Groupe d’amitié Chili-Maroc soutient la résolution 2797 et l’autonomie du Sahara marocain
Le Chili réaffirme son soutien à la résolution 2797 et propose un partenariat économique renforcé avec le Maroc
Le Chili confirme à Rabat son soutien à la résolution 2797 de l’ONU et ambitionne de renforcer les coopérations économiques avec le Maroc et sur le plan agricole.
La présidente du Groupe d’amitié parlementaire Chili-Maroc, María Catalina Del Real Mihovilovic, a confirmé à Rabat le soutien formel de sa délégation à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui classe le plan d’autonomie comme une solution sérieuse et durable au différend relatif au Sahara marocain. À l’issue d’un entretien officiel avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, la délégation chilienne a également exposé ses priorités économiques et les domaines de coopération envisagés entre les deux pays.
Soutien chilien à la résolution 2797
María Catalina Del Real Mihovilovic a déclaré que le groupe d’amitié, composé de représentants de différents partis politiques chiliens, soutient pleinement la résolution 2797, réaffirmant la position du Chili sur la recherche d’une solution pacifique et durable au dossier du Sahara. La présidente a souligné que ce soutien traduit une volonté parlementaire d’appui aux efforts multilatéraux et à la légitimité des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité.
Rencontre diplomatique à Rabat entre délégations
Les entretiens entre la délégation parlementaire chilienne et le ministre Nasser Bourita ont porté sur un large éventail de sujets bilatéraux. Les échanges ont servi de cadre pour consolider le dialogue politique et rappeler l’importance des consultations parlementaires dans le développement des relations bilatérales. La visite de la délégation coïncide avec des commémorations bilatérales, renforçant le poids symbolique de cette tournée diplomatique.
Axes économiques prioritaires identifiés
Les deux parties ont mis en avant la complémentarité économique entre le Maroc et le Chili. Le rôle des engrais marocains pour l’agriculture chilienne a été souligné comme un exemple concret de synergie commerciale. De leur côté, les potentialités minières chiliennes — notamment le cuivre et le lithium — sont perçues comme des atouts pour soutenir l’essor des industries marocaines, en particulier le secteur automobile en développement. Ces éléments ont été présentés comme des bases pour intensifier les échanges commerciaux et les investissements réciproques.
Coopérations dans l’eau, la technologie et le tourisme
Outre l’agriculture et les matières premières, la délégation chilienne a identifié des domaines stratégiques pour des partenariats à moyen terme : le dessalement de l’eau de mer, les technologies appliquées aux ressources hydriques, les innovations numériques et le tourisme. Le dessalement a été mis en avant comme une priorité commune, compte tenu des besoins croissants en ressources hydriques dans les deux pays et des solutions technologiques susceptibles d’être partagées ou développées en commun.
Contexte historique et engagements politiques
La visite parlementaire intervient alors que les relations diplomatiques entre le Maroc et le Chili célèbrent le 65e anniversaire de l’établissement de leurs liens d’amitié. Elle marque également le 22e anniversaire de la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Chili. María Catalina Del Real Mihovilovic a rappelé que la politique étrangère du Chili est conduite comme une politique d’État, ce qui, selon elle, permet à l’amitié bilatérale de transcender les appartenances politiques et d’assurer une continuité dans les échanges institutionnels.
Perspectives géo-économiques pour l’Afrique et l’Amérique latine
Les responsables chiliennes ont indiqué que le Maroc représente une porte d’entrée stratégique vers le continent africain pour le Chili, tandis que le Chili peut servir de plateforme d’accès à l’Amérique latine et à la région du Pacifique pour le Royaume. Cette logique de double accès crée un cadre propice au développement de corridors commerciaux et à la mise en place d’accords sectoriels ciblés, susceptibles de bénéficier aux deux économies.
La délégation chilienne a quitté Rabat avec la volonté d’approfondir ces axes de coopération et de transformer les déclarations en projets concrets, notamment par des accords commerciaux, des partenariats techniques et des programmes d’échanges institutionnels. Une suite de réunions et d’échanges techniques devrait être programmée dans les prochains mois afin de définir des feuilles de route sectorielles et des mécanismes de suivi bilatéraux.