Explosion à Damas près du Palais de Justice, 6 morts et 22 blessés
Attentat à Damas : une explosion dans un café proche du Palais de Justice fait six morts
Attentat à Damas: explosion dans un café près du palais de justice fait six morts et 22 blessés; les autorités renforcent la sécurité et une enquête ouverte.
Jeudi 2 juillet 2026, une bombe a dévasté un café très fréquenté du centre de Damas, à environ 100 mètres de l’entrée principale du Palais de Justice, faisant au moins six morts et 22 blessés. L’explosion a frappé un établissement de la rue Al-Nasr, dans le quartier d’al-Hijaz, un lieu prisé par des avocats, des employés judiciaires et des visiteurs, provoquant une scène de panique et un afflux de blessés vers les hôpitaux de la capitale.
Détails immédiats de l’explosion
Les autorités expliquent qu’un engin explosif improvisé (IED) aurait été placé sous une table par une personne qui s’est ensuite rapidement éloignée des lieux. L’explosion a eu lieu en heures de forte affluence et a causé des dommages matériels importants au café et aux boutiques environnantes. Le commandant de la sécurité intérieure de Damas, Osama Atika, et des agents du ministère de l’Intérieur se sont rendus immédiatement sur la scène pour superviser l’enquête initiale et coordonner les secours.
Bilan des victimes et prise en charge médicale
Le bilan provisoire fait état de six morts et 22 blessés, dont plusieurs présentant des traumatismes sévères. Les patients les plus gravement atteints ont été transférés à l’hôpital Al-Mouwasa, où le personnel médical a signalé des blessures susceptibles d’alourdir le nombre de victimes. Parmi les blessés figurent des avocats et des employés travaillant au Palais de Justice, ainsi que des passants et des clients. Les équipes médicales ont entrepris des interventions d’urgence et un appel à du renfort a été lancé pour traiter les cas critiques.
Mécanisme de l’attaque et scène criminelle
Les premières constatations indiquent l’usage d’un IED dissimulé sous une table, ce qui suggère une opération conçue pour maximiser les pertes dans un lieu fermé et fréquenté. Les enquêteurs ont relevé des fragments et procédé à des prélèvements sur place pour établir la nature exacte de l’engin et son mode d’activation. Les forces de sécurité ont sécurisé la zone, procédé à des levées de scellés et lancé une série d’interceptions et de contrôles dans les rues adjacentes afin d’identifier le suspect qui aurait déposé l’engin.
Responsabilité et hypothèses des enquêteurs
Aucune organisation n’a revendiqué la responsabilité au moment des premières heures de l’enquête. Le gouverneur de Damas, Maher Marwan, a dénoncé l’action de « mauvais acteurs » cherchant à déstabiliser le pays et a assuré que les responsables seraient retrouvés. Des analystes et responsables de sécurité évoquent la possible implication d’éléments hostiles à la transition politique en cours depuis la chute du précédent gouvernement en décembre 2024. Ces éléments incluraient d’anciens officiers, cadres du parti Baas, milices et membres des services de renseignement potentiellement en mesure de mener des opérations clandestines.
Contexte des procès au Palais de Justice et réponse politique
Le Palais de Justice de Damas accueille actuellement plusieurs procès très médiatisés visant d’anciennes personnalités du régime précédent. Les autorités estiment que ces procédures judiciaires alimentent la colère de certains groupes résiduels, qui pourraient recourir à la violence pour perturber la période de transition. Le gouverneur a reconnu que la restauration complète de la stabilité prendrait du temps, tout en soulignant des améliorations récentes en matière de sécurité. Le ministère de l’Intérieur a annoncé un renforcement des mesures de protection autour des lieux sensibles et la multiplication des patrouilles dans la capitale.
Les incidents récents comprennent, entre autres, un attentat à la voiture piégée le 19 mai près d’un centre de gestion de l’armement à Bab Sharqi et une attaque visant une église le 22 juin, cette dernière ayant fait l’objet d’une revendication par un groupe armé. Ces événements forment un contexte de menace persistante que les autorités tentent de contenir tout en poursuivant les procédures judiciaires en cours.
La police continue d’interroger des témoins, d’examiner les images de vidéosurveillance et de traquer des pistes d’information opérationnelle. Des cordons de sécurité ont été maintenus autour du secteur du Palais de Justice pendant les opérations, et des services de secours restent mobilisés pour prendre en charge les blessés et soutenir les familles des victimes.
Le bilan et la dynamique des investigations évolueront dans les prochaines heures, alors que la capitale cherche à assurer la sécurité des institutions judiciaires et à prévenir de nouvelles attaques visant à perturber la fragile période de transition politique en Syrie.