Tazi et Bachiri dévoilent une feuille de route CGEM pour la souveraineté productive
CGEM : Tazi et Bachiri dévoilent une feuille de route en cinq axes pour faire passer le patronat à l’impact
Le 14 mai 2026, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri proposent une feuille de route en cinq axes pour convertir l’investissement privé en valeur ajoutée locale.
L’annonce faite à la veille de l’assemblée élective de la CGEM du jeudi 14 mai 2026 présente un programme structuré autour de la simplification administrative, de la souveraineté productive, de l’innovation, du développement des exportations et des synergies territoriales. Le tandem Tazi–Bachiri affiche l’objectif clair de faire évoluer le rôle du patronat, d’une posture essentiellement de plaidoyer vers une action orientée vers des résultats mesurables : création d’emplois durables, montée en gamme industrielle et ancrage de la valeur ajoutée sur le territoire national.
Feuille de route en cinq axes
Le plan se décline en cinq priorités : simplification administrative, souveraineté productive, soutien à l’innovation, renforcement des exportations et structuration des synergies territoriales. Chacun de ces axes vise à transformer les flux d’investissement privé en gains industriels et sociaux concrets, en insistant sur la capacité à accompagner les entreprises — en particulier les PME — dans la montée en compétence et l’intégration de chaînes de valeur locales.
Mesures prévues pour la simplification administrative
Parmi les mesures annoncées figurent la mise en place de guichets uniques, la dématérialisation accélérée des procédures et la révision des délais d’instruction pour les projets d’investissement. L’objectif affiché est de réduire les coûts non productifs supportés par les entreprises et de rendre plus lisible l’environnement réglementaire. Le programme envisage également des mécanismes de rétroaction entre entreprises et administration pour corriger les goulets d’étranglement identifiés.
Stratégie pour la souveraineté productive et l’industrialisation
Le volet « souveraineté productive » cible des secteurs prioritaires jugés stratégiques pour la résilience économique : agroalimentaire, pharmaceutique, composants industriels et technologies propres. Les actions proposées comprennent des incitations à la relocalisation, des instruments de financement dédiés à l’amont industriel et des partenariats public‑privé pour sécuriser les approvisionnements stratégiques. La logique est de favoriser la transformation locale des matières premières et la création de filières à forte valeur ajoutée.
Initiatives en faveur de l’innovation et de la montée en gamme
L’axe innovation prévoit des dispositifs renforcés pour la recherche et développement en entreprise, l’essaimage de startups et le rapprochement entre centres de recherche et industrie. Des programmes de financement ciblés et des incitations fiscales sont envisagés pour encourager les entreprises à investir dans des technologies destinées à améliorer la productivité et la qualité des produits. La montée en gamme vise aussi à soutenir la formation professionnelle pour aligner les compétences sur les exigences industrielles.
Plan d’action pour l’export et l’intégration aux marchés internationaux
Pour soutenir la part exportable de l’économie, la feuille de route propose la consolidation des dispositifs d’accompagnement à l’export, la facilitation de l’accès aux financements et la promotion des produits marocains sur des marchés ciblés. L’accent est mis sur la structuration d’offres groupées, la labellisation qualité et le renforcement des capacités logistiques pour réduire les coûts et les délais liés à l’exportation.
Synergies territoriales et création d’emplois durables
Le dernier axe met l’accent sur la territorialisation des politiques économiques : développement de pôles industriels régionaux, soutien aux chaînes d’approvisionnement locales et coordination entre acteurs publics et privés à l’échelle des régions. L’objectif est d’optimiser la création d’emplois durables hors des grands centres urbains, en favorisant la répartition géographique des investissements et en consolidant les capacités productives locales.
La feuille de route portée par Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri vise à offrir une réponse opérationnelle aux contraintes structurelles identifiées par le patronat : lourdeurs administratives, dépendances d’importation, déficit d’innovation et faible intégration des PME aux chaînes de valeur. La concrétisation de ce programme dépendra toutefois des mécanismes de gouvernance retenus, des calendriers de mise en œuvre et des arbitrages entre les acteurs publics et privés. En présentant ce plan à l’approche de l’assemblée du 14 mai 2026, le tandem place la transformation économique et sociale au cœur du mandat qu’il propose pour la CGEM.