La Chine veut revoir le retrait de la FINUL face aux violences au Liban
Chine presse le Conseil de sécurité de reconsidérer le retrait de la FINUL alors que la violence s’intensifie au Liban
La Chine demande au Conseil de sécurité de revoir le retrait de la FINUL alors que raids israéliens et ripostes du Hezbollah intensifient la crise au Liban depuis mars 2026.
La Chine a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à réexaminer la décision de mettre fin au mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), invoquant une dégradation persistante de la sécurité au sud du Liban et des risques accrus pour les civils et les soldats de maintien de la paix. L’appel est intervenu alors que les combats se poursuivent malgré des annonces ponctuelles de cessez-le-feu, et alors que les parties multiplient raids aériens, tirs de roquettes et lancements de drones.
La Chine demande de reconsidérer le retrait de la FINUL
L’ambassadeur de Chine auprès de l’ONU, Fu Cong, a exprimé la préoccupation de Pékin sur la situation libanaise en soulignant que le contexte sécuritaire ne permettrait pas, selon lui, un retrait serein de la mission. Placée sous la présidence tournante du Conseil de sécurité en mai 2026, la Chine a indiqué attendre le rapport du secrétariat des Nations unies, attendu en juin, avant de finaliser sa position. Le message chinois met en avant la nécessité d’une évaluation plus approfondie des risques pour les populations et pour le personnel international déployé sur le terrain.
Précisions sur le calendrier de retrait décidé par le Conseil
Le Conseil de sécurité avait décidé l’année précédente de réduire progressivement les effectifs de la FINUL, avec l’objectif d’un retrait des quelque 10 800 soldats internationaux d’ici décembre 2026. Cette décision intervenait après des décennies de déploiement — la mission ayant été créée en 1978 et renforcée à la suite du conflit de 2006 entre Israël et le Hezbollah — pour superviser le retrait des forces et maintenir une zone tampon dans le sud libanais. Les autorités et diplomates débattent désormais de la faisabilité de ce calendrier face à la montée des violences depuis le début des hostilités en mars 2026.
Bilan humain et déplacements massifs depuis le 2 mars
Les autorités libanaises rapportent qu’au moins 2 618 personnes ont été tuées depuis le 2 mars 2026 et que plus d’un million de personnes ont été contraintes de fuir leurs domiciles. Le conflit a touché des zones civiles densément peuplées, affectant l’accès aux services essentiels et provoquant des besoins humanitaires importants. Les représentants internationaux s’inquiètent de l’ampleur des déplacements internes et de la vulnérabilité des populations exposées aux frappes aériennes et aux combats locaux.
Victimes parmi les casques bleus et conséquences opérationnelles
La FINUL a enregistré plusieurs pertes : au moins six soldats de maintien de la paix ont été tués et de nombreux autres blessés depuis le début des hostilités. Ces victimes proviennent de différents pays contributeurs et incluent du personnel touché par des bombardements et des attaques en bordure de route lors d’opérations de sécurisation, de déminage et d’escorte de convois. Le secrétaire général de l’ONU a condamné les attaques visant les casques bleus, soulignant que la mise en danger de ces soldats entrave leur capacité à accomplir des missions essentielles pour la protection des civils.
Risque d’escalade régionale et appel à l’arrêt des frappes
Les responsables chinois et plusieurs diplomates présents au Conseil de sécurité ont insisté sur la responsabilité des parties à réduire les hostilités, en pointant en particulier la nécessité pour Israël de cesser les bombardements qui frappent le territoire libanais. Parallèlement, les ripostes du Hezbollah par roquettes et drones continuent d’alimenter la dynamique d’escalade, compliquant toute tentative de stabilisation. Les discussions en cours au sein du Conseil cherchent à concilier la planification d’un retrait ordonné de la FINUL avec l’urgence d’un mécanisme capable d’atténuer le risque pour les civils et le personnel international durant la transition.
Alors que la communauté internationale attend le rapport du secrétariat onusien en juin 2026, les décisions prises au cours des prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir de la mission et pour la protection des populations du sud du Liban, alors même que la situation humanitaire et sécuritaire continue de se détériorer.