Israël rompt avec le secrétaire général de l’ONU après rapport sur violences sexuelles
Israël rompt ses contacts avec le secrétaire général de l’ONU après l’inclusion annoncée dans le rapport sur les violences sexuelles
Israël rompt ses contacts avec le secrétaire général de l’ONU le 28 mai 2026, après l’annonce d’un rapport qui pourrait l’ajouter à une annexe sur les violences sexuelles en zones de conflit.
Le 28 mai 2026, la mission d’Israël auprès des Nations Unies a annoncé qu’elle rompait tout contact avec le bureau du secrétaire général après l’annonce d’un prochain rapport annuel sur les violences sexuelles liées aux conflits. L’ambassadeur israélien auprès de l’ONU a qualifié la décision d’inclure des entités israéliennes dans une annexe du document de scandaleuse et a déclaré que Tel Aviv mettrait fin à ses relations avec Antonio Guterres tant qu’il dirigerait l’organisation. La rupture marque une nouvelle étape dans l’escalade des tensions entre Israël et l’ONU depuis 2023.
Annonce de la rupture et déclaration officielle
L’annonce publique de la rupture a été faite par l’ambassadeur israélien auprès de l’ONU, qui a publié une vidéo de protestation sur les réseaux sociaux le 28 mai 2026. Dans cette intervention, il a dénoncé le prochain rapport du secrétaire général et a qualifié d’« inacceptable » la mise sur la même liste d’Israël et du Hamas. La mission israélienne a précisé dans un communiqué qu’elle n’aurait aucun contact avec le bureau du secrétaire général tant que M. Guterres occuperait ses fonctions.
Contenu attendu du rapport CRSV
Le rapport annuel du secrétaire général sur les violences sexuelles liées aux conflits (CRSV) est traditionnellement partagé avec les États concernés avant publication. Selon les informations rendues publiques en août dernier, le bureau du secrétariat avait indiqué qu’il existait des éléments susceptibles d’entraîner l’inclusion d’acteurs israéliens dans une annexe du rapport. L’inscription sur cette liste signale que des informations jugées crédibles font état de violences sexuelles dans le cadre d’un conflit, et déclenche des étapes de suivi et d’examen.
Réactions du gouvernement israélien
Les autorités israéliennes ont réagi avec véhémence. Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé la décision comme « honteuse » et a condamné ce qu’il décrit comme une politisation de l’ONU visant Israël. Le porte-parole du ministère a déclaré que l’organisation avait perdu ses principes fondateurs et ciblait systématiquement l’État israélien. Le gouvernement a également annoncé son intention d’interrompre toute communication formelle avec le secrétariat.
Position du secrétariat de l’ONU
De son côté, la porte-parole du secrétaire général a indiqué être au courant des déclarations israéliennes et a réaffirmé que la porte du secrétaire général restait ouverte. Le secrétariat maintient que le mécanisme du rapport CRSV repose sur l’examen d’informations crédibles et sur des procédures établies pour documenter et répondre aux violences sexuelles en situation de conflit. Aucune modification publique du calendrier de publication n’a été annoncée au moment de la déclaration israélienne.
Allégations et témoignages sur les violences sexuelles
Le dossier mentionne des allégations selon lesquelles des violences sexuelles auraient été commises par des membres des forces de sécurité israéliennes à l’encontre de détenus palestiniens en centres de détention et prisons. Des observateurs et organisations de défense des droits humaines font état de témoignages décrivant des traitements dégradants, des actes de torture et des violences à caractère sexuel. Des rapports récents signalent également des incidents impliquant des colons et des soldats dans les territoires occupés, ainsi que des accusations émanant de personnes transférées ou détenues au cours du conflit.
Contexte des relations entre Israël et l’ONU
Les relations entre Israël et l’ONU sont marquées par une série de frictions remontant à l’offensive et aux attaques de 2023 et à la guerre qui s’en est suivie. Les critiques israéliennes à l’égard des condamnations publiques et des enquêtes internationales se sont multipliées, et le secrétaire général a été déclaré persona non grata en Israël en 2024. La décision annoncée le 28 mai 2026 s’inscrit dans ce contexte de méfiance prolongée entre Tel Aviv et plusieurs organes onusiens.
La rupture des contacts diplomatiques avec le secrétariat pose des défis pratiques pour le dialogue entre Israël et les institutions internationales, en particulier sur des sujets sensibles comme la documentation des violences sexuelles et la protection des civils. Elle soulève également des questions sur les mécanismes de vérification et d’accès nécessaires pour examiner les allégations, ainsi que sur les voies de recours et de coopération possibles pour avancer vers des enquêtes indépendantes et complètes.