Maroc U17 quatrième, Tiago Lima Pereira contesté malgré la qualification au Mondial 2026
Les Lionceaux de l’Atlas terminent quatrièmes de la CAN U17, une performance en demi-teinte qui relance les critiques envers le sélectionneur Tiago Lima Pereira à la veille du Mondial 2026.
Les U17 marocains achèvent la Coupe d’Afrique des Nations à la quatrième place, suscitant une vive controverse sur la gestion sportive et le choix du staff technique, alors que l’équipe conserve toutefois son billet pour la Coupe du monde U17 au Qatar 2026.
Déception finale et classement
La sélection marocaine de la catégorie U17 a conclu son parcours continental par une défaite 2-0 face à l’Égypte, lors du match de classement disputé au Complexe Mohammed VI de Salé. Dominée dans le jeu, l’équipe a concédé l’ouverture du score à la 33e minute par Mohamed El Sayed, puis a vu Ahmed Beshir aggraver le score au bout des arrêts de jeu (90+12). Cette déconvenue place les Lionceaux au pied du podium, une issue perçue comme une désillusion pour une génération attendue sur le plan continental.
Séquence des matchs et résultats clés
Le tournoi a offert des moments contrastés pour le Maroc. Quelques jours plus tôt, les Marocains s’étaient distingués en obtenant leur qualification pour la Coupe du monde U17 2026 au Qatar après une séance de tirs au but remportée face aux États-Unis, résultat qui avait soulagé et rassuré l’entourage du groupe. Toutefois, l’escalade d’erreurs collectives s’est cristallisée lors de la confrontation contre le Sénégal, où la défaite aux tirs au but a précipité une sortie prématurée de la compétition et mis en lumière l’absence d’un plan de jeu stable.
Critiques autour du sélectionneur
Les choix du sélectionneur Tiago Lima Pereira sont aujourd’hui au cœur des débats. Depuis sa nomination, la prise de décisions forte, notamment le remplacement de Nabil Baha à la tête de la sélection, a provoqué une réaction négative d’une partie de l’opinion publique et des observateurs. Les critiques portent autant sur la stratégie de jeu affichée que sur la gestion humaine d’un groupe de jeunes joueurs encore fortement attachés à leurs formateurs d’origine.
Impact du changement d’encadrement
Le remplacement abrupt de l’encadrement technique a été pointé comme facteur de rupture. Plusieurs acteurs estiment que la transition n’a pas suffisamment tenu compte des dynamiques internes propres à cette tranche d’âge. Chez des adolescents, le rôle du lien affectif avec l’entraîneur est déterminant : la modification du staff a, selon certains observateurs, fragilisé la cohésion et fait émerger des hésitations collectives sur le terrain, visibles dans les enchaînements et la coordination défensive.
Failles tactiques observées
Sur le rectangle vert, le jeu marocain a souvent paru trop dépendant d’initiatives individuelles plutôt que d’un système collectif construit. Les lacunes tactiques se sont manifestées dans le repli défensif, la gestion des phases de transition et la préparation des tirs au but, ces derniers ayant tourné à l’avantage des adversaires lors des moments décisifs. L’absence d’automatismes et d’un schéma clairement imprimé a amplifié la confusion, laissant des espaces exploités par des équipes mieux organisées.
Qualification mondiale et perspectives
Malgré la fin de parcours à la CAN, le principal objectif sportif de la génération a été atteint : la qualification pour la Coupe du monde U17 au Qatar en 2026. Ce ticket mondial ouvre une fenêtre importante pour le développement des jeunes talents et représente une opportunité de redressement. Les prochains mois seront cruciaux pour stabiliser l’encadrement, affiner les choix tactiques et préparer une préparation adaptée aux exigences d’un Mondial, où le niveau d’exigence et la pression seront considérablement plus élevés.
La fédération et le staff devront maintenant trancher entre continuité et réajustements rapides : renforcer la cohésion, clarifier les responsabilités techniques et offrir aux joueurs un environnement serein et structuré afin que cette génération transforme sa qualification en performance internationale.