales.
Mesures annoncées et enquête en cours
Les autorités locales ont affirmé qu’une « réponse rapide et coordonnée » avait permis de sauver une partie des enfants et qu’elles poursuivaient les opérations intensives pour assurer le retour en sécurité des huit victimes encore absentes et pour appréhender les auteurs. Des patrouilles renforcées, des contrôles routiers et des investigations sur les itinéraires possibles des ravisseurs ont été mis en place. Les forces de sécurité ont également indiqué qu’elles allaient enquêter sur la situation administrative de l’établissement et sur les éventuels complicités locales.
La disparition d’enfants dans des établissements isolés souligne la nécessité d’un renforcement urgent de la protection des sites éducatifs et d’accueil, ainsi que d’une meilleure coordination entre autorités locales, services de sécurité et communautés. Les familles des victimes attendent des informations claires sur l’avancée des recherches et sur les mesures prises pour prévenir de nouveaux enlèvements. Les opérations se poursuivent afin de ramener les enfants et l’adulte portés disparus et d’identifier les responsables de cette attaque.