LEONI lance sa 12e usine à Bouskoura pour renforcer l’industrie automobile marocaine
LEONI lance la construction d’une 12ᵉ usine à Bouskoura pour renforcer ses capacités au Maroc
LEONI lance les travaux d’une 12ᵉ usine à Bouskoura (35 000 m²) au Maroc incluant un centre R&D et de formation pour renforcer la capacité de câblage automobile.
LEONI a annoncé le 11 juin à Casablanca le démarrage des travaux de sa nouvelle unité industrielle à Bouskoura, un chantier développé sur près de 35 000 m² destiné à accompagner la montée en charge du groupe auprès des grands constructeurs automobiles mondiaux. Cette implantation portera à douze le nombre d’unités de production de LEONI au Maroc et s’inscrit dans la stratégie d’expansion industrielle du groupe dans la région.
Contexte de l’annonce et localisation du projet
La cérémonie tenue à Casablanca a rassemblé des responsables du groupe et des représentants gouvernementaux. Le nouveau site sera implanté à Bouskoura, zone déjà reconnue pour son dynamisme industriel et sa proximité avec les principaux axes logistiques du pays. LEONI est présent au Maroc depuis 1971 et y exploite à ce jour onze sites répartis à Bouskoura, Berrechid, Bouznika, Agadir et Casablanca.
Montant de l’investissement et engagements antérieurs
Le projet s’inscrit dans la convention d’investissement signée en 2023 entre LEONI et l’État marocain, qui porte sur un programme de développement industriel supérieur à 932 millions de dirhams. Dans le cadre de cette convention, LEONI avait ouvert en janvier 2025 un site de production à Agadir, pour un investissement de 230 millions de dirhams et avec l’objectif de créer plus de 3 000 emplois directs à terme. La nouvelle unité à Bouskoura vise à poursuivre ces engagements financiers et industriels.
Capacités industrielles et équipements prévus
Le complexe de Bouskoura intégrera des capacités de production de nouvelle génération, incluant des lignes automatisées dédiées au câblage automobile et des dispositifs de contrôle qualité avancés. Le site comprendra également un centre de formation destiné à monter en compétences les salariés locaux, ainsi qu’un centre d’innovation et de recherche et développement focalisé sur les technologies du câblage pour véhicules. Ces infrastructures visent à augmenter la valeur ajoutée locale et à accélérer l’adoption de solutions technologiques durables.
Emploi et développement des compétences
Le groupe emploie aujourd’hui près de 20 000 personnes au Maroc. Les responsables de LEONI ont indiqué que la nouvelle usine contribuera à la création d’emplois directs et indirects, tout en renforçant l’offre de formation technique locale. Hicham Hannioui, Country Manager de LEONI Wiring Systems Maroc, a souligné l’importance des investissements dans les talents pour consolider la compétitivité du secteur automobile national.
Position stratégique et réactions institutionnelles
Lors de la cérémonie, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a présenté le projet comme aligné sur la stratégie du Royaume visant à renforcer l’intégration locale et le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. Il a interprété la décision de LEONI d’étendre son empreinte comme un signe de confiance des acteurs internationaux envers l’écosystème industriel marocain. Du côté de la direction financière du groupe, Andreas Krifka a rappelé que le Maroc occupe une place centrale dans la stratégie de croissance à long terme de LEONI.
Impact régional et perspectives pour l’Afrique du Nord
Anis Kammoun, Chief Operations Officer de LEONI Wiring Systems, a qualifié le chantier de Bouskoura d’étape majeure pour l’empreinte industrielle du groupe en Afrique du Nord. Le renforcement des capacités sur le sol marocain doit permettre à LEONI de répondre à la demande croissante des constructeurs automobiles et d’optimiser les flux industriels entre ses différents sites régionaux.
Le lancement des travaux à Bouskoura marque une nouvelle phase d’investissement pour LEONI au Maroc, confirmant l’axe de développement industriel prévu par la convention de 2023 et complétant les infrastructures déjà mises en place, notamment à Agadir. Le projet combine augmentation de capacité, montée en compétences locales et focalisation sur l’innovation technologique, éléments jugés essentiels pour ancrer davantage les chaînes de valeur automobiles au Maroc.