AFCAC Expo 2026 à Lomé : le Maroc porte l’accélération du SAATM
AFCAC Expo 2026 à Lomé : une délégation marocaine mobilisée pour accélérer le marché aérien unique africain
Lomé accueille l’AFCAC Expo 2026 (15–19 juin 2026). Une délégation marocaine menée par Abdessamad Kayouh participe aux travaux pour accélérer le SAATM.
Ouverture officielle et calendrier des travaux
Les travaux de l’AFCAC Expo 2026 se sont ouverts le lundi 15 juin 2026 à Lomé, sous le thème « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien ». La conférence, organisée par la Commission africaine de l’aviation civile en partenariat avec l’Union africaine, se tient jusqu’au 19 juin 2026 et associe sessions plénières, expositions et rencontres bilatérales. L’événement vise à faire avancer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (SAATM), lancé en 2018, et à définir des actions concrètes pour améliorer la connectivité intra-africaine.
Composition et objectifs de la délégation marocaine
La délégation marocaine présente à Lomé est conduite par le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh. Elle regroupe plusieurs responsables clés du secteur aérien national : l’ambassadeur du Maroc accrédité au Bénin et au Togo, Rachid Rguibi ; le directeur général de l’Office national des aéroports (ONDA), Adel El Fakir ; et le président-directeur général de Royal Air Maroc, Abdelhamid Addou. Cette présence officielle traduit la volonté du Maroc de s’impliquer dans les discussions sur la libéralisation du ciel africain, la coopération régionale et les investissements dans les infrastructures aéronautiques.
Priorités du SAATM et enjeux de connectivité
Le SAATM, dont l’objectif est de libéraliser progressivement les liaisons aériennes entre États africains, demeure au centre des débats. Les participants cherchent à identifier les obstacles règlementaires, économiques et opérationnels qui freinent son avancement. Les discussions portent notamment sur la rationalisation des droits de trafic, l’harmonisation des normes de sécurité, et la création d’un cadre incitatif pour les compagnies aériennes africaines. La question centrale est de réduire les coûts et les durées des trajets intra-africains afin de stimuler le commerce, le tourisme et les échanges interrégionaux.
Thématiques techniques et économiques débattues
Le programme de la conférence aborde plusieurs axes techniques et économiques : la baisse du coût du transport aérien sur le continent, le renforcement de la compétitivité des compagnies africaines, le développement de partenariats public-privé pour les infrastructures aéroportuaires, et la transformation numérique du secteur. Des sessions spécifiques sont consacrées aux investissements dans les plateformes aéroportuaires, à l’optimisation du contrôle aérien et à la mise en place de systèmes digitaux pour la gestion des flux passagers et fret. Les délégations échangent des propositions pour attirer des financements et améliorer la résilience face aux chocs externes.
Résultats attendus et plateforme de coopération
La conférence doit aboutir à une déclaration ministérielle de Lomé et au lancement d’une plateforme africaine de coopération destinée à accélérer l’intégration du marché aérien continental. Les organisateurs attendent des engagements politiques et des feuilles de route opérationnelles qui permettront d’aligner les actions des États, des régulateurs et des opérateurs. Parmi les livrables anticipés figurent des mécanismes de suivi de la mise en œuvre du SAATM, des accords-cadres d’investissement et des initiatives visant à faciliter la connectivité régionale à court et moyen terme.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs hautes personnalités, dont le président du Conseil de la République du Togo, Faure Gnassingbé, et le président du Rwanda, Paul Kagame, témoignant de l’importance politique attachée à cet événement. Sur place, les délégations nationales et les acteurs privés multiplient les réunions bilatérales pour nouer des partenariats pragmatiques. L’AFCAC Expo 2026 se présente ainsi comme une plateforme où convergent stratégies publiques et opportunités d’investissement pour transformer la mobilité aérienne en Afrique.
À l’issue des quatre jours de travaux, les décisions prises et les accords signés à Lomé seront scrutés pour mesurer leur capacité à générer des retombées concrètes : baisse des coûts, nouvelles liaisons régionales, modernisation d’infrastructures et renforcement des capacités réglementaires. Le Maroc, par sa délégation technique et politique, cherche à jouer un rôle actif dans cette dynamique et à promouvoir des solutions favorisant une meilleure intégration du secteur aérien sur le continent.