Attaques israéliennes au Liban : bilan à 3 042 morts depuis le 2 mars
Violences au Liban : 22 morts en 24 heures, bilan porté à 3 042 depuis le 2 mars
Au Liban, 22 personnes ont été tuées au cours des dernières 24 heures malgré la prolongation d’un cessez-le-feu de 45 jours; le total des décès depuis le 2 mars atteint 3 042.
Bilan humain et évolution des chiffres
Les autorités sanitaires ont fait état d’au moins 22 nouveaux morts ces dernières 24 heures, portant le nombre total de victimes à 3 042 depuis la reprise des hostilités le 2 mars. Ce nouveau bilan intervient un jour après une précédente mise à jour faisant état de 3 020 décès, marquant une hausse significative en l’espace d’une journée. Les pertes humaines incluent des civils tués lors de frappes aériennes, d’attaques par drones et d’incidents ciblant des véhicules et des habitations.
Frappes dans la région de Nabatieh et destruction de maisons
Dans la région de Nabatieh, au sud du pays et au nord du fleuve Litani, une frappe aérienne a détruit une maison dans le quartier d’al-Mahfara, municipalité de Kfar Sir. L’attaque a fait quatre morts et deux blessés, selon les informations diffusées sur place. Ces frappes sur des zones résidentielles intensifient les craintes de pertes civiles et alimentent un exode massif des populations locales.
Attaques par drones et victimes civiles près des municipalités
Plusieurs frappes par drones ont été signalées dans différentes localités. À Harouf, un véhicule stationné à proximité de l’édifice municipal a été visé, provoquant la mort d’une personne et blessant un membre du conseil municipal. Deux autres occupants du véhicule ont également été blessés, dont un homme qui s’apprêtait, selon des témoins, à distribuer du pain aux habitants au moment de la frappe. À Froun, près de Bint Jbeil, un drone a frappé une moto, entraînant la mort d’un individu. Ces incidents soulignent la vulnérabilité des civils aux attaques ciblant des zones urbaines et les déplacements quotidiens.
Emploi présumé de munitions incendiaires près des récoltes
Des témoins et habitants rapportent l’utilisation de trois bombes incendiaires au phosphore au carrefour d’al-Mansouri, dans le district de Tyr, contre des agriculteurs en pleine récolte de pastèques. Les engins sont tombés près des travailleurs qui ont pris la fuite; aucune blessure n’a été signalée pour l’instant, mais l’emploi présumé de telles munitions soulève des préoccupations humanitaires et juridiques en raison du risque élevé d’incendies et de brûlures graves.
Contrôles militaires et détentions au carrefour de Mari-Halta
Des forces ont établi un point de contrôle au carrefour de Mari-Halta où trois ressortissants libanais ont été arrêtés et leurs téléphones confisqués. Ces opérations de contrôle s’ajoutent aux restrictions de mouvement et à l’isolement croissant des communautés locales, compliquant l’accès à l’aide humanitaire et aux services de base.
Menaces de déplacement forcé de plusieurs localités
L’armée a annoncé des menaces de déplacement forcé visant les habitants de douze villes et villages du sud, dont Toura, Nabatieh At-Tahta, Habbouch, Bazouriyeh, Tayr Debba, Kfar Houneh, Ain Qana, Libbaya, Jebchit, Chehabiyeh, Burj Shemali et Houmin al-Fawqa. Ces déclarations ont intensifié les inquiétudes quant à une dépopulation forcée de larges zones du sud du Liban et à la possibilité d’une crise humanitaire de grande ampleur si des familles sont contraintes d’abandonner leurs terres et leurs biens.
Le conflit, qui s’approche d’un quatrième mois de renouvellement des hostilités, continue de provoquer déplacements, destructions et pénuries dans les zones frappées. Des habitants déplacés décrivent des destructions massives et expliquent qu’ils fuient pour échapper aux attaques aériennes quotidiennes, estimant que la stratégie vise à rendre certaines régions inhabitables. Les besoins humanitaires augmentent, en particulier pour l’abri, la nourriture et les soins médicaux, alors que l’accès aux zones touchées demeure restreint par les opérations militaires et les points de contrôle.