TAS reporte à septembre ou octobre le jugement sur la CAN 2025 Maroc-Sénégal
Audience du TAS sur la CAN 2025 reportée à l’automne : le titre marocain reste provisoire
Le TAS reporte l’audience du recours sénégalais contre la CAF à septembre-octobre; la décision n’interviendra pas avant octobre, le titre marocain restant provisoire.
Le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, a annoncé le report de l’audience consacrée au litige opposant le Sénégal et le Maroc lors de la finale de la CAN 2025. Initialement attendue en juillet, cette audience est désormais programmée pour septembre ou octobre, ce qui repousse toute décision définitive au moins jusqu’au mois d’octobre. En jeu : la confirmation ou l’annulation de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) rendue le 17 mars, qui avait retiré le titre au Sénégal et déclaré le Maroc vainqueur sur tapis vert par un score de 3-0. Le report maintient un statut provisoire pour le champion continental et accentue l’incertitude autour du palmarès de la compétition.
Audience du TAS déplacée à l’automne
Le calendrier révisé place l’audience arbitrale à l’automne, avec des dates probables en septembre ou octobre. Ce report signifie que le dossier subira un examen plus poussé devant les arbitres de Lausanne, qui devront statuer sur la validité des motifs ayant conduit la CAF à modifier le résultat de la finale. La nouvelle fenêtre temporelle laisse davantage de temps aux parties pour préparer leurs arguments juridiques et rassembler pièces et éléments factuels destinés à éclairer la décision arbitrale.
Impacts procéduraux du report
Le décalage de l’audience entraîne des conséquences procédurales directes : délais supplémentaires pour le dépôt de mémoires, éventuelles demandes d’expertise ou de nouvelles pièces et report de toute exécution de la décision provisoire. Tant le Sénégal que le Maroc pourront affiner leurs stratégies, solliciter des auditions de témoins ou de l’arbitrage complémentaire, et répondre aux éventuelles objections de la partie adverse. Par ailleurs, toute décision du TAS interviendra après la période initialement prévue, ce qui pourra affecter le calendrier sportif et médiatique entourant la prochaine édition de la compétition.
La décision de la CAF du 17 mars au centre du litige
La décision litigieuse prise par la CAF le 17 mars repose sur l’estimation d’une infraction réglementaire commise lors de la finale : l’interruption du match par l’équipe sénégalaise après l’attribution d’un penalty en faveur du Maroc. La CAF avait considéré que cet acte constituait une violation des règles de déroulement de la rencontre et avait, en conséquence, retiré le titre au Sénégal pour l’attribuer au Maroc par forfait (3-0). Le dossier devant le TAS doit déterminer si l’autorité continentale a appliqué correctement le règlement et respecté les principes de proportionnalité et de procédure.
Rappel des faits survenus durant la finale
La finale s’est déroulée dans un contexte tendu : pendant la prolongation, des joueurs sénégalais ont quitté le terrain pour protester contre une décision arbitrale, puis ont repris la partie. Le Maroc a ensuite manqué le penalty et a concédé un but. La séquence d’événements et l’interruption ont motivé l’intervention disciplinaire de la CAF, qui a retenu l’idée d’une rupture de la continuité du jeu imposant des sanctions. L’appréciation de la gravité de l’interruption et de son impact sur l’équité sportive sera un point central lors de l’audience arbitrale.
Arguments du recours sénégalais et demandes présentées
La Fédération sénégalaise a saisi le TAS pour contester la mesure prise par la CAF et demander l’annulation du retrait du titre. Le recours vise à faire reconnaître le résultat obtenu sur le terrain et à rétablir le sacre initialement remporté par la sélection sénégalaise. Les arguments porteront vraisemblablement sur l’interprétation des règles de la compétition, l’évaluation de l’intention des joueurs et la cohérence des décisions disciplinaires. À l’inverse, la défense marocaine devra faire valoir le respect des procédures et la conformité de la sanction imposée par la CAF.
Conséquences sportives et institutionnelles en perspective
Un revers du TAS pour la CAF pourrait remettre en cause des pratiques disciplinaires et ouvrir la voie à des contestations similaires à l’avenir. À l’inverse, une confirmation de la décision consoliderait la possibilité pour les instances continentales d’appliquer des sanctions administratives en cas d’incident grave sur le terrain. Pour les équipes et les supporters, l’attente prolongée pèse sur la reconnaissance officielle du palmarès et sur l’image des compétitions africaines. Les conclusions du TAS auront aussi un impact symbolique sur la légitimité des décisions des fédérations continentales.
Le report de l’audience et l’attente prolongée renforcent l’enjeu juridique et médiatique du dossier : le verdict lausannois déterminera non seulement le détenteur officiel du titre de la CAN 2025, mais aussi la manière dont les règles et sanctions disciplinaires seront interprétées dans les compétitions africaines à l’avenir.