Neuf femmes tuées à Ekurhuleni la police enquête sur un lien possible
Neuf femmes retrouvées mortes à Ekurhuleni : la police enquête sur des liens possibles
Neuf femmes retrouvées mortes à Ekurhuleni : la police enquête sur des similitudes, une arrestation a été effectuée et une prime de 400 000 rands est offerte pour toute information conduisant à une arrestation.
La découverte des corps de neuf femmes dans la municipalité d’Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, en l’espace de deux mois a provoqué une onde de choc et un climat de peur dans la région. Les autorités ont signalé des similitudes dans les circonstances des découvertes — victimes jeunes, certaines partiellement vêtues et signes de blessures — et ont annoncé des mesures d’enquête renforcées, dont une récompense pour toute information utile. Une personne a été arrêtée et la police poursuit l’examen de toutes les pistes pour déterminer si un ou plusieurs auteurs sont responsables de ces meurtres.
Découverte la plus récente à Dawn Park
Jeudi 17 septembre 2026, le corps d’une femme d’environ trente ans a été retrouvé à Dawn Park, à la périphérie de Johannesburg. Partiellement vêtue et présentant des blessures par arme blanche, la victime non identifiée semble avoir été transportée sur le site après avoir été agressée ailleurs, selon les constats initiaux des forces de l’ordre. Cette découverte marque la neuvième victime retrouvée dans des circonstances similaires depuis le 17 juillet 2026.
Localisation et chronologie des découvertes
Toutes les victimes ont été retrouvées dans la municipalité d’Ekurhuleni. Les cinq premières découvertes ont eu lieu dans le secteur de Kempton Park; les autres corps ont été découverts à des distances variant de 25 à 35 kilomètres de ce secteur. Dawn Park, où a été retrouvé le dernier corps, se situe à environ 30 kilomètres au sud de Kempton Park. Les autorités comparent désormais les lieux, les délais et les modes opératoires pour établir une chronologie précise et repérer d’éventuels schémas communs.
Identités et profils des victimes
Sur les neuf victimes, quatre ont été formellement identifiées. Parmi elles figurent Dineo Motapane, mère de deux enfants âgée de 38 ans, retrouvée battue et brûlée; Gracious Nkomo, 28 ans, découverte partiellement vêtue sur l’autoroute R21; Elizabeth Moselakgomo, 38 ans, portée disparue après ne pas être retournée d’une course; et Itumeleng Kekana, 32 ans, commerçante, retrouvée meurtrie et partiellement vêtue après avoir été vue pour la dernière fois en juillet 2026. Cinq autres corps restent non identifiés à ce stade. Les autorités ont noté que les victimes présumées avaient majoritairement entre 20 et 30 ans et présentaient pour certaines des contusions similaires, ce qui alimente les interrogations quant à un lien entre les affaires.
Progression de l’enquête et détentions
La police a confirmé au moins une arrestation et indiqué que le suspect comparait en cour; des vérifications sont en cours pour établir son identité et son statut migratoire. Les enquêteurs ont également évoqué une “personne d’intérêt” dont l’identité n’a pas été précisée publiquement. Les forces de l’ordre ont demandé au public de transmettre toute information utile et ont mis en place une prime de 400 000 rands (environ 25 000 dollars) pour toute piste menant à une arrestation. Les autorités provinciales ont déclaré qu’elles mobiliseront des ressources supplémentaires et examineront toutes les possibilités, y compris la présence de plusieurs auteurs distincts.
Réactions publiques et appels aux responsabilités
Les découvertes ont suscité colère, effroi et manifestations de solidarité dans la communauté. Des groupes locaux et des citoyens ont organisé des veillées et des hommages sur les lieux des découvertes, tandis que les voix réclamant des réponses et une meilleure protection pour les femmes se multiplient. Le président sud-africain a appelé les hommes à s’engager davantage dans la prévention de la violence sexiste et a demandé aux forces de l’ordre de n’épargner aucun effort pour traduire les responsables en justice. Des associations de défense des droits des femmes ont mis en garde contre des messages qui feraient peser la responsabilité de la prévention de la violence sur les victimes elles-mêmes, en rappelant que la responsabilité première incombe aux auteurs et à l’État pour assurer la protection.
Les données disponibles montrent que la violence sexiste et le fémicide restent des problèmes majeurs en Afrique du Sud, alimentant l’indignation publique et les demandes d’actions concrètes. Les autorités locales ont recommandé aux habitantes de la zone d’adopter une vigilance accrue, tout en assurant qu’elles prennent des mesures opérationnelles pour sécuriser les secteurs les plus touchés.
Les enquêtes se poursuivent avec la priorité donnée à l’identification des victimes non reconnues et à l’examen des liens éventuels entre les affaires. Les habitants sont invités à signaler toute information, aussi minime soit-elle, susceptible d’aider l’enquête, et les autorités ont renforcé leur présence policière dans les zones concernées en attendant des avancées judiciaires.