Ventes de ciment +31,8% en avril 2026 et crédits immobiliers en hausse
Ciment : ventes en hausse de 31,8 % en avril 2026, cumul à fin avril quasi stable et crédits immobiliers en progression
Avril 2026 : ventes de ciment +31,8%, mais cumul à fin avril -0,1%. Les crédits immobiliers gagnent 3,4% au T1 2026, soutenant le secteur de la construction.
Les ventes de ciment ont connu une forte accélération en avril 2026, avec une hausse de 31,8% par rapport à avril 2025, selon la note conjoncturelle de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Ce rebond mensuel, proche du rythme observé un an plus tôt (+32%), témoigne d’un redémarrage ponctuel de la demande qui concerne l’ensemble des segments commerciaux du secteur.
Ventes de ciment en forte hausse en avril 2026
En avril 2026 (mois calendaire), le secteur a enregistré un gain marqué des livraisons de ciment, porté par des reprises d’activité sur plusieurs marchés. La progression mensuelle de 31,8% reflète une base de comparaison favorable mais aussi une montée en puissance des chantiers et commandes après des perturbations enregistrées en début d’année. La DEPF met en évidence que ce mouvement n’est pas isolé et s’inscrit dans un contexte de dynamisme ponctuel du mois.
Performance par segment commercial
L’analyse par segment montre des variations importantes : le béton prêt à l’emploi a bondi de 62,5%, indiquant une reprise nette des usages de béton sur chantiers opérationnels. Le bâtiment affiche une progression de 65,1%, tandis que l’infrastructure progresse de 27,5%. La distribution augmente de 21,8%, le préfabriqué de 22,4% et les mortiers de 26,5%. Ces chiffres traduisent une demande retrouvée tant pour les opérations de gros œuvre que pour les applications industrielles et les fourniture de mortiers pour finitions.
Situation cumulée à fin avril 2026 (au 30 avril 2026)
Malgré la performance d’avril, le cumul des ventes sur les quatre premiers mois de l’année à fin avril 2026 (30 avril 2026) reste quasi stable, affichant une baisse marginale de 0,1% par rapport à la même période en 2025. Un an plus tôt, sur la même période, le cumul avait progressé de 10,3%. Cette stagnation trimestrielle résulte de fluctuations intra-annuelles, avec des mois défavorables en début d’année qui ont affecté le total à fin avril.
Effet des fortes précipitations en janvier-février 2026
La DEPF attribue principalement la contre-performance du cumul aux baisses observées en janvier et février 2026, périodes marquées par des fermetures ponctuelles de chantiers en raison de fortes précipitations. Ces perturbations météorologiques ont entraîné des reports de travaux et des ralentissements logistiques, traduits par des ventes moindres de ciment sur ces deux mois. L’effet de rattrapage observé en avril n’a pas suffi à compenser entièrement le recul initial.
Évolution du financement immobilier au premier trimestre 2026
Sur le front du financement, l’encours des crédits à l’immobilier a progressé de 3,4% au premier trimestre 2026 (T1 2026), contre +2,6% un an auparavant, portant le total au-dessus de 323,4 milliards de dirhams. Plus précisément, les crédits à l’habitat ont augmenté de 2,9% à fin mars 2026 (31 mars 2026), après +2,2% l’année précédente. L’encours des crédits destinés à la promotion immobilière s’est renforcé de 4,8% au T1 2026, contre +5,6% un an plus tôt. Ces évolutions montrent une reprise relative du crédit immobilier, avec un soutien particulier aux opérations des promoteurs.
Implications pour le secteur de la construction
L’écart entre la forte hausse mensuelle d’avril et la stagnation cumulée à fin avril souligne la volatilité à court terme du secteur. La résilience des segments liés au bâtiment et au béton prêt à l’emploi suggère que la demande effective existe, mais reste sensible aux aléas climatiques et aux rythmes de lancement des chantiers. La progression de l’encours des crédits immobiliers au T1 2026 offre un appui financier qui peut faciliter la reprise des projets, à condition que les conditions de marché et la confiance des acteurs restent stables.
À court terme, l’évolution du secteur dépendra de la capacité des chantiers à maintenir leur activité face aux risques climatiques saisonniers et de la disponibilité continue des financements pour les acquéreurs et promoteurs. Une stabilisation des livraisons au cours des prochains mois et un maintien de la tendance positive du crédit immobilier seraient nécessaires pour transformer la hausse mensuelle observée en dynamique de croissance durable sur l’année.