Le Maroc réélu à l’unanimité vice‑président du Centre Nord‑Sud du Conseil de l’Europe
Le Maroc réélu vice‑président du Comité exécutif du Centre Nord‑Sud lors de la réunion de Lisbonne
Le Maroc, représenté par Soumia Bouhamidi, consule générale à Strasbourg, a été réélu vice‑président du Comité exécutif du Centre Nord‑Sud à Lisbonne le 19 mai 2026.
Le Royaume du Maroc a obtenu une réélection à l’unanimité au poste de vice‑présidence du Comité exécutif du Centre Nord‑Sud du Conseil de l’Europe lors d’une réunion tenue à Lisbonne le 19 mai 2026. La délégation marocaine était conduite par Soumia Bouhamidi, consule générale à Strasbourg et chargée des relations avec le Conseil de l’Europe. Cette décision institutionnelle traduit la confiance des membres du Comité dans l’engagement soutenu du Maroc en faveur du dialogue Nord‑Sud et du renforcement des mécanismes multilatéraux.
Réélection unanime à Lisbonne
La session du 19 mai 2026 a confirmé le rôle du Maroc au sein du Centre Nord‑Sud par un vote unanime en faveur de sa continuité à la vice‑présidence. Les représentants présents ont salué la constance de l’action marocaine en matière de coopération internationale et de solidarité. La réélection a été présentée comme une validation de la stratégie diplomatique marocaine et de sa capacité à porter des projets de coopération interrégionale et de développement en phase avec les priorités du Conseil de l’Europe.
Intervention de Soumia Bouhamidi
Lors de son allocution, Soumia Bouhamidi a réaffirmé la nécessité d’une action collective face aux défis globaux. Elle a insisté sur l’impossibilité de traiter isolément des enjeux tels que la prévention des conflits, la protection des civils — en particulier des enfants — et la lutte contre la désinformation. Mme Bouhamidi a appelé à un multilatéralisme renforcé, respectueux du droit international, et a souligné l’importance d’une coordination accrue entre États et organisations pour répondre efficacement aux crises contemporaines.
Priorités défendues par le Maroc
Le nouveau mandat du Maroc mettra l’accent sur plusieurs axes : la promotion des droits humains, le renforcement de l’État de droit, le dialogue interculturel et la coopération triangulaire. Dans son intervention, la représentation marocaine a rappelé l’attachement du Royaume aux valeurs démocratiques et à la solidarité Nord‑Sud, en lien avec les orientations de la diplomatie conduite par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le Maroc a également exprimé son intention de travailler en étroite concertation avec ses partenaires pour promouvoir une gouvernance inclusive et durable.
Nouvelle présidence andorrane du Comité exécutif
La réunion de Lisbonne a aussi élu à l’unanimité la présidence du Comité exécutif en la personne de l’ambassadeur Andreu Jordi, représentant d’Andorre. Sa candidature a été retenue pour sa vision axée sur la médiation, la paix et le rapprochement interculturel. Le Maroc, depuis sa vice‑présidence, a indiqué qu’il accompagnerait cette orientation institutionnelle afin d’assurer une continuité dans les actions de coopération et d’appui aux initiatives promouvant la stabilité et le dialogue.
Remise du 31e Prix Nord‑Sud et lauréats
La session s’est conclue par la cérémonie de remise de la 31e édition du Prix Nord‑Sud, organisée au Parlement portugais. Le jury a distingué l’expert islandais Bragi Gudbrandsson pour son travail en faveur des droits de l’enfant et le journaliste palestinien Rami Abou Jamous pour son engagement en matière de droits humains et de solidarité Nord‑Sud. Ces distinctions ont été présentées comme des exemples concrets d’initiatives civiques et professionnelles qui renforcent les principes défendus par le Centre Nord‑Sud.
Le Maroc a indiqué que, tout au long de son mandat, il poursuivra ses efforts pour consolider un système multilatéral ouvert et solidaire, au service de la paix, de la stabilité et du développement durable. La réélection permet au Royaume de maintenir une position d’influence au sein du Comité exécutif et de continuer à promouvoir des programmes de coopération visant à réduire les inégalités et à renforcer le dialogue entre régions et cultures.