Maroc et Chili lancent plan d’action pour dynamiser commerce et investissements bilatéraux
Maroc et Chili adoptent un plan d’action à Rabat pour renforcer le commerce et l’investissement bilatéraux
Maroc et Chili adoptent à Rabat un plan d’action pour dynamiser le commerce, l’investissement et les partenariats dans l’agriculture, les mines et l’énergie.
Le Maroc et le Chili ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération économique lors d’une réunion tenue à Rabat entre le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, et la vice-ministre chilienne du Commerce, Paula Estévez. Les deux parties ont annoncé l’adoption d’un plan d’action destiné à stimuler les échanges commerciaux et à créer des opportunités d’investissement, s’appuyant sur la complémentarité de leurs économies et sur l’intérêt stratégique de leurs positions géographiques respectives.
Rencontre à Rabat entre responsables commerciaux
La rencontre a rassemblé des représentants institutionnels et une délégation d’affaires chilienne composée d’environ trente entreprises. Les discussions ont porté sur le renforcement du dialogue entre acteurs publics et privés, l’identification de projets concrets et la mise en place d’un calendrier d’actions pour accélérer la coopération commerciale et l’investissement direct. Les deux délégations ont mis l’accent sur la volonté politique de consolider les relations économiques existantes.
Adoption d’un plan d’action bilatéral
Le plan d’action adopté vise à créer des instruments de facilitation des échanges, à développer des missions commerciales réciproques et à promouvoir des rencontres sectorielles. Les mesures annoncées comprennent l’organisation d’un forum d’affaires, des sessions de mise en relation entre entreprises et la construction d’un cadre pour le suivi régulier des avancées. L’objectif affiché est d’insuffler une nouvelle dynamique qui permette de porter les échanges au niveau de leur potentiel réel.
Priorités sectorielles : agriculture et mines
L’agriculture et les mines figurent parmi les secteurs identifiés comme prioritaires. Les représentants ont évoqué des pistes de coopération allant du renforcement des chaînes de valeur agroalimentaires à l’échange de technologies et de savoir-faire pour l’exportation de produits transformés. Dans le domaine minier, la complémentarité des expertises et des matières premières ouvre des possibilités de partenariats industriels, de transfert de compétences et de projets conjoints en matière de transformation et de logistique.
Énergies renouvelables et infrastructures portuaires
Les deux pays ont également ciblé les énergies renouvelables et les infrastructures portuaires comme vecteurs de coopération stratégique. La transition énergétique et le développement de capacités renouvelables offrent des opportunités d’investissement et d’échanges technologiques, tandis que le renforcement des infrastructures portuaires est considéré comme clé pour faciliter les flux commerciaux entre le Maghreb, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine. Le Maroc, en tant que hub vers le continent africain, et le Chili, porte d’entrée vers l’Amérique latine, ont souligné l’intérêt de coordonner leurs stratégies logistiques.
Forum d’affaires et impulsion des relations privées
Le plan prévoit la tenue d’un forum d’affaires et de rencontres B2B destinées à rapprocher les opérateurs économiques des deux pays. Ces rendez‑vous auront pour objectif d’identifier des projets d’investissements conjoints, de favoriser des alliances industrielles et de faciliter l’accès aux marchés respectifs. La délégation chilienne a manifesté son intention de multiplier les partenariats avec des entreprises marocaines, en particulier dans les segments à forte valeur ajoutée.
La démarche s’inscrit dans la stratégie marocaine de diversification des partenariats internationaux et dans la volonté chilienne de renforcer ses relations commerciales hors d’Amérique latine. Les responsables ont reconnu que le niveau actuel des échanges reste en deçà du potentiel bilatéral et ont convenu de mesures concrètes pour y remédier, notamment par un meilleur accompagnement des PME et l’encouragement des investissements croisés.
Les engagements pris à Rabat prévoient des instruments de suivi et un calendrier d’actions partagé entre les ministères et les chambres de commerce, afin de garantir la mise en œuvre opérationnelle des projets identifiés. La coopération maroco-chilienne devrait ainsi se traduire dans les prochains mois par des missions sectorielles, des accords commerciaux ciblés et une intensification des contacts entre opérateurs privés.