Rubiales assure que le Maroc a été décisif pour obtenir le Mondial 2030
Rubiales affirme que le Maroc a été indispensable à la candidature Espagne-Portugal pour le Mondial 2030
Luis Rubiales soutient que sans l’entrée du Maroc la candidature ibérique n’aurait pas obtenu les voix nécessaires, et détaille une accélération politique du dossier dès 2018.
Le président fédéral démis a réitéré que la présence du Maroc dans la candidature conjointe Espagne‑Portugal‑Maroc n’était pas accessoire mais déterminante pour rassembler les voix nécessaires à l’organisation du Mondial 2030. Selon ses déclarations, l’option limitée à l’Espagne et au Portugal aurait été vulnérable face à une offensive concurrente venue d’Arabie saoudite, capable selon lui de mobiliser le monde arabe et une grande part du soutien africain. Rubiales assure par ailleurs que l’intégration du royaume chérifien figurait déjà dans les plans initiaux, mais que le calendrier a été précipité par des décisions politiques prises à Madrid.
Position de Rubiales sur le rôle du Maroc
Rubiales a déclaré que « il aurait été impossible pour l’Espagne et le Portugal seuls d’obtenir les quelque 100 voix nécessaires pour organiser le Mondial ». Il a présenté le Maroc comme un acteur clé, dont l’adhésion a permis de franchir un seuil politique et diplomatique. Selon lui, la logique derrière la triple candidature allait au‑delà d’un simple partage logistique des matches : elle visait à consolider un bloc de votes suffisant au sein des instances internationales pour contrer des candidatures concurrentes susceptibles de rassembler des majorités régionales.
Menace concurrente de l’Arabie saoudite
L’argument principal avancé par Rubiales repose sur l’hypothèse d’une cible saoudienne. Il estime qu’une candidature saoudienne aurait pu capter le soutien des pays arabes, y compris potentiellement du Maroc, et attirer une large part des voix africaines. Cette stratégie concurrentielle, s’il en est, explique selon lui l’urgence politique ressentie à Madrid pour renforcer la coalition ibérico‑marocaine et neutraliser le risque d’un basculement régional en faveur de Riyad.
Échanges diplomatiques remontant à 2018
Des échanges intervenus dès juin 2018 entre responsables espagnols et l’ambassade du Maroc en Espagne ont, d’après Rubiales, préparé le terrain d’une candidature commune. Ces contacts ont montré que le projet de coalition tripartite n’était pas né de l’instant, mais qu’il circulait déjà à un stade précoce au sein des cercles fédéraux et diplomatiques. Rubiales affirme avoir informé le gouvernement espagnol de ces démarches en présentant la candidature comme une « question d’État » susceptible d’exiger l’engagement des plus hautes autorités.
Accélération politique imputée à Madrid
Le dirigeant a contesté l’idée que l’Espagne ait « offert » la compétition au Maroc ; il soutient plutôt que la participation marocaine était prévue, mais à une étape ultérieure. « Le Maroc devait arriver plus tard, mais Pedro Sánchez a voulu avancer les choses », a‑t‑il indiqué. Cette accélération, selon Rubiales, résulte d’un calcul politique visant à consolider la position de la candidature face aux appétits extérieurs et à sécuriser un calendrier favorable pour la désignation finale.
Étapes formelles et date de réintégration
Sur le plan formel, Madrid a proposé au Maroc de rejoindre la candidature lors d’une visite officielle en novembre 2018. Toutefois, le royaume n’a réintégré le projet que plusieurs années plus tard, en mars 2023, date à laquelle la coalition Maroc‑Espagne‑Portugal a été confirmée et a finalement obtenu la désignation pour accueillir la Coupe du Monde 2030. Cette séquence illustre la combinaison d’initiatives diplomatiques continues et de modalités de décision politique réparties sur plusieurs exercices.
Conséquences pour la diplomatie sportive et les alliances régionales
Le récit présenté par Rubiales met en lumière les enjeux géopolitiques qui entourent l’organisation des grands événements sportifs. Au‑delà des aspects techniques et logistiques, ces candidatures traduisent des batailles d’influence où chaque voix compte. La présence du Maroc dans la candidature ibérique a, selon l’exposé, changé la donne en ajoutant une dimension nord‑africaine susceptible de rallier des électorats régionaux et continentaux.
En conclusion, la version exposée insiste sur la centralité du Maroc dans le calcul de la candidature Espagne‑Portugal pour le Mondial 2030, en soulignant que l’adhésion du royaume a été présentée comme décisive pour contrer une concurrence extérieure et rassembler une majorité de voix internationales.