Bank Al-Maghrib fixe 0,15% pour interchange e-Gov et abaisse plafond à 0,50%
Bank Al-Maghrib fixe un plafond spécifique de 0,15% HT pour l’interchange e‑Gov et réduit le plafond général à 0,50% HT
Bank Al-Maghrib instaure un plafond de 0,15% HT pour l’interchange lié aux services e‑Gov et aux paiements de proximité, tout en abaissant le plafond général de 0,65% à 0,50% HT.
Bank Al‑Maghrib a annoncé une révision des plafonds applicables aux frais d’interchange monétique domestique, introduisant une mesure ciblée visant les transactions liées aux services gouvernementaux électroniques et aux paiements chez les commerçants de proximité. La décision, relayée par la Direction des systèmes et moyens de paiement dans un courrier adressé le 8 juillet 2026 au président du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM), réduit le plafond général des frais d’interchange de 0,65% à 0,50% hors taxes et institue un plafond spécifique de 0,15% hors taxes pour certaines catégories de paiements.
Précision sur la baisse du plafond général à 0,50% HT
La principale mesure réglementaire abaisse le plafond général des commissions d’interchange, qui rémunèrent la banque émettrice et les établissements de paiement pour le traitement des transactions par carte. Le nouveau seuil de 0,50% HT remplace le plafond précédent de 0,65% HT pour les transactions monétiques domestiques, ce qui traduit une volonté de diminuer le coût moyen supporté par les commerçants et, indirectement, par les consommateurs.
Plafond spécifique de 0,15% pour les paiements e‑Gov et de proximité
La décision introduit un plafond dédié de 0,15% HT applicable aux frais d’interchange pour les transactions liées aux services gouvernementaux électroniques (e‑Gov) ainsi qu’aux paiements effectués auprès des commerçants de proximité. Cette mesure vise à faciliter l’adoption des paiements électroniques dans le secteur public et à soutenir les petits commerçants en réduisant la charge des commissions sur les paiements par carte.
Opérations et cartes exclues de la nouvelle réglementation
Bank Al‑Maghrib précise que les nouvelles dispositions ne s’appliquent pas aux retraits aux guichets automatiques bancaires (GAB), ni aux opérations réalisées avec des cartes émises par des schémas de paiement tripartites, ni aux paiements effectués au moyen de cartes bancaires émises à l’étranger. Ces exclusions maintiennent des règles distinctes pour certains segments de marché et pour les flux transfrontaliers ou pilotés par des réseaux internationaux.
Communication officielle adressée au GPBM le 8 juillet 2026
La mesure a été formalisée dans une décision réglementaire annexée à un courrier daté du 8 juillet 2026 envoyé par la Direction des systèmes et moyens de paiement à la présidence du GPBM. Le caractère formel de cette communication indique l’entrée en vigueur prochaine des nouvelles règles et donne un cadre aux établissements bancaires et aux prestataires de paiement pour ajuster leurs politiques tarifaires et leurs systèmes de routage des transactions.
Impact attendu sur les commerçants, l’e‑gouvernance et les consommateurs
La réduction des plafonds devrait alléger les coûts supportés par les commerçants, en particulier les petits établissements de proximité, et encourager l’acceptation accrue des paiements électroniques. Pour les services e‑Gov, un interchange limité à 0,15% HT peut réduire le coût des paiements en ligne vers l’administration et favoriser la digitalisation des services publics. À court terme, certains commerçants pourraient voir une hausse de leur marge nette sur les ventes électroniques ; à moyen terme, l’effet dépendra des pratiques commerciales et de la capacité des banques et acquéreurs à répercuter ou absorber la baisse des revenus d’interchange.
Conséquences pour les banques et les prestataires de paiement
Pour les banques émettrices et les prestataires de service de paiement, la baisse des plafonds représente une pression sur une source de revenus liée au traitement des transactions par carte. Ces acteurs devront adapter leurs modèles économiques, soit en optimisant les coûts opérationnels et technologiques, soit en révisant les frais facturés aux commerçants et aux clients pour d’autres services. Des ajustements sur les tarifs des terminaux de paiement, des abonnements ou des frais complémentaires sont possibles, selon les choix commerciaux de chaque établissement.
La décision de Bank Al‑Maghrib marque une étape significative dans la régulation des paiements électroniques au Maroc, en favorisant des coûts d’utilisation réduits pour des segments ciblés et en incitant l’expansion des paiements numériques dans les interactions avec l’administration et le commerce de proximité. Les prochains mois permettront d’observer la mise en œuvre opérationnelle de ces plafonds et les réactions du secteur financier et des commerçants.