Guterres plaide pour la réforme du Conseil de sécurité face au conflit au Moyen-Orient
Guterres appelle à réformer le Conseil de sécurité lors d’un entretien avant sa dernière Assemblée générale
Entretien du 21 septembre 2026 avec Antonio Guterres : débat avant son départ en déc. 2026, enjeux au Moyen‑Orient et réforme du Conseil de sécurité globale.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a accordé un entretien diffusé le 21 septembre 2026 dans lequel il a dressé un bilan critique des réponses internationales aux crises actuelles et a réaffirmé son appel à une réforme du Conseil de sécurité. À moins de trois mois de son départ prévu en décembre 2026, Guterres a mis en lumière les défis posés par la guerre au Moyen‑Orient, les conséquences humanitaires et géopolitiques, ainsi que les limites institutionnelles de l’ONU pour gérer des conflits contemporains.
Contexte de l’entretien et calendrier de sortie
Lors de cet entretien du 21 septembre 2026, le secrétaire général a précisé que cette session intervenait avant sa dernière participation à l’Assemblée générale des Nations unies, prévue pour l’automne 2026, et avant la fin officielle de son mandat en décembre 2026. Il a fait valoir que l’agenda de clôture de son mandat devait inclure des propositions concrètes pour renforcer la capacité de l’organisation à répondre aux crises rapides et transfrontalières.
Évaluation de la situation au Moyen‑Orient
Guterres a décrit la situation au Moyen‑Orient comme une source majeure d’instabilité aux répercussions mondiales. Il a souligné que les affrontements et l’effondrement des mécanismes de protection civile provoquent des déplacements massifs de populations, aggravent les crises humanitaires et pèsent sur les marchés énergétiques et alimentaires. Selon lui, ces dynamiques exigent une réponse multilatérale plus rapide et mieux coordonnée pour éviter une contagion régionale et des conséquences économiques globales.
Limites de l’ONU face aux crises contemporaines
Le secrétaire général a remis en question la capacité actuelle de l’ONU à relever certains défis contemporains, citant la lenteur des réponses et des processus décisionnels comme obstacles récurrents. Il a insisté sur la nécessité d’adapter les instruments onusiens aux formes modernes de conflits et aux crises climatiques, sanitaires et migratoires qui se croisent et se renforcent mutuellement. Guterres a appelé à une meilleure synchronisation entre agences, fonds et programmes pour réduire les redondances et accélérer l’aide.
Arguments en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité
Au cœur de l’entretien, Guterres a réitéré son argumentaire en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité. Il a expliqué que la structure actuelle, conçue après la Seconde Guerre mondiale, montre des signes d’obsolescence face à de nouvelles réalités géopolitiques. Il a pointé du doigt des blocages décisionnels, la paralysie dans certaines crises majeures et un déficit de représentation qui, selon lui, minent la légitimité et l’efficacité de l’instance. Le secrétaire général a plaidé pour des mécanismes qui rendent le Conseil plus réactif et représentatif, sans entrer dans le détail de modifications institutionnelles précises.
Conséquences politiques et diplomatiques attendues
Les remarques de Guterres pourraient relancer le débat diplomatique sur le réaménagement des structures onusiennes. Les appels répétés à la réforme du Conseil de sécurité peuvent intensifier les discussions entre États membres sur des options alternatives, notamment un élargissement des sièges permanents ou permanents additionnels, des ajustements des procédures de veto, ou la création de mécanismes de réponse plus souples. Dans l’immédiat, l’accent mis sur la nécessité d’une action collective pourrait peser sur les priorités de l’Assemblée générale et sur les initiatives que les États membres souhaiteront inscrire à l’ordre du jour.
En fin d’entretien, Guterres a insisté sur l’urgence d’agir collectivement pour préserver la pertinence de l’ONU face à des crises de plus en plus interconnectées. Il a appelé les États membres à ne pas retarder des décisions qui, selon lui, conditionnent la capacité du système multilatéral à protéger les civils et à stabiliser des régions en crise. Son intervention, à quelques semaines de la prochaine Assemblée générale et de la fin de son mandat en décembre 2026, pourrait servir de dernière impulsion pour replacer la réforme institutionnelle et la gestion des crises au centre des discussions diplomatiques internationales.