Régionalisation avancée et gouvernance territoriale à Guelmim-Oued Noun selon la présidente
La présidente de l’Association des régions évoque la régionalisation, la gouvernance territoriale et les changements à Guelmim-Oued Noun
La présidente de l’Association des régions commente la régionalisation avancée, la gouvernance territoriale et les transformations à Guelmim-Oued Noun.
La présidente de l’Association des régions du Maroc a livré une lecture synthétique des réformes en cours, en mettant l’accent sur la progression de la régionalisation avancée, l’évolution des mécanismes de gouvernance territoriale et les conséquences politiques liées à la succession à la tête du Rassemblement National des Indépendants (RNI). Présidente du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun, elle a par ailleurs souligné les transformations structurelles observées dans cette région, qui servent selon elle de terrain d’expérimentation pour les nouvelles compétences transférées et pour l’adaptation des politiques publiques aux réalités locales.
Régionalisation avancée : cap sur la décentralisation
La présidente a rappelé que la régionalisation avancée vise à renforcer les marges de manœuvre des collectivités territoriales en matière de développement économique, d’aménagement et de services publics. Elle a mis en lumière la nécessité d’un calendrier clair pour la remise en cohérence des compétences entre l’État, les régions et les autres niveaux de collectivité, ainsi qu’une clarification des ressources financières affectées. L’objectif annoncé est de permettre aux régions d’assumer des responsabilités accrues tout en garantissant l’égalité d’accès aux services pour les citoyens, indépendamment de leur localisation géographique.
Gouvernance territoriale et nouveaux équilibres
Sur la question de la gouvernance territoriale, la présidente a insisté sur l’importance de mécanismes de coordination entre administrations, élus locaux et acteurs privés. Elle a évoqué la modernisation des outils de planification, l’amélioration des capacités de gestion des conseils régionaux et la nécessité d’une gouvernance plus transparente pour attirer l’investissement. Les enjeux incluent également le renforcement des capacités techniques des équipes locales et la mise en place de tableaux de bord pour suivre l’exécution des projets, afin de traduire la décentralisation en résultats concrets pour les populations.
Succession au RNI : implications pour la scène régionale
La présidente a abordé la question politique de la succession à la tête du RNI en la reliant aux équilibres régionaux. Elle a décrit la transition au sein d’un parti majeur comme un facteur susceptible d’influer sur les alliances locales et les priorités de financement et de projets au niveau régional. Sans entrer dans les débats internes au parti, elle a rappelé que ces dynamiques politiques nationales peuvent avoir des répercussions directes sur la gestion territoriale, notamment en matière de coordination des programmes et de continuité des initiatives de développement portées conjointement par l’État, les collectivités et les partis politiques.
Transformations structurelles à Guelmim-Oued Noun
À Guelmim-Oued Noun, dont elle préside le Conseil régional, la présidente a mis en avant des mutations structurelles visant à diversifier l’économie locale, améliorer les infrastructures et renforcer les services de base. Elle a souligné des efforts pour promouvoir l’emploi, soutenir les PME locales et développer des projets d’infrastructures visant à mieux connecter la région aux marchés nationaux. Elle a également évoqué des actions pour améliorer l’accès à l’éducation et à la santé, et pour renforcer les filières agricoles et de pêche afin d’accroître la résilience économique des territoires ruraux.
Défis et perspectives pour la mise en œuvre
La présidente a reconnu plusieurs défis persistants : coordination interinstitutionnelle, mobilisation de ressources financières durables, formation des cadres locaux et accélération des procédures administratives. Elle a appelé à une gouvernance pragmatique, à la consolidation des moyens budgétaires et à l’implication plus systématique des acteurs locaux, y compris la société civile et le secteur privé. Pour elle, la réussite de la régionalisation dépendra de la capacité des régions à traduire leurs compétences accrues en projets concrets, mesurables et bénéfiques pour les citoyens.
L’intervention de la présidente souligne la combinaison d’opportunités et de contraintes qui accompagne la réforme territoriale. Les transformations observées à Guelmim-Oued Noun illustrent la manière dont les régions peuvent devenir des laboratoires de mise en œuvre, à condition que les ressources, la formation et la coordination institutionnelle accompagnent les nouvelles responsabilités.