Maroc en 2025 : 48 productions étrangères et 1,21 milliard de dirhams investis
Le Maroc confirme sa place de destination de tournage en 2025 avec 48 productions et plus d’1,2 Md MAD investis
En 2025, le Maroc a accueilli 48 productions étrangères et vu 1,21 milliard de dirhams de budgets étrangers injectés, confirmant son essor comme hub cinématographique international.
Le bilan de l’année 2025 fait apparaître une dynamique marquée : 48 projets internationaux — longs et courts métrages, séries, documentaires, publicités et téléfilms — ont choisi le territoire marocain pour leurs tournages. Les budgets déclarés par les producteurs étrangers dépassent 1,21 milliard de dirhams au total, tandis que les investissements directs réalisés sur le sol national atteignent plus de 1,16 milliard de dirhams. Ce niveau d’activité représente une progression majeure par rapport à 2017, où les apports étrangers s’élevaient à 497 millions de dirhams.
Chiffres clés de 2025
Les éléments quantitatifs de l’année montrent une concentration significative de dépenses : les productions étrangères ont injecté plus de 1,21 milliard de dirhams de budgets globaux dans divers formats audiovisuels. Les investissements directement réalisés au Maroc dépassent 1,16 milliard de dirhams. Comparé aux 497 millions enregistrés en 2017, l’évolution se chiffrerait à une hausse d’environ 144 % sur huit ans, traduisant une attractivité économique renforcée pour le secteur audiovisuel.
Le film le plus dépensier
Parmi les projets accueillis en 2025, un titre se détache par l’ampleur de ses dépenses locales : The Odyssey, tourné en partie dans plusieurs régions du Royaume, figure en tête des investissements étrangers avec plus de 252,23 millions de dirhams dépensés sur le territoire. Ce niveau de dépense illustre l’ampleur des productions internationales qui considèrent le Maroc non seulement pour ses décors mais aussi pour ses capacités logistiques et humaines.
Diversité des productions accueillies
La diversité des formats tournés au Maroc en 2025 est notable. Les séries télévisées, longs et courts métrages, documentaires de fiction, spots publicitaires, films institutionnels, variétés musicales et téléfilms constituent l’essentiel des projets. Cette palette de productions montre que le pays répond à des besoins techniques et artistiques variés, de la grande production internationale aux formats plus courts ou spécialisés, attirant ainsi une grande variété de producteurs et de marchés.
Retombées économiques et effets sur l’emploi local
Les retombées se manifestent à plusieurs niveaux : achats de biens et services, location de décors et d’équipements, hébergement et restauration des équipes, prestations techniques, et recours à des équipes locales. Ces dépenses soutiennent des chaînes de valeur locales — techniciens, artisans, prestataires logistiques, hôtellerie et transports — et contribuent à la création d’emplois directs et indirects. Au-delà des chiffres bruts, l’activité de tournage renforce les compétences techniques nationales et la professionnalisation de nombreux métiers liés à l’audiovisuel.
Facteurs d’attractivité du Maroc pour les tournages
Plusieurs éléments expliquent l’intérêt continu des producteurs étrangers : la diversité des paysages et des décors naturels et urbains, la présence d’infrastructures de production et de studios, l’expérience d’équipes locales qualifiées, et un rapport coût/avantage jugé compétitif par de nombreux projets. Ces atouts, couplés à une reconnaissance croissante sur la scène internationale, consolident la position du pays comme alternative privilégiée aux destinations habituelles de tournage.
Le constat de 2025 confirme une trajectoire de croissance pour l’industrie des tournages étrangers au Maroc. Si les chiffres de l’année révèlent déjà un impact économique substantiel et une diversification des formats accueillis, le défi pour les acteurs locaux sera de transformer cette attractivité en développement durable du secteur : montée en gamme des services, renforcement des formations, et intégration plus systématique des retombées dans les filières créatives nationales. La trajectoire observée ouvre des perspectives pour les prochaines années, tant pour les productions internationales que pour l’écosystème audiovisuel marocain.