Cours du soir pour doubler l’accès à la formation professionnelle privée diplômante
Le Maroc lance des cours du soir pour élargir l’accès à la formation diplômante et doubler les bénéficiaires
Le gouvernement et la CGEM inaugurent des cours du soir pour salariés et jeunes hors cursus à temps plein, visant à doubler les bénéficiaires et renforcer l’offre de formation privée.
Le lancement d’un dispositif de cours du soir destiné aux salariés en activité et aux jeunes qui ne peuvent suivre un cursus à temps plein marque une étape importante dans la stratégie nationale de formation. L’initiative, présentée lors d’une rencontre régionale réunissant les autorités de tutelle et les représentants du secteur privé, vise à élargir l’accès à la formation diplômante et à doubler le nombre de bénéficiaires. Les partenaires soulignent la complémentarité entre enseignement public et privé pour répondre aux besoins croissants du marché du travail.
Lancement des cours du soir
Les cours du soir sont conçus pour offrir une alternative flexible aux publics en emploi et aux étudiants contraints par des obligations personnelles ou économiques. En proposant des sessions en dehors des horaires classiques, les établissements privés pourront accueillir des apprenants qui, autrement, ne pourraient pas s’engager dans une formation diplômante à temps plein. Cette mesure vise à maximiser l’utilisation des infrastructures existantes et à optimiser l’articulation entre travail et formation.
Accueil par la Fédération de l’enseignement privé
Moulay Ahmed Lamrani, vice‑président de la Fédération de l’enseignement privé (FEP) de la CGEM, a salué la dynamique initiée par le ministère et la Confédération. Il a mis en avant la collaboration comme facteur clé pour accompagner le développement du secteur privé et a encouragé la poursuite des efforts concertés entre les institutions publiques et les opérateurs privés. Selon lui, cette coopération est essentielle pour déployer des réponses adaptées aux contraintes des apprenants et du tissu économique.
Rôle de l’enseignement privé dans le système éducatif
L’enseignement privé, qui regroupe l’enseignement général, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, est présenté comme un maillon stratégique du système éducatif national. Les acteurs insistent sur la complémentarité des offres privées avec les dispositifs publics afin de diversifier les parcours et d’accroître l’adaptabilité des compétences. L’objectif affiché est de créer des filières souples et reconnues, susceptibles de s’aligner rapidement sur les besoins sectoriels.
Exigences pour garantir la qualité de la formation
Les intervenants ont souligné la nécessité de mettre en place des conditions favorables à une formation de qualité. Cela inclut la modernisation des programmes, la formation continue des enseignants et formateurs, l’équipement pédagogique adapté, et des mécanismes d’évaluation et d’accréditation robustes. La qualité apparaît comme une condition sine qua non pour que l’augmentation du nombre de bénéficiaires se traduise par des compétences pertinentes et employables sur le marché du travail.
Plan d’accélération de la formation professionnelle privée
La rencontre régionale s’inscrit dans une série de rendez‑vous visant à présenter les principales mesures du Plan d’accélération de la formation professionnelle privée. Les échanges ont porté sur des pistes pour renforcer l’attractivité du secteur, améliorer l’offre de formation et mieux répondre aux demandes des entreprises. Les représentants ont discuté de dispositifs incitatifs, de partenariats public‑privé et d’outils d’orientation pour faciliter l’accès des jeunes et des salariés aux parcours qualifiants.
Enjeux pour l’adéquation entre compétences et marché
L’expansion des cours du soir peut contribuer à réduire le décalage entre formation et emploi en offrant des parcours ajustés aux rythmes professionnels. Les entreprises partenaires pourraient bénéficier d’un vivier de candidats formés sur des créneaux complémentaires et de modalités de formation adaptées aux besoins opérationnels. Toutefois, la réussite dépendra de la capacité des établissements à aligner les contenus pédagogiques sur les compétences recherchées et à assurer la reconnaissance des diplômes par les employeurs.
La mise en œuvre opérationnelle de ces mesures passera par la coordination continue entre ministères, fédérations et établissements, ainsi que par des actions concrètes sur le terrain lors des prochaines rencontres régionales. Les autorités et les acteurs privés insistent sur le suivi des indicateurs de déploiement et la nécessité d’un accompagnement ciblé pour garantir que l’élargissement de l’offre se traduise par une insertion professionnelle durable pour les nouveaux bénéficiaires.