Recettes voyages 64,89 MMDH S1 2026 en hausse de 15,9 pour cent
Le tourisme stimule les flux de devises : recettes Voyages à 64,89 MMDH au 1er semestre 2026
Les recettes Voyages atteignent 64,89 milliards de dirhams (MMDH) au 1er semestre 2026, en hausse de 15,9%, tandis que transferts MRE et IDE progressent sensiblement.
Les données relatives au premier semestre 2026 montrent une reprise marquée des recettes liées au tourisme et des mouvements de capitaux. Les recettes Voyages ont atteint 64,89 milliards de dirhams (MMDH), soit une augmentation de 15,9% par rapport à la même période de 2025. Sur la même période, les dépenses liées aux voyages se sont établies à 16,09 MMDH, en croissance de 3,6%. Le solde touristique ressort ainsi fortement positif, à 48,8 MMDH, enregistrant une progression de 20,6% par rapport à fin juin 2025. Parallèlement, les transferts des Marocains résidant à l’étranger se sont accrus de 9,9%, à 61,48 MMDH. Les flux nets d’investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 31,5% pour atteindre 26,161 MMDH, tandis que le flux net des investissements directs marocains à l’étranger s’est élevé à +5,711 MMDH.
Recettes Voyages en forte hausse
La hausse de 15,9% des recettes Voyages traduit une dynamique positive du secteur touristique sur le premier semestre 2026. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution : une augmentation des arrivées et des nuitées, un niveau de dépenses par visiteur plus élevé et un éventuel effet prix lié à la reprise des circuits internationaux. L’ampleur de la progression suggère que le tourisme demeure une source majeure de devises, renforçant la capacité du pays à couvrir ses importations et à stabiliser les comptes extérieurs.
Dépenses et solde de la balance Voyages
Les dépenses Voyages des résidents ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré (+3,6%), s’établissant à 16,09 MMDH. Cette divergence entre recettes et dépenses a contribué à un solde de la balance Voyages largement positif, à 48,8 MMDH, en hausse de 20,6% sur un an. Un solde touristique structurellement excédentaire améliore la position extérieure et peut compenser des tensions éventuelles sur d’autres postes de la balance des paiements.
Transferts des Marocains résidant à l’étranger en progression
Les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont progressé de 9,9%, atteignant 61,48 MMDH sur six mois. Ce flux reste un élément stable et significatif des encaissements en devises, contribuant au financement des importations et au soutien de la demande intérieure. L’augmentation observée peut refléter des améliorations dans l’emploi ou le revenu des expatriés, des opérations d’épargne transférées vers le pays, ou encore des effets saisonniers liés aux envois de fonds.
Afflux d’IDE en nette augmentation
Les flux nets d’investissements directs étrangers ont bondi de 31,5% pour atteindre 26,161 MMDH. Une hausse de cette ampleur indique un regain d’intérêt des investisseurs étrangers pour des secteurs locaux, qu’il s’agisse d’infrastructures, d’hôtellerie, d’énergie ou d’industries exportatrices. Des IDE plus élevés renforcent le financement externe à long terme et peuvent soutenir la création d’emplois et le transfert de technologies.
Investissements marocains à l’étranger et implications pour la balance
Le flux net des investissements directs marocains à l’étranger s’est établi à +5,711 MMDH. Si l’augmentation des investissements sortants traduit une internationalisation des entreprises nationales, elle signifie également des sorties de capitaux qui doivent être analysées dans le contexte global des comptes extérieurs. L’ensemble des mouvements—recettes touristiques, transferts et IDE—semble toutefois orienter la balance des paiements vers une situation plus confortable sur le court terme.
L’évolution observée sur le premier semestre 2026 souligne une amélioration conjointe de plusieurs composantes des recettes en devises : tourisme, transferts et investissements étrangers. Cette conjonction allège les pressions sur la balance des paiements et peut contribuer à renforcer la résilience macroéconomique. Reste à surveiller la pérennité de ces tendances sur la seconde moitié de l’année, ainsi que l’impact des évolutions internationales et des politiques publiques sur l’attractivité du pays pour les touristes et les investisseurs.