Incendie présumé à l’internat Utumishi de Gilgil au Kenya : 16 morts, 8 arrêtées
Kenya : incendie présumé criminel à l’Utumishi Girls Academy de Gilgil — 16 élèves tuées, 79 blessées
Incendie meurtrier à l’Utumishi Girls Academy de Gilgil, Kenya : 16 élèves tuées, 79 blessées. Huit étudiantes arrêtées; enquête pour incendie criminel en cours. (158 caractères)
L’incendie s’est déclaré tôt le jeudi 28 mai 2026 dans l’internat de l’Utumishi Girls Academy à Gilgil, au centre-ouest du Kenya, provoquant la mort de 16 élèves et faisant 79 blessés, selon les autorités. Les premières opérations de secours et d’évacuation ont eu lieu dans la matinée; des parents et des proches se sont rassemblés sur le site en quête d’informations, tandis que la police a ouvert une enquête pour incendie criminel.
**Bilan humain et chronologie
Le bilan officiel fait état de 16 élèves décédées et de 79 autres traitées pour diverses blessures, dont des brûlures et des traumatismes causés par les chutes lors de l’évacuation. L’incendie a débuté dans la nuit et s’est propagé rapidement dans plusieurs dortoirs. Les secours ont acheminé les blessés vers des établissements de santé locaux et des évacuations ont été organisées pour les survivantes. Les autorités ont précisé que l’événement a été confirmé comme survenant le 28 mai 2026 et que les opérations de recherche et d’identification des victimes se sont poursuivies le 29 mai 2026.
**Arrestations et accusations
La Direction des enquêtes criminelles a annoncé, vendredi 29 mai 2026, que huit personnes — toutes élèves de l’établissement — avaient été identifiées comme personnes d’intérêt en lien avec la planification et l’exécution présumées de l’incendie. Ces huit mineures ont été placées en garde à vue pour interrogatoire pendant que l’enquête se concentre sur la détermination des responsabilités pénales. Les autorités locales cherchent à établir un mobile et la chronologie exacte des actes qui ont mené au déclenchement du feu.
**Récits des survivantes et familles
Des parents présents surplace ont exprimé leur frustration face au manque d’informations initiales et au délai des communications. Des élèves rescapées ont décrit des scènes de panique : incapacité à éteindre les flammes par manque d’eau, difficulté à respirer à l’intérieur des bâtiments et nécessité de sauter des fenêtres pour échapper aux flammes. Une étudiante soignée pour de graves blessures à la jambe et au bas du dos a déclaré que le directeur de l’école avait assuré le transport vers l’hôpital et pris en charge les frais médicaux des victimes. Les familles réclament des comptes clairs sur les circonstances et demandent que la vérité soit établie rapidement.
**Manquements à la sécurité dans l’internat
Le ministre kenyan de l’Éducation a indiqué que les premières constatations pointent vers des manquements sérieux aux règles de sécurité : surpopulation dans les dortoirs et une sortie de secours retrouvée verrouillée. Des témoignages font état de passages étroits et de mesures d’évacuation insuffisantes qui ont compliqué la sortie rapide des internes. Le non-respect des normes de sécurité dans les internats scolaires est un sujet de controverse récurrent au Kenya, en particulier après plusieurs incidents tragiques antérieurs.
**Mesures gouvernementales et suites judiciaires
Le gouvernement a annoncé la dissolution immédiate du conseil d’administration de l’école et indiqué qu’il engagerait des actions disciplinaires et judiciaires contre tout membre du personnel reconnu coupable de négligence. L’enquête criminelle vise à établir les responsabilités individuelles et institutionnelles, et le dossier pourrait conduire à des poursuites contre des éducateurs ou administrateurs si des fautes sont démontrées. Les autorités locales ont déclaré vouloir réévaluer les pratiques de sécurité dans les internats publics et privés pour prévenir de nouveaux drames.
Le drame de Gilgil rappelle des incendies mortels antérieurs dans des internats kenyans, notamment un incendie en 2024 dans le comté de Nyeri ayant causé la mort de 21 enfants et l’incendie criminel de 2001 à Kyanguli qui avait fait 67 victimes. Les familles des victimes demandent des réponses rapides et une transparence totale dans l’enquête en cours, tandis que la communauté locale et les responsables politiques font face à une pression croissante pour améliorer la sécurité dans les établissements scolaires.