CM-TPME exige engagements écrits et chiffrés pour TPE‑PME avant élections parlementaires
CM-TPME exige des engagements écrits et chiffrés des partis à 13 jours des élections
La CM-TPME publie un mémorandum (10 sept. 2026) exigeant 13 engagements écrits et chiffrés des partis et un suivi public avant le 23/09/2026 avec indicateurs.
À treize jours du scrutin prévu le 23 septembre 2026, la Confédération marocaine des TPE-PME (CM-TPME) monte d’un cran dans ses exigences envers les formations politiques. Dans un mémorandum daté du 10 septembre 2026, l’organisation demande des engagements écrits, précis et chiffrés sur treize priorités ciblant l’accès au financement, la fiscalité, les marchés publics, les délais de paiement, la digitalisation et la représentation institutionnelle des petites entreprises. La confédération, qui affirme représenter 98 % du tissu entrepreneurial national et plus de quatre millions de personnes morales et physiques, annonce qu’elle rendra publiques les réponses des partis et assurera un suivi des engagements pendant la prochaine législature.
Dénonciation des promesses non tenues
La CM-TPME dénonce des années de « promesses non tenues » qui, selon elle, ont fragilisé les très petites, petites et moyennes entreprises ainsi que les auto-entrepreneurs. Elle met en avant des conséquences concrètes : faillites, difficultés d’accès au crédit et retards de paiement qui pèsent sur la trésorerie. En plaçant la demande d’engagements écrits au cœur de sa stratégie, la confédération cherche à transformer des promesses générales en obligations vérifiables, assorties d’indicateurs permettant d’évaluer la mise en œuvre.
Contenu du mémorandum : treize priorités
Le mémorandum présente treize priorités jugées essentielles pour la survie et la croissance des TPE-PME. Parmi elles figurent l’amélioration de l’accès au financement pour les petites structures, la simplification fiscale, l’ouverture et la sécurisation des marchés publics aux TPE, la réduction des délais de paiement, le soutien à la digitalisation et la création d’une représentation institutionnelle dédiée. Chaque priorité est formulée pour permettre une traduction en actions chiffrées et un suivi opérationnel une fois un engagement pris.
Exigences de forme : engagements écrits, chiffrés et calendaires
La nouveauté de l’approche tient autant à la forme qu’au fond : la CM-TPME ne veut plus de promesses verbales. Elle exige des engagements écrits, assortis d’objectifs quantitatifs, d’un calendrier de mise en œuvre et d’indicateurs de performance. Le but affiché est double : faciliter la comparaison entre les offres politiques pendant la campagne et disposer d’un référentiel mesurable pour contrôler les résultats pendant la législature. La confédération annonce par ailleurs qu’elle publiera un tableau comparatif des réponses reçues avant le scrutin.
Réactions des formations politiques dans les premières 24 heures
D’après la CM-TPME, certaines formations politiques auraient répondu favorablement et exprimé leur volonté de signer des engagements moins de 24 heures après l’envoi du mémorandum. La confédération invite désormais chaque parti à formaliser sa réponse avant le scrutin afin que les électeurs disposent d’éléments concrets pour comparer les programmes sur la question des petites entreprises. Cette réactivité initiale est présentée comme un signe d’intérêt, mais la CM-TPME insiste sur la nécessité d’un suivi public et contraignant.
Publication publique et suivi pendant la législature
La confédération prévoit de publier les réponses des partis dans un tableau comparatif accessible au public et de mettre en place un mécanisme de suivi des engagements pendant la prochaine législature. Ce suivi vise à mesurer non seulement les promesses de campagne, mais aussi les réalisations effectives et les résultats obtenus. L’objectif affiché est de transformer le débat électoral en un outil de responsabilité politique durable pour les TPE-PME et leurs représentants.
Enjeux économiques et sociaux pour les petites entreprises
Les demandes de la CM-TPME soulèvent des enjeux économiques immédiats : stabiliser le tissu des petites entreprises, réduire les défaillances, améliorer l’emploi et favoriser l’inclusion des auto-entrepreneurs dans l’économie formelle. Elles posent aussi une question de gouvernance : comment rendre les engagements des partis vérifiables et susceptibles d’être sanctionnés politiquement en cas de non-respect ? Pour les acteurs du secteur, la transition d’un dialogue informel vers des engagements contractuels pourrait faciliter l’accès au soutien public et privé nécessaire à leur développement.
La démarche de la CM-TPME place les TPE-PME au centre du débat électoral et propose des critères clairs pour évaluer les offres politiques. À moins d’une semaine et demie du scrutin, les réponses formelles des partis et la mise en œuvre effective de l’outil de suivi annoncé seront des éléments à observer pour mesurer l’impact réel de cette initiative sur le paysage économique national.