49,7 MMDH mobilisés pour le dialogue social au Maroc et revaloriser les salaires
Le gouvernement mobilise 49,7 MMDH d’ici fin 2026/début 2027 pour soutenir le pouvoir d’achat
49,7 MMDH seront engagés d’ici fin 2026/début 2027 pour renforcer le pouvoir d’achat : hausse du SMIG et SMAG, revalorisations publiques, réforme des retraites.
Le ministre de l’Inclusion économique, Younes Sekkouri, a annoncé un effort budgétaire global de 49,7 milliards de dirhams à mobiliser d’ici la fin de 2026 et le début de 2027. Selon le ministère, ces mesures prioritaires visent à soutenir le pouvoir d’achat des ménages et à réduire les disparités sociales, en s’appuyant sur un dialogue social renforcé entre l’État, les partenaires sociaux, le patronat et les représentants du secteur agricole.
Montant global et calendrier des mesures
Le coût total des mesures est estimé à 49,7 MMDH, déployées sur la période courant jusqu’à fin 2026 et début 2027. L’effort financier couvre des augmentations de salaires, des ajustements fiscaux et des réformes du système de retraite. Le calendrier annoncé place la mise en œuvre progressive de ces mesures dans les prochains trimestres, avec des effets concrets attendus sur le revenu disponible des ménages.
Priorité au dialogue social et à la confiance institutionnelle
Le ministre a insisté sur la dimension relationnelle du dialogue social : avant d’être un calcul budgétaire, il s’agit d’instaurer une relation de confiance entre les institutions publiques, les syndicats, les employeurs et les acteurs agricoles. Ce cadre de concertation a servi de base aux décisions sectorielles et aux compromis aboutissant aux mesures présentées, selon les autorités.
Augmentations du SMIG et du SMAG
Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été relevé de 14,81 dirhams de l’heure au début du mandat gouvernemental à 17,9 dirhams actuellement, entraînant une hausse du salaire net mensuel moyen d’environ 2 800 à 3 400 dirhams. Par ailleurs, le salaire minimum agricole (SMAG) a été porté de moins de 1 900 dirhams à 2 400 dirhams à compter du mois d’avril, afin de mieux protéger les travailleurs du secteur agricole exposés à une grande précarité.
Revalorisations dans la fonction publique et mesures sectorielles
L’exécutif a engagé une revalorisation générale des salaires — de l’ordre de 1 000 dirhams — lorsque la conjoncture l’a permis. Dans le cadre du dialogue social sectoriel, des revalorisations spécifiques ont été décidées, notamment dans l’éducation : environ 325 000 fonctionnaires ont bénéficié d’augmentations variant de 1 500 dirhams en début de carrière à 5 000 dirhams en fin de carrière. D’autres secteurs ont été ciblés par des accords de revalorisation adaptés à leurs contraintes.
Mesures fiscales et réforme des droits à la retraite
Les mesures ont aussi inclus une révision de l’impôt sur le revenu, qui a permis une hausse moyenne d’environ 400 dirhams du revenu net des salariés. Des réformes du système de retraite ont été adoptées : l’exigence du nombre de jours de cotisation pour bénéficier d’une pension de vieillesse a été réduite de 3 240 à 1 320 jours. Le dispositif prévoit en outre la possibilité de récupérer les cotisations si la condition de durée de cotisation n’est pas remplie, offrant une garantie supplémentaire pour les assurés.
Amendement prévu pour les agents de sécurité privée
Le ministre a annoncé des mesures nouvelles en faveur des agents de sécurité privée, qui exercent souvent dans des conditions difficiles et des durées pouvant atteindre douze heures par jour. Un amendement de l’article 193 du Code du travail sera soumis au prochain Conseil de gouvernement pour corriger ce que les autorités qualifient d’injustice et améliorer les conditions contractuelles et sociales de ces salariés.
Les mesures adoptées constituent un ensemble d’initiatives combinant hausse des revenus, ajustements fiscaux et protections sociales. Leur impact sur le pouvoir d’achat dépendra désormais de la mise en œuvre effective, du calendrier d’application et des ajustements macroéconomiques à venir, tandis que le gouvernement engage un suivi du dialogue social pour garantir la pérennité et l’équité des réformes.