La Centrafrique soutient à Rabat l’intégrité du Maroc au Sahara et son plan d’autonomie
La Centrafrique réaffirme à Rabat son soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et au plan d’autonomie pour le Sahara
À Rabat, Sylvie Baïpo-Temon a confirmé le soutien de la Centrafrique à l’intégrité territoriale du Maroc et au plan d’autonomie consacré par la Résolution 2797.
Entretien à Rabat entre Sylvie Baïpo-Temon et Nasser Bourita
La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, s’est rendue à Rabat pour des consultations officielles avec son homologue marocain, Nasser Bourita. À l’issue de ces entretiens, elle a réitéré la position de son pays en faveur de l’intégrité territoriale du Royaume, en précisant que cette position inclut la région du Sahara. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la coopération diplomatique et les moyens de consolider un partenariat politique et économique durable entre la République centrafricaine et le Maroc.
Soutien explicite à l’intégrité territoriale du Maroc
La déclaration formulée à Rabat marque un engagement clair de la Centrafrique en faveur de la souveraineté marocaine. En soulignant le soutien à l’intégrité territoriale, Sylvie Baïpo-Temon a confirmé que la Centrafrique reconnaît la compétence et la légitimité du Maroc sur l’ensemble de son territoire. Cette posture diplomatique s’inscrit dans une logique de solidarité entre États et vise à clarifier la position de Bangui sur un dossier régional qui reste sensible et très suivi au plan international.
Appui au plan d’autonomie comme solution crédible
Outre la question de l’intégrité, la ministre centrafricaine a apporté son soutien explicite au plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007. Elle a qualifié ce plan de seule solution crédible et réaliste pour parvenir à un règlement pérenne du différend. Le plan d’autonomie propose une large décentralisation administrative et une reconnaissance d’un statut spécifique pour la région concernée, tout en restant à l’intérieur de la souveraineté marocaine. Le soutien exprimé à Rabat renforce la légitimité politique de cette initiative auprès de plusieurs gouvernements africains.
Référence à la Résolution 2797 du Conseil de sécurité
Lors de son intervention, Sylvie Baïpo-Temon a également salué l’adoption de la Résolution 2797 du Conseil de sécurité, qui consacre le plan d’autonomie comme base d’un règlement « juste, durable et mutuellement acceptable ». En rappelant cette référence, la Centrafrique met en avant une approche conforme aux décisions prises par l’instance onusienne compétente en matière de paix et de sécurité internationales. La mention de la résolution souligne la volonté de résoudre le différend dans le cadre du droit international et des mécanismes multilatéraux existants.
Impacts diplomatiques et perspectives régionales
Le soutien public de la Centrafrique peut avoir plusieurs conséquences diplomatiques. Il consolide une tendance d’appuis bilatéraux à l’égard du Maroc au sein du continent africain et participe à l’effort de normalisation du dossier sur la scène internationale. Ce positionnement pourrait faciliter des initiatives de coopération régionale, des échanges politiques plus soutenus et une coordination accrue au sein d’organisations régionales et internationales. Par ailleurs, il envoie un signal aux autres pays susceptibles de clarifier ou de réaffirmer leurs propres positions à propos du Sahara.
L’annonce de Rabat intervient dans un contexte où les États cherchent à stabiliser des questions territoriales sensibles par le dialogue politique et des solutions institutionnelles. Le soutien de la Centrafrique au plan d’autonomie et à la résolution du Conseil de sécurité place ce cas parmi les dossiers où la diplomatie bilatérale et multilatérale converge vers une approche de règlement encadrée par des instruments internationaux. Les autorités des deux pays ont indiqué leur volonté de poursuivre les contacts et d’explorer des axes concrets de coopération.
La visite de Sylvie Baïpo-Temon à Rabat et ses déclarations publiques illustrent la continuité des positions diplomatiques de certains États africains et la recherche d’un consensus autour de solutions politiques. Dans les semaines à venir, il est probable que ce type d’appui soit évoqué dans d’autres capitales et dans des forums régionaux, contribuant ainsi à façonner la dynamique diplomatique autour du dossier saharien.