Achraf Hakimi comparaît pour tenter d’annuler une procédure pour violences sexuelles
Achraf Hakimi comparaît le 22 mai 2026 devant la chambre de l’instruction pour tenter d’annuler la procédure le mettant en cause pour violences sexuelles
Achraf Hakimi comparaît le 22 mai 2026 devant la chambre de l’instruction pour demander l’annulation d’une procédure pour violences sexuelles; l’affaire remonte à février 2023 et reste contestée.
Ce vendredi 22 mai 2026, le vice-capitaine du club parisien et international marocain a été entendu par la chambre de l’instruction dans le cadre d’une procédure pénale visant à examiner une demande d’annulation de mise en examen. L’audience vise à déterminer si la procédure doit être maintenue et si les faits doivent être requalifiés ; à défaut, le joueur pourrait être renvoyé devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine à une date qui n’a pas été fixée. Les allégations en cause portent sur des faits qui auraient eu lieu fin février 2023 et demeurent contestées par la défense.
Comparution devant la chambre de l’instruction
Le joueur s’est présenté ce 22 mai 2026 devant la chambre de l’instruction pour contester la validité de la procédure engagée à son encontre. L’audience était consacrée à une demande d’annulation — appelée nullité de la procédure — que la défense a soumise en visant des vices susceptibles d’affecter la régularité des investigations. Si la chambre rejette cette demande et que la qualification des faits demeure inchangée, l’affaire devrait être jugée par une juridiction criminelle spécialisée.
Rappel des faits allégués
Les faits allégués remontent à la fin février 2023. Une femme, âgée de 24 ans au moment des faits, s’était présentée dans un poste de police du Val-de-Marne pour signaler une agression, sans déposer immédiatement plainte. Elle affirme avoir rencontré le joueur via un réseau social en janvier 2023, puis s’être rendue à son domicile à bord d’un VTC. Sur place, elle déclare avoir subi des attouchements et une agression. Elle affirme s’être finalement dégagée et avoir été secourue par une amie après avoir envoyé un message. Ces éléments figurent au dossier d’instruction mais restent pour l’heure des allégations non éprouvées au regard du principe de présomption d’innocence.
Mesures judiciaires déjà prises
Après les investigations initiales, le joueur a été mis en examen puis placé sous contrôle judiciaire. Ces mesures restrictives témoignent de la qualification pénale retenue pendant l’instruction. En février 2026, le magistrat instructeur a décidé le renvoi devant une juridiction correctionnelle ou criminelle — décision qui a à son tour été contestée par la défense. La nature exacte du renvoi dépendra des appréciations procédurales et de la qualification finale des faits.
Argumentation de la défense
La défense du joueur a plaidé pour l’annulation de la procédure en arguant de l’insuffisance d’éléments permettant de maintenir la mise en examen. Les avocats ont soutenu que certaines diligences n’avaient pas permis d’établir des preuves objectives et ont mis en avant la parole du mis en cause, qui nie formellement les faits. Lors de l’audience du 22 mai 2026, la stratégie défensive visait à obtenir soit la relaxation, soit la requalification, soit l’irrecevabilité de certaines pièces à conviction.
Position de la partie civile et conséquences possibles
La partie plaignante maintient sa version des faits et considère la décision de renvoi comme conforme aux éléments réunis au dossier. Son conseil a exprimé un soulagement lors du renvoi, estimant que celui-ci reflétait la cohérence des preuves collectées. Si la chambre de l’instruction rejette la demande de nullité, deux issues procédurales sont possibles : un procès devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, ou une requalification des faits entraînant une autre procédure. Le calendrier du procès, si celui-ci est confirmé, n’a pas encore été fixé.
Enjeux sportifs et institutionnels
Au-delà des implications judiciaires, l’affaire a des répercussions au plan sportif et institutionnel. Le joueur, figure de l’équipe nationale marocaine et demi-finaliste de la Coupe du monde 2022, voit sa situation administrative et son image publique étroitement scrutées. Les conséquences disciplinaires au niveau du club ou des instances sportives dépendront en partie de l’évolution de la procédure pénale et des décisions judiciaires à venir.
La suite de l’affaire dépend désormais des décisions de la chambre de l’instruction et, potentiellement, du calendrier judiciaire pour un procès en cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. Entre la contestation vigoureuse de l’accusé et la détermination de la partie plaignante, la procédure pourrait encore connaître plusieurs étapes avant une résolution définitive.