Îles Canaries refusent d’accoster au MV Hondius touché par une épidémie d’hantavirus
Les Canaries refusent l’accostage du MV Hondius touché par une épidémie d’hantavirus
Les Canaries refusent l’accostage du MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus ayant causé trois décès; environ 150 passagers à bord, OMS: risque faible.
Le gouvernement régional des îles Canaries a interdit l’accostage du navire de croisière MV Hondius après l’apparition d’un foyer d’hantavirus à bord. Le bateau, actuellement au large du Cap-Vert, transporte environ 150 passagers originaires de 23 pays. Trois personnes sont mortes après avoir été infectées, et plusieurs cas supplémentaires sont confirmés ou suspectés. Les autorités régionales expliquent leur décision par un manque d’informations suffisantes pour garantir la sécurité publique.
Les Canaries refusent l’accostage du MV Hondius
La présidence des îles Canaries a déclaré ne pas autoriser l’entrée du MV Hondius dans un port de l’archipel. Le chef régional a demandé une réunion urgente avec le gouvernement central à Madrid pour clarifier les conditions d’accueil et les mesures sanitaires à appliquer. Les autorités locales estiment qu’elles ne disposent pas des garanties nécessaires pour accepter le navire sans un plan d’intervention détaillé et des informations complètes sur l’épidémie.
150 passagers confinés et trois décès confirmés
Environ 150 personnes restent à bord du Hondius, bloquées par la situation sanitaire. Trois passagers — un couple néerlandais et un ressortissant allemand — sont décédés après avoir contracté l’hantavirus; le premier décès a été signalé le 11 avril, et le corps est resté à bord jusqu’au 24 avril. Outre les décès, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé huit cas liés au navire, dont trois infections confirmées et cinq cas suspects.
Réserves de l’exécutif régional et appel à Madrid
Les autorités canariennes invoquent la nécessité de protéger la population locale et demandent des clarifications sur les responsabilités juridiques et humanitaires. Le gouvernement régional rappelle que, bien que les obligations internationales recommandent de porter assistance aux personnes en détresse, la priorité reste la sécurité sanitaire des habitants. Le chef régional a exprimé son intention de discuter avec le Premier ministre pour obtenir des instructions précises et les ressources nécessaires en cas d’accostage.
Cas confirmés, évacuations et prise en charge médicale
L’OMS a indiqué que trois personnes suspectées d’être porteuses du virus ont été évacuées vers les Pays-Bas pour y recevoir des soins. La Suisse a confirmé qu’un de ses ressortissants à bord a contracté la maladie et est actuellement soigné à Zurich; les autorités suisses ont précisé que le patient ne présente pas de risque pour le public. Par ailleurs, en Afrique du Sud, un ressortissant britannique est traité pour la souche andine du virus, une variante qui, dans de rares cas, peut se transmettre entre humains après un contact prolongé et étroit.
Transmission, origine et historique du voyage
Le hantavirus se transmet principalement par contact avec l’urine, la salive ou les excréments de rongeurs infectés. Le Hondius avait quitté la pointe sud de l’Argentine fin mars et l’épidémie a été signalée au fur et à mesure que le navire faisait route vers le Cap-Vert. Les autorités sanitaires s’efforcent de retracer les chaines de contact à bord et de déterminer si des mesures préventives appropriées avaient été mises en place durant l’embarquement et la navigation.
OMS: risque pour le public jugé faible mais vigilance maintenue
Le directeur général de l’OMS a déclaré que le risque pour le grand public reste « faible » et a rappelé que la transmission interhumaine du hantavirus est habituellement limitée et requiert des contacts prolongés et très étroits. Malgré cette évaluation, l’organisation a demandé aux autorités concernées de faciliter l’accès à des soins et d’appliquer des protocoles de prévention et de contrôle des infections. Les recommandations comprennent l’isolement des cas confirmés, la protection des personnels soignants et la surveillance étroite des personnes ayant été en contact prolongé avec les malades.
La situation demeure évolutive: les autorités régionales des Canaries sont en discussion avec l’exécutif central pour définir une réponse coordonnée, tandis que les équipes médicales continuent la prise en charge des cas et l’évacuation des personnes nécessitant des soins spécialisés.