Maroc et Belgique renforcent leur coopération judiciaire à Rabat
Coopération judiciaire renforcée : Abdellatif Ouahbi reçoit Annelies Verlinden à Rabat
À Rabat, Abdellatif Ouahbi a reçu Annelies Verlinden pour renforcer la coopération judiciaire, la numérisation des services et la lutte contre le crime organisé.
Les ministres de la Justice du Maroc et de la Belgique se sont rencontrés à Rabat pour ouvrir une nouvelle phase de coopération bilatérale axée sur la modernisation des systèmes judiciaires, la numérisation des services et la lutte contre les défis transnationaux. L’entrevue, tenue jeudi dans la capitale, a réuni Abdellatif Ouahbi et Annelies Verlinden pour examiner des pistes de partenariat concret et des mécanismes de coordination durable entre les autorités judiciaires des deux pays.
Objectifs de la visite et priorités définies
La rencontre a permis d’identifier des priorités communes : accélérer la transformation numérique des administrations judiciaires, échanger des expertises en matière de formation des magistrats et personnels judiciaires, et renforcer la coopération opérationnelle contre la criminalité organisée d’envergure internationale. Les deux ministres ont mis l’accent sur la nécessité d’adapter les réponses institutionnelles aux évolutions rapides du contexte judiciaire mondial.
Initiatives de modernisation et numérisation
Au centre des discussions figurent des projets de modernisation des procédures et d’intégration d’outils numériques pour améliorer l’accès à la justice et l’efficience des tribunaux. Les thèmes abordés comprennent la dématérialisation des dossiers, la simplification des procédures administratives liées aux juridictions, et le développement de plateformes partagées pouvant faciliter l’échange d’informations et la coordination judiciaire transfrontalière.
Partage de formation et renforcement des compétences
La coopération prévoit des échanges de formation et des programmes de qualification pour magistrats, greffiers et personnels techniques. L’objectif est de capitaliser sur l’expérience belge en matière de formation professionnelle et d’adapter ces pratiques au contexte marocain, tout en favorisant une réciprocité d’expertise. Des modules conjoints, des ateliers pratiques et des visites d’étude figurent parmi les axes évoqués pour renforcer les capacités institutionnelles.
Coordination contre le crime organisé et défis transnationaux
Les ministres ont réaffirmé leur volonté de consolider la coopération judiciaire dans la lutte contre le crime organisé, le trafic transfrontalier et les infractions économiques et financières internationales. La coordination entre services pénaux, échanges d’informations et assistance juridique mutuelle doivent être renforcées pour répondre plus efficacement aux réseaux criminels opérant entre l’Europe et l’Afrique du Nord.
Mécanismes de suivi et commissions mixtes
Les discussions ont abouti à la décision de soumettre plusieurs dossiers à des commissions compétentes pour préparer des plans d’action détaillés. Des mécanismes de travail conjoint et des comités techniques seront mis en place afin d’assurer un suivi régulier, des évaluations et l’élaboration d’accords opérationnels susceptibles d’être signés dans les prochains mois pour formaliser les engagements pris.
Impact attendu sur l’État de droit et les usagers
Les responsables ont souligné que le renforcement de la coopération vise à soutenir l’État de droit, protéger les droits et libertés des citoyens et améliorer la sécurité juridique. La modernisation et l’amélioration des services judiciaires devraient, selon les orientations discutées, réduire les délais, faciliter l’accès des justiciables aux procédures et accroître la confiance dans les institutions judiciaires des deux pays.
La visite de la ministre belge confirme un intérêt partagé pour approfondir un partenariat juridique et judiciaire structuré, fondé sur l’échange d’expertises et la construction de mécanismes opérationnels durables. Les prochaines étapes comprennent la tenue de réunions préparatoires au sein des commissions mixtes, l’élaboration de feuilles de route sectorielles et la mise en place d’actions pilotes en matière de numérisation et de formation. Les autorités des deux pays ont exprimé leur engagement à poursuivre ce dialogue pour traduire rapidement les accords politiques en réalisations concrètes au bénéfice des systèmes judiciaires et des usagers.