Gouvernement Akhannouch revendique record de questions orales et écrites pendant la 11e législature
Clôture de la 11e législature : le gouvernement met en avant un niveau d’interaction parlementaire jugé supérieur aux précédents
Clôture de la 11e législature : le gouvernement souligne un dialogue parlementaire renforcé, avec plus de questions, séances de politique et lois adoptées.
Le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baïtas, a présenté lors de la clôture de la 11e législature un bilan chiffré de l’activité entre l’Exécutif et le Parlement. Il a mis en avant une progression soutenue des échanges parlementaires — tant en questions orales qu’écrites — et a souligné des avancées législatives visant, selon lui, à accompagner des réformes structurelles. Les chiffres avancés par le gouvernement servent de base à cette lecture de l’action gouvernementale.
Chiffres de l’interaction parlementaire
Le gouvernement a fait état d’une augmentation nette du nombre de questions soumises par les parlementaires au cours de la législature. Selon les chiffres communiqués, l’Exécutif a reçu 29 396 questions orales, contre 21 144 pour le gouvernement précédent et 13 336 pour la législature antérieure. Sur les questions écrites, l’Exécutif mentionne avoir reçu 41 375 demandes, auxquelles il affirme avoir apporté 26 391 réponses. Ces totaux sont présentés comme des indicateurs de l’intensité du dialogue entre le Parlement et l’Exécutif pendant la période écoulée.
Réponses et contrôle parlementaire
Le porte-parole a détaillé la capacité de réponse de l’Exécutif : 6 881 questions orales auraient reçu une réponse, comparativement à 3 852 et 3 851 pour les deux gouvernements précédents. Sur les questions écrites, le bilan déclaré montre 26 391 réponses fournies, contre 18 414 pour la neuvième législature et 16 170 pour la dixième. Mustapha Baïtas a également insisté sur le nombre accru de séances consacrées à la politique générale et sur la présence plus fréquente du chef du gouvernement devant les assemblées, affirmant que « les chiffres ne peuvent être contestés ».
Activité législative et réformes adoptées
Sur le plan législatif, le gouvernement a mis en avant l’adoption de textes relatifs à de nouveaux chantiers. Parmi les priorités évoquées figurent la mise en place d’une aide sociale directe et la réforme du cadre juridique de l’investissement. Ces mesures sont présentées comme des outils destinés à soutenir les réformes structurelles engagées durant la législature. Le bilan législatif est ainsi présenté non seulement en nombre d’initiatives, mais aussi en termes d’orientations politiques ciblant la protection sociale et l’attractivité économique.
Implication du chef du gouvernement dans le suivi des politiques publiques
Le ministre a souligné l’implication directe du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, dans le suivi des dossiers publics. En plus des réunions formelles du Conseil de gouvernement, il est indiqué qu’Aziz Akhannouch a présidé « des centaines de réunions » consacrées à des secteurs clés — investissement, éducation, santé, logement et aide sociale — conformément aux attributions prévues par la Constitution. Cette intensification des réunions exécutives est présentée comme un facteur de pilotage et de suivi opérationnel des politiques publiques.
Indicateurs économiques avancés par l’Exécutif
Outre l’activité parlementaire et législative, Baïtas a appelé à considérer les résultats économiques pour évaluer le bilan du gouvernement. Il a cité l’évolution des recettes fiscales, le niveau de croissance et le doublement de l’investissement public, passé d’environ 180 milliards de dirhams à 360 milliards de dirhams. Ces éléments sont proposés comme compléments à l’analyse de l’action gouvernementale, afin d’offrir une image plus large que celle fournie uniquement par les chiffres parlementaires.
Le bilan présenté lors de la clôture de la 11e législature met en lumière une stratégie de communication axée sur la quantification de l’activité entre l’Exécutif et le Parlement et sur la mise en avant de réalisations législatives et économiques. Les chiffres fournis par le porte-parole dessinent une progression nette de l’interaction parlementaire et une volonté affichée de suivi rapproché des politiques publiques. Les oppositions et observateurs politiques pourront, pour leur part, confronter ces éléments à leurs propres critères d’évaluation, notamment en se fondant sur l’impact opérationnel des lois adoptées et sur les résultats effectifs en matière sociale et économique.