Maroc choisi pour le premier siège à la 81e Assemblée générale de l’ONU
L’ONU choisit le Maroc pour occuper le premier siège de l’Assemblée générale
Le 2 juin 2026 à New York, l’ONU a tiré au sort le Maroc pour occuper le premier siège de l’Assemblée générale; Khalilur Rahman élu président de la 81e AG.
Lors d’une session plénière tenue le mardi 2 juin 2026 à New York, le Secrétaire général des Nations unies a procédé au tirage au sort qui désigne le pays appelé à occuper le premier siège dans la salle de l’Assemblée générale pour la prochaine session. Le Maroc a été retenu, annonce confirmée par le porte-parole de l’organisation. La même séance a également porté à la présidence de la 81e session Khalilur Rahman, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, tandis que plusieurs États ont été élus pour assurer la vice-présidence. Ces décisions s’inscrivent dans les procédures régulières de l’Assemblée générale, organe réunissant l’ensemble des 193 États membres.
Le tirage au sort et son déroulement
Le tirage au sort a été réalisé en séance plénière par le Secrétaire général, conformément à la pratique consacrée au sein de l’Assemblée générale. L’opération consiste à choisir le pays qui occupera le premier siège dans la salle, choix qui fixe ensuite l’ordre de placement des délégations. L’annonce officielle a été faite publiquement par le porte-parole du Secrétariat, qui a salué la sélection du Maroc.
Conséquences protocolaires pour le Maroc
Occuper le premier siège revêt une portée essentiellement protocolaire mais non négligeable : il confère une visibilité symbolique lors des séances plénières et des prises de parole, et influe sur l’ordre physique des délégations dans l’hémicycle. Pour la délégation marocaine, cette position peut faciliter l’accès aux principaux espaces de discussion et offrir une meilleure exposition médiatique lors des sessions publiques.
Élection du président de la 81e Assemblée générale
La plénière a validé la nomination de Khalilur Rahman, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, à la présidence de la 81e session. Le président de l’Assemblée générale a pour mission de diriger les travaux de la session, de présider les réunions plénières et de représenter l’Assemblée dans ses relations avec les autres organes de l’Organisation. Sa sélection intervient selon des procédures internes et reflète des compromis entre groupes régionaux et priorités diplomatiques.
Composition des vice-présidences et représentation régionale
Parallèlement, les États membres ont procédé à l’élection des vice-présidences pour la prochaine session. Parmi les pays choisis figurent plusieurs puissances mondiales — dont les États-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie — ainsi que des États d’importance régionale comme l’Égypte, l’Afghanistan et le Gabon. La composition des vice-présidences cherche à assurer un équilibre géographique et politique afin de faciliter la conduite des travaux de l’Assemblée.
Rôle institutionnel de l’Assemblée générale
L’Assemblée générale demeure le principal forum multilatéral de l’Organisation des Nations unies, réunissant tous ses 193 États membres sur un pied d’égalité. Elle est chargée, entre autres, de l’adoption du budget onusien, de l’élection des membres non permanents du Conseil de sécurité et de consultations sur des questions de paix et de sécurité internationales. Ses décisions et recommandations reflètent la diversité des positions nationales et servent de cadre aux initiatives diplomatiques mondiales.
Impacts diplomatiques et perspectives pour la session à venir
Au-delà du symbole du siège, les décisions prises lors de cette séance préparent le terrain pour l’agenda de la prochaine session. La présidence et les vice-présidences joueront un rôle central dans l’organisation des débats, la gestion des procédures et la mise en place des priorités thématiques. Pour le Maroc et les autres États élus aux fonctions de vice-présidence, il s’agit d’une opportunité d’affirmer leur présence au sein des instances onusiennes et d’influer sur le déroulement des travaux.
La désignation du Maroc comme occupant du premier siège pour la prochaine session s’inscrit donc à la fois dans les règles de procédure de l’Assemblée générale et dans une logique de visibilité diplomatique pour le pays concerné, tandis que l’élection du président et des vice-présidences fixe la configuration institutionnelle des mois à venir.