Guterres alerte sur déficit de 100 millions pour l’UNRWA et les réfugiés palestiniens
Guterres appelle à combler un déficit de 100 millions de dollars pour l’UNRWA et alerte sur des campagnes de désinformation
Guterres alerte sur un déficit de 100 millions de dollars pour l’UNRWA, dénonçant la désinformation et demandant un soutien d’urgence pour les réfugiés.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a lancé un appel pressant aux États membres pour combler un déficit de financement de 100 millions de dollars menaçant les opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Lors d’une conférence de donateurs tenue le 1er juillet 2026, il a alerté sur le risque immédiat pesant sur la sécurité et le bien‑être de millions de réfugiés, tout en dénonçant des campagnes de désinformation et des obstacles politiques qui fragilisent l’agence.
Appel urgent au financement
Guterres a expliqué que l’UNRWA fait face à un manque de liquidités critique qui contraint déjà l’agence à réduire ses opérations. L’appel visait à mobiliser des contributions volontaires pour maintenir les programmes de base — éducation, santé, protection sociale et abris — fournis à environ 2,6 millions de réfugiés palestiniens dans la région. Le secrétaire général a insisté sur l’urgence du soutien financier pour éviter que la situation humanitaire ne se détériore davantage.
Restrictions et sécurité du personnel
Le chef de l’ONU a également souligné les restrictions opérationnelles imposées à l’UNRWA dans les territoires palestiniens occupés, y compris des limitations d’accès et des entraves à la livraison d’aide. Il a évoqué des attaques ayant visé le personnel et les installations de l’agence, particulièrement à Gaza, et a rappelé que plusieurs centaines d’employés de l’UNRWA ont perdu la vie depuis octobre 2023. Ces facteurs aggravent la difficulté d’exécuter des missions humanitaires dans des zones déjà frappées par des violences et des déplacements massifs.
Impact sur les services essentiels
Avec des ressources réduites, l’UNRWA a été contrainte de revoir l’ampleur de ses services. Les coupes affectent les écoles, les centres de santé et les programmes d’aide sociale, ce qui risque d’accroître les besoins humanitaires et la vulnérabilité des familles palestiniennes. Guterres a averti que la détérioration des services essentiels pourrait pousser les conditions “au‑delà du point de rupture”, avec des conséquences directes sur la stabilité sociale et la sécurité régionale.
Enquête et allégations contre le personnel
Le débat autour du financement de l’UNRWA a été alimenté par des allégations selon lesquelles certains membres du personnel auraient été impliqués dans l’attaque du 7 octobre 2023. Une enquête interne de l’ONU a identifié un nombre limité d’employés “qui pourraient avoir été impliqués”, tandis qu’elle n’a pas établi de preuves suffisantes pour la plupart des personnes examinées. Guterres a rappelé que l’agence a entrepris des réformes et mis à jour ses politiques à la suite de ces procédures, tout en appelant à ne pas laisser des accusations non vérifiées saper l’ensemble de la mission humanitaire.
Réponses internationales et promesses
Lors de la réunion de donateurs, plusieurs délégations ont exprimé leur préoccupation pour la poursuite des opérations de l’UNRWA et pour la protection des réfugiés. Le porte‑parole de l’ONU a annoncé que les engagements seraient récapitulés à l’issue des sessions. Les interventions diplomatiques ont également mis en lumière des critiques à l’encontre de mesures politiques et législatives visant selon certains États à restreindre davantage l’action de l’agence, tandis que d’autres ont appelé à un examen transparent et rapide des allégations.
Perspectives sur le terrain
Sur le terrain, la combinaison de menaces sécuritaires, de restrictions d’accès et de coupes budgétaires alimente une dynamique de vulnérabilité accrue pour les populations réfugiées en Cisjordanie, à Gaza, au Liban, en Jordanie et en Syrie. Les écoles et cliniques soutenues par l’agence sont essentielles pour des générations entières, et toute interruption prolongée des services augmentera le risque d’exclusion sociale et de crise humanitaire élargie.
La situation de l’UNRWA, selon le secrétaire général, illustre la fragilité des mécanismes humanitaires face aux pressions politiques et à la polarisation internationale. L’appel lancé le 1er juillet 2026 met en exergue la nécessité d’une réponse coordonnée et immédiate pour préserver des services vitaux et assurer la protection d’une population déjà lourdement éprouvée.