Note de conjoncture de la DEPF fin mai 2026 bilan à double tranchant
DEPF note de conjoncture (mai 2026) dresse un bilan contrasté de l’économie marocaine
La DEPF, dans sa note de conjoncture publiée fin mai 2026, dresse un bilan contrasté de l’économie marocaine entre progrès sectoriels et risques persistants.
La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a publié fin mai 2026 une note de conjoncture qui présente une lecture nuancée de la situation économique nationale. Le document souligne des avancées visibles dans certains secteurs tout en alertant sur des vulnérabilités structurelles et des risques exogènes qui pourraient peser sur la croissance et les comptes publics. Cette note, qualifiée de « bilan à double tranchant », invite à une lecture prudente des indicateurs macroéconomiques et à la poursuite d’efforts de politique économique.
Note de conjoncture publiée fin mai 2026
La note publiée fin mai 2026 synthétise l’évolution récente de l’activité économique, de l’inflation, des échanges extérieurs et de la situation budgétaire. Plutôt que de livrer un diagnostic univoque, la DEPF met en avant des éléments favorables — comme une dynamique retrouvée dans certains segments d’exportation et une résilience de la consommation — tout en relevant des signes de fragilité tels que l’exposition aux chocs externes et des contraintes de financement. Le ton général est celui d’un appel à la vigilance et à la consolidation des acquis.
Points positifs identifiés par la DEPF
Parmi les éléments positifs, la note mentionne une amélioration dans plusieurs secteurs exportateurs et une reprise partielle des activités touristiques et commerciales après la période de ralentissement. Les investissements privés montrent des signes de reprise sélective, et certains indicateurs de demande interne indiquent une activité soutenue dans les grandes agglomérations. Ces progrès contribuent à maintenir un niveau d’emploi et à soutenir les recettes fiscales dans des secteurs clés.
Vulnérabilités et risques soulignés dans la note
La DEPF attire l’attention sur des risques significatifs. La dépendance à des facteurs externes — prix des matières premières, flux touristiques internationaux, et évolution des marchés d’exportation — demeure une source d’incertitude. La note évoque aussi des risques liés à l’inflation importée et aux tensions sur la balance commerciale, qui peuvent peser sur le pouvoir d’achat et la stabilité macroéconomique. Les aléas climatiques, pouvant affecter la production agricole, sont également mentionnés comme un facteur de vulnérabilité.
Conséquences pour les finances publiques
Sur le plan budgétaire, la note met en garde contre une détérioration potentielle des finances publiques si les risques identifiés se matérialisent. La trajectoire des recettes publiques dépend largement de la tenue de l’activité économique et des performances à l’export. La DEPF insiste sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des dépenses et d’un suivi renforcé des engagements budgétaires pour préserver la soutenabilité des comptes publics sans compromettre les investissements prioritaires.
Impact attendu sur les secteurs clés de l’économie
La note examine l’incidence des tendances macroéconomiques sur les secteurs stratégiques. L’agriculture reste sujette à des variations climatiques qui peuvent amplifier la volatilité des rendements et des revenus ruraux. Le tourisme, bien que récupérant, dépend fortement des conditions internationales et de la confiance des voyageurs. Le secteur industriel et les exportations non agricoles montrent des signes de reprise, mais leur consolidation nécessitera des mesures de soutien ciblées et une amélioration continue du climat des affaires.
Mesures recommandées par la DEPF et implications politiques
Face à ce bilan contrasté, la DEPF préconise une approche équilibrée combinant prudence budgétaire et mesures structurelles pour stimuler la compétitivité. Les recommandations incluent le renforcement des politiques favorisant l’investissement productif, des actions pour améliorer la résilience face aux chocs externes (diversification des partenaires commerciaux, stockage stratégique, soutien aux filières vulnérables) et des réformes visant à accroître l’efficacité des dépenses publiques. La mise en œuvre rapide de mesures ciblées est présentée comme essentielle pour atténuer les risques et soutenir une trajectoire de croissance inclusive.
La note de conjoncture de la DEPF, publiée fin mai 2026, confirme que l’économie marocaine avance sur une trajectoire marquée par des progrès sectoriels tangibles mais aussi par des fragilités persistantes. Les autorités et les acteurs économiques sont invités à conjuguer mesures préventives et politiques proactives pour transformer les éléments positifs en gains durables et réduire l’exposition aux chocs externes.