Frappes russes sur Dnipro et Zaporizhzhia tuent au moins huit personnes, déplore Zelensky
Nouvelle vague de frappes russes en Ukraine : au moins huit morts et des dizaines de blessés
Attaques de missiles et de drones russes frappent Dnipro, Zaporizhzhia et d’autres régions d’Ukraine le 29 juin 2026, faisant au moins 8 morts et 34 blessés.
Le 29 juin 2026, une série de frappes russes à l’aide de missiles et de drones a touché plusieurs villes ukrainiennes, causant des morts et des blessés parmi la population civile. Les autorités ukrainiennes font état d’au moins huit personnes tuées et 34 blessées. Le président Volodymyr Zelensky a qualifié ces attaques d’« horribles » et a réclamé un renforcement des capacités de défense aérienne du pays, alors que des attaques ont été signalées dans des zones situées loin de la ligne de front.
Bilan des victimes et des blessés
Les autorités ukrainiennes ont communiqué un bilan provisoire d’au moins huit morts et 34 blessés à la suite des frappes. À Dnipro, un pôle industriel situé à environ 100 km de la ligne de front, les responsables locaux ont signalé au moins cinq morts et 28 blessés après un impact de missile. Parmi les victimes figure une fillette de 13 ans, selon le gouverneur régional. À Zaporizhzhia, une attaque par drone a causé la mort d’au moins trois personnes et blessé six autres, dont un enfant. Les blessés présentent des traumatismes crâniens, des plaies par éclats, des fractures et des blessures liées à la déflagration.
Frappes de missile contre Dnipro : impact et dégâts
La frappe sur Dnipro a endommagé des immeubles résidentiels et provoqué des destructions visibles : fenêtres soufflées, débris dans les cages d’escalier et zones partiellement effondrées. Des images publiées par les autorités locales montrent des façades brisées et un corps au sol dans un hall d’entrée. Dnipro, ville industrielle et logistique importante, a été ciblée à plusieurs reprises ces derniers mois en raison de son rôle dans le soutien aux lignes arrière ukrainiennes. Les services d’urgence ont procédé à des évacuations partielles et à la prise en charge des victimes sur place.
Attaque de drones sur Zaporizhzhia et conséquences civiles
Zaporizhzhia, située à environ 30 km de la ligne de front et administration centrale d’une région revendiquée par la Russie, a été frappée par des drones qui ont touché des zones civiles. Les autorités locales rapportent trois morts et plusieurs blessés, dont un mineur. Les infrastructures civiles et des quartiers résidentiels ont été affectés, compliquant l’acheminement de l’aide et la réponse médicale. La répétition de frappes par drones soulève des inquiétudes sur la vulnérabilité des zones civiles éloignées des opérations frontalières directes.
Vagues de frappes dans plusieurs régions ukrainiennes
Outre Dnipro et Zaporizhzhia, des frappes ont été signalées dans les régions de Soumy, Odessa, Tchernihiv, Kherson et Kharkiv. Ces attaques simultanées illustrent une extension des objectifs visés et une pression maintenue sur divers axes du pays. Les autorités locales dans chaque région procèdent à des évaluations des dommages, tandis que les équipes médicales traitent un afflux de blessés. Les frappes dans des zones portuaires comme Odessa et dans le nord-est autour de Soumy et Tchernihiv soulignent la dispersion géographique des incidents.
Réaction de Kiev et appel au renforcement de la défense aérienne
Le président Zelensky a condamné fermement les attaques et a exhorté les partenaires internationaux à intensifier le soutien en matière de défense aérienne. Selon le chef de l’État ukrainien, le renforcement des systèmes de protection des villes et des infrastructures civiles est prioritaire pour réduire le nombre de victimes et protéger les lignes arrière. Les autorités ukrainiennes demandent notamment des livraisons supplémentaires de systèmes de défense contre les missiles et les drones, ainsi qu’un soutien logistique pour améliorer la surveillance et l’interception des menaces aériennes.
Position de Moscou et déclarations du Kremlin
Le Kremlin a réaffirmé que sa position sur un éventuel accord de paix n’avait pas changé depuis 2024, rappelant les conditions formulées par le président russe visant au retrait des forces ukrainiennes de quatre régions et au renoncement public de Kiev à son projet d’adhésion à l’OTAN. Dans une interview récente, Vladimir Poutine a indiqué que la Russie maintenait son objectif de contrôle total de ces territoires et a rejeté une proposition ukrainienne décrite comme visant à réduire les combats. Le président russe a affirmé que Kiev aurait proposé un arrêt mutuel des frappes à longue portée et la restriction des combats aux régions de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporizhzhia.
Les nouvelles frappes du 29 juin ajoutent une tension accrue au conflit et ravivent les questions sur la protection des populations civiles, la capacité des systèmes de défense ukrainiens et l’engagement des partenaires internationaux à répondre aux besoins immédiats. Les autorités civiles et militaires continuent d’évaluer l’étendue des dégâts et d’organiser la prise en charge des victimes, tandis que la communauté internationale suit de près l’évolution de la situation.