Le PAM promeut un relogement social à Casablanca pour 2 600 familles.
Salah-Eddine Chenguiti s’exprime sur le relogement des habitants de bidonvilles à Casablanca
Le vice-président de la commune de Hay Hassani défend un projet de relogement respectueux des familles
Salah-Eddine Chenguiti, vice-président de la commune d’arrondissement de Hay Hassani et député du Parti Authenticité et Modernité (PAM), a récemment réagi aux demandes des élus locaux visant à accélérer l’évacuation de plusieurs douars et groupements d’habitat précaire dans la région de Casablanca. Chenguiti a clarifié que la solution envisagée n’est pas un déplacement des ménages vers d’autres quartiers de la métropole, mais plutôt une proposition de logement sur le même territoire administratif.
Préserver la stabilité sociale
Selon Chenguiti, cette approche est essentielle pour maintenir la stabilité sociale des familles concernées. Il souligne l’importance de ne pas déconnecter les ménages de leur environnement habituel, de leurs amis, des écoles et de leurs activités quotidiennes. À titre d’exemple, les ménages du Douar El Haj Abdesslam ont été dirigés vers des projets situés à Hay Hassani, y compris celui d’Al Wahda au Riad Al Oulfa, garantissant ainsi leur proximité avec leur cadre de vie antérieur.
Un projet ambitieux pour les familles
Le programme de relogement vise à inclure environ 2.600 familles dans sa mise en œuvre. D’après les informations fournies par Chenguiti, plus de 1 000 personnes ont déjà été relocalisées, signe que le projet avance de manière significative. Les prochaines étapes de ce projet devraient continuer pendant le reste de l’année 2026 et se prolonger en 2027, pour assurer une transition fluide et organisée pour les familles concernées.
Des infrastructures pour un avenir meilleur
Le projet de relogement ne se limite pas à la construction de nouveaux logements. Il comprend également la création d’équipements publics essentiels pour accompagner cet effort. Parmi ces infrastructures figurent des écoles, des collèges, un centre polyvalent, des espaces dédiés aux femmes, un commissariat de police, ainsi que d’autres installations visant à faciliter l’intégration des nouvelles résidents dans leur nouvel environnement.
Une vision axée sur les besoins réels
En défendant ce projet, le chef du PAM met l’accent sur les dimensions sociales de l’initiative. Il insiste sur le fait que la réussite de ce programme ne doit pas se mesurer à travers des controverses politiques, mais plutôt à travers l’amélioration tangible des conditions de vie des habitants concernés. Son approche vise donc à favoriser un dialogue constructif autour de cette question cruciale pour l’avenir de la métropole.
Soutien communautaire et collaboration
Le projet de relogement a également suscité un intérêt et un soutien croissant au sein de la communauté. Chenguiti indique que les élus locaux et les organismes communautaires travaillent de concert pour mener à bien cette initiative. La collaboration entre différentes parties prenantes est essentielle pour répondre aux attentes des familles et pour garantir une intégration harmonieuse dans les nouveaux quartiers.
Une réponse à une problématique ancienne
Ce programme représente une réponse à une problématique ancienne qui touche de nombreuses familles vivant dans des conditions précaires à Casablanca. Grâce à des initiatives comme celle-ci, les autorités cherchent à redresser des situations qui se sont aggravées au fil des années.
Salah-Eddine Chenguiti reste optimiste quant au succès de ce projet, qui pourrait établir un précédent pour d’autres initiatives de relogement à travers le pays.