Inondations à Accra et en Côte d’Ivoire: dizaines de morts, 400 personnes secourues
Inondations et glissements de terrain à Accra et Abidjan après pluies torrentielles (29–30 juin 2026)
Accra et Abidjan frappées par de fortes pluies 29–30 juin 2026: dizaines de morts, plus de 400 secourus; autorités appellent à renforcer la gestion hydraulique.
Les capitales du Ghana et de la Côte d’Ivoire ont été frappées par des inondations et des glissements de terrain après plusieurs jours de pluies extrêmement intenses entre le 29 et le 30 juin 2026. Les secours ont travaillé sans relâche pour évacuer des habitants, pomper l’eau et secourir des dizaines de personnes coincées dans leurs maisons. Le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de morts et de centaines de sinistrés, tandis que les autorités et les services d’urgence appellent à la vigilance et à des mesures pour limiter les risques futurs.
Bilan provisoire des victimes
Les autorités ghanéennes ont confirmé au moins 12 décès liés aux fortes précipitations survenues à partir du 29 juin. Ce chiffre reste provisoire et pourrait évoluer, plusieurs personnes étant encore portées disparues dans des zones très touchées d’Accra. En Côte d’Ivoire, des sources proches des services de secours et du ministère de l’Intérieur indiquent un bilan d’environ 20 morts, chiffre également non définitif. Les hôpitaux des deux capitales ont été mobilisés pour accueillir les blessés, et des centres d’hébergement temporaire ont été ouverts pour les familles évacuées.
Opérations de secours et évacuations à Accra
Les pompiers et équipes de secours ont mené des opérations intensives durant la nuit et la matinée du 30 juin. Le commandant régional des pompiers du Grand Accra, Rashid Kwame Nisawu, a indiqué que plus de 400 personnes avaient été secourues et aidées à quitter des habitations envahies par l’eau. Les équipes ont utilisé des pompes pour vider les maisons, dégager les routes et déplacer des résidents vers des lieux sûrs. Les appels d’urgence ont commencé tôt le matin lorsque des habitants ont constaté que les eaux de crue pénétraient chez eux, rendant certaines rues impraticables et isolant des quartiers entiers.
Situation en Côte d’Ivoire et zones les plus touchées
Les pluies ayant débuté dès le 27–28 juin dans certaines régions ivoiriennes ont provoqué des inondations localisées et des glissements de terrain. Les autorités locales n’avaient pas publié de bilan officiel consolidé au soir du 30 juin, mais des équipes de pompiers ont confirmé des interventions multiples dans les quartiers submergés. Les routes coupées et les terrains instables compliquent l’acheminement de l’aide, et plusieurs municipalités ont demandé un renfort opérationnel pour évaluer les dégâts et sécuriser les zones à risque.
Critiques et réactions des responsables ghanéens
Le ministre ghanéen de l’Intérieur, Mohammed Muntaka Moubarak, a reconnu que la réponse gouvernementale aurait pu être meilleure et a exprimé des regrets pour les pertes humaines. Il a indiqué que les autorités allaient revoir certains aspects de la gestion des risques et intensifier les actions contre les constructions illégales qui obstruent les cours d’eau. Le président John Mahama a signalé que des cumuls de pluie très supérieurs aux normes habituelles avaient été enregistrés, avec des pointes proches de 140 millimètres sur certaines zones d’Accra en une seule journée, bien au-delà des records récents. Il a insisté sur le rôle du changement climatique et sur la nécessité de mesures d’adaptation.
Données météorologiques et facteurs climatiques
Les pluies records observées fin juin 2026 ont été qualifiées d’exceptionnelles par les services météorologiques. À Accra, la pluviométrie enregistrée en une journée a été plusieurs fois supérieure aux maxima mensuels habituels, provoquant des débordements rapides des réseaux d’évacuation d’eau. Les experts soulignent que l’intensification des épisodes pluvieux extrêmes est cohérente avec les projections climatiques pour la région, qui prévoient des précipitations plus concentrées et plus violentes, associées à des risques accrus d’inondation urbaine et de glissement sur les pentes.
Appels à la prévention et mesures immédiates
Face à la situation, les autorités ont appelé la population à éviter les déplacements non essentiels, à respecter les consignes des services de secours et à signaler toute personne manquante. Les agences de gestion des catastrophes ont recommandé la mise en place de zones d’accueil provisoires, la fourniture d’eau potable et de soins médicaux aux sinistrés, et le renforcement des opérations de pompage et de nettoyage des canalisations. Des campagnes de démolition ciblée des constructions illégales jugées dangereuses sont annoncées, ainsi que des contrôles renforcés pour empêcher le blocage des drains et des rivières.
Les secours poursuivent leurs interventions pour retrouver d’éventuels disparus et sécuriser les quartiers vulnérables. Des évaluations des dégâts matériels et sociaux vont suivre afin d’établir l’ampleur des besoins en aide humanitaire et en reconstruction. Les autorités locales et nationales insistent sur la nécessité d’une coordination renforcée entre services d’urgence, collectivités et organismes techniques pour limiter l’impact des prochains épisodes pluvieux.