L’Alliance pour la solution à deux États réunit le Maroc à Rome
Relance de la Déclaration de New York : réunion de l’Alliance globale à Rome avec la participation du Maroc
À Rome, l’Alliance pour la solution à deux États se réunit avec le Maroc pour relancer la Déclaration de New York et souligner le dialogue interreligieux.
Une réunion de l’Alliance globale pour la solution à deux États se tient mardi et mercredi à Rome afin de relancer la Déclaration de New York signée l’an dernier. L’événement rassemble des acteurs internationaux impliqués dans le processus de paix israélo-palestinien, dont une délégation marocaine conduite par l’ambassadeur de SM le Roi en Italie, Youssef Balla. La rencontre, organisée à haut niveau, vise à donner une nouvelle impulsion aux travaux engagés depuis la Conférence de New York et à promouvoir des mécanismes de stabilisation régionale centrés sur le dialogue interreligieux.
Réunion de relance à Rome
La session romaine a pour objectif principal de remettre en lumière les conclusions de la Déclaration de New York et d’identifier des mesures concrètes pour sa mise en œuvre. Les discussions portent sur la coordination entre États coprésidents, organisations internationales et acteurs régionaux afin d’élaborer principes directeurs et propositions opérationnelles favorisant la solution à deux États. La tenue sur deux jours témoigne de la volonté des participants d’aborder simultanément dimensions politiques, humanitaires et socioculturelles du conflit.
Délégation marocaine conduite par Youssef Balla
Le Maroc est représenté par une délégation dirigée par l’ambassadeur Youssef Balla, représentant de SM le Roi auprès de l’Italie. La présence marocaine reflète l’engagement diplomatique du royaume dans les initiatives internationales en faveur d’une solution négociée et durable. La délégation devrait participer aux travaux des groupes thématiques et aux échanges destinés à renforcer les ponts entre acteurs politiques et sociétés civiles.
Co-présidence italo-saoudienne et priorités affichées
Les travaux sont co-présidés par le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, et son homologue saoudien, Fayçal Ben Farhan Al Saoud. Le ministre italien a annoncé la réunion le 22 juillet lors d’une audition devant les commissions Affaires étrangères et Défense du Parlement italien. Sous cette co-présidence, la réunion met l’accent sur la création d’un espace diplomatique capable d’articuler initiatives politiques et engagements régionaux pour relancer le processus de paix.
Accent sur le dialogue interreligieux comme levier de stabilité
Un point central de la réunion est l’insistance sur le dialogue interreligieux comme instrument de stabilisation. Les participants considèrent que promouvoir la compréhension mutuelle entre communautés religieuses peut contribuer à réduire les tensions et à faciliter des avancées politiques. Les discussions examinent des programmes de coopération culturelle et éducative, des initiatives de rencontres interconfessionnelles et des mécanismes de protection des lieux de culte afin de renforcer la confiance entre populations affectées par le conflit.
Origine et bilan des travaux de l’Alliance globale
L’Alliance globale a été instituée en 2024 à l’initiative de l’Arabie Saoudite, de la Norvège et de l’Union européenne. Elle réunit les coprésidents des groupes de travail issus de la Conférence de New York et a pour mission d’identifier des principes directeurs et des propositions pour la mise en œuvre de la solution à deux États. Les travaux de l’Alliance ont abouti à la Déclaration de New York, document final de la conférence co-présidée du 28 au 30 juillet 2025 par la France et l’Arabie Saoudite, qui fixe un cadre politique pour la résolution pacifique de la question palestinienne.
Les discussions à Rome cherchent désormais à transformer ces orientations en actions concrètes et mesurables, en mobilisant des ressources diplomatiques et techniques et en renforçant la coordination entre États et acteurs régionaux. Les participants s’emploieront également à définir un calendrier et des indicateurs de suivi pour évaluer les progrès et assurer la continuité des engagements pris lors des différentes étapes de l’Alliance globale.