Artisanat marocain, pilier économique à 7 % du PIB et exportations record 2025
L’artisanat marocain se mue en pilier économique : 7 % du PIB, 660 000 artisans et exportations record en 2025
Sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, l’artisanat marocain se transforme en pilier économique : 7% du PIB, 660000 artisans, 1,232 MMDH d’exportations en 2025.
Le secteur artisanal marocain a achevé une mutation profonde, passant d’une vocation sociale traditionnelle à un moteur reconnu de création de richesse et d’emploi. Les indicateurs récents confirment cette dynamique : l’artisanat représente désormais 7 % du produit intérieur brut et mobilise près de 22 % de la population active. Ces progrès sont le fruit d’une stratégie publique coordonnée, d’un cadre législatif rénové et d’investissements ciblés visant à améliorer compétitivité et insertion sur les marchés nationaux et internationaux.
Performance économique et contribution au marché extérieur
Les résultats à l’export illustrent la nouvelle trajectoire du secteur. En 2025, les exportations artisanales ont atteint 1,232 milliards de dirhams (MMDH), un niveau record renforcé par plus de 10 MMDH supplémentaires générés par les achats des touristes étrangers. Cette progression reflète une montée en gamme des produits, une meilleure structuration des filières et une présence accrue sur les circuits commerciaux internationaux.
Réformes législatives et recensement structurant
La transformation s’appuie sur un cadre juridique et administratif révisé, notamment la loi n° 50-17 relative à l’artisanat et ses textes d’application. La généralisation de la couverture sociale en faveur des artisans et la mise en place du Registre national de l’artisanat ont permis un suivi plus fiable et une visibilité accrue : le registre recense aujourd’hui 660 000 artisans, facilitant l’accès aux dispositifs d’accompagnement et aux financements.
Qualité des produits et normalisation
La valorisation de la qualité est au cœur de la stratégie sectorielle. Un système intégré de qualité a conduit à la reconnaissance de 69 labels et 344 normes, au bénéfice de plus de 2 500 unités de production. Ces certifications favorisent la confiance des acheteurs, ouvrent l’accès à de nouveaux marchés et soutiennent la compétitivité des artisans face aux exigences internationales.
Formation, sauvegarde des savoir‑faire et programmes patrimoniaux
Le renforcement des compétences accompagne la montée en puissance du secteur. Le Royaume dispose de 67 établissements de formation dédiés à l’artisanat, avec 73 427 inscrits dans les différents niveaux et centres. Par ailleurs, le programme des Trésors humains vivants, conduit en partenariat avec l’Unesco, a permis la sauvegarde de 32 métiers artisanaux menacés de disparition, assurant la transmission des savoir‑faire traditionnels tout en favorisant leur adaptation aux marchés contemporains.
Gouvernance des complexes artisanaux et modernisation des structures
La nouvelle phase d’accélération vise aussi la modernisation des structures institutionnelles et opérationnelles. Le renforcement du rôle des Chambres de l’artisanat, la création d’entités professionnelles représentatives et la modernisation de la Maison de l’Artisan s’inscrivent dans une logique d’efficacité et de responsabilité accrue. Une gouvernance rénovée des complexes artisanaux a été mise en place pour optimiser la gestion et améliorer la rentabilité des espaces de production et de commercialisation.
Investissements, digitalisation et recherche appliquée
La stratégie sectorielle met l’accent sur l’investissement productif, la transformation digitale et la promotion de la recherche et développement. L’intégration dans la Nouvelle Charte de l’investissement et la Charte du commerce extérieur de dispositions spécifiques aux artisans facilite l’accès aux incitations financières et aux dispositifs d’appui. Parallèlement, des programmes d’accompagnement encouragent l’adoption de technologies numériques, la présence en ligne et l’innovation produit, indispensables pour accroître la valeur ajoutée des offres artisanales.
L’évolution de l’artisanat marocain illustre une politique publique volontariste et un élan collectif des acteurs privés et institutionnels. En se structurant autour de la qualité, de la formation, de la normalisation et d’une gouvernance modernisée, le secteur confirme sa capacité à générer emplois, exportations et retombées touristiques. Plus qu’un patrimoine à préserver, l’artisanat s’affirme aujourd’hui comme une force économique stratégique, contributeur significatif au développement du Royaume et vecteur d’une croissance durable.