Collision à Salama sur l’autoroute vers Mombasa tue 17 pèlerins catholiques
Pélerinage meurtrier au Kenya : au moins 17 morts dans une collision multiple près de Salama
Au moins 17 pèlerins catholiques ont trouvé la mort le 3 octobre 2026 dans une collision impliquant plusieurs véhicules sur l’autoroute menant à Mombasa, à proximité de Salama, à environ 90 km. Les autorités ont ouvert une enquête tandis que l’accident ravive les inquiétudes sur la sécurité routière dans le pays.
Bilan humain et profils des victimes
Le bilan officiel fait état d’au moins 17 personnes tuées sur le coup, dont le conducteur de la camionnette qui transportait les pèlerins et 16 passagers majoritairement des femmes. Le minibus, une camionnette de 14 places, transportait des fidèles se rendant vers un lieu de prière dans le comté de Nakuru. Les victimes sont décédées sur place et les secours ont été confrontés à une scène fortement meurtrière. Les autorités locales n’ont pas communiqué de bilan détaillé supplémentaire sur d’éventuels blessés graves transportés vers des hôpitaux de la région.
Déroulement reconstitué de la collision
La police a indiqué que l’accident s’est produit après minuit dans la zone de Salama, située à quelque 90 kilomètres au sud-est de Nairobi. Selon la reconstitution initiale, un camion a tenté un dépassement sans succès, manœuvre qui a provoqué une collision en chaîne avec plusieurs véhicules, dont la camionnette transportant les pèlerins. La vitesse, la visibilité nocturne et la configuration du tronçon routier sont invoquées comme facteurs contributifs par les premiers constats. Le point précis de l’impact et la dynamique entre les poids lourds et les véhicules légers sont au centre de l’enquête en cours.
Réactions de l’Église et de l’État
L’archevêque de Mombasa, Martin Kivuva, a exprimé sa profonde tristesse et a annoncé que les pèlerins se rendaient à un site de prière dans le comté de Nakuru. Le chef de l’État, William Ruto, a présenté ses condoléances aux familles, amis et à la communauté catholique affectée par cette perte. Des responsables religieux et civils ont appelé à la retenue et au soutien aux familles endeuillées, tandis que des mesures ponctuelles d’assistance aux proches des victimes ont été évoquées par les autorités locales.
Enquête ouverte par la NTSA et constat sur le terrain
L’Autorité nationale des transports et de la sécurité du Kenya (NTSA) a dépêché des enquêteurs pour « établir toutes les circonstances ayant conduit à la collision ». La NTSA a indiqué que le tronçon de route où s’est produit l’accident est identifié comme un « point noir » et qu’auparavant des recommandations avaient été formulées pour améliorer la sécurité sur cet itinéraire. L’enquête vise à déterminer les responsabilités, l’état mécanique des véhicules impliqués, la conformité aux règles de conduite, ainsi que d’éventuelles défaillances ou négligences des conducteurs. Les experts mandatés analyseront également les dispositifs de signalisation, le marquage routier et l’éclairage du secteur.
Contexte national des accidents routiers
Les accidents de la route restent une cause majeure de mortalité au Kenya, reflet d’un problème plus large dans plusieurs pays d’Afrique : véhicules mal entretenus, excès de vitesse et dégradation des infrastructures routières figurent parmi les causes récurrentes. Les statistiques récentes publiées par les autorités compétentes montrent que le pays a enregistré un nombre élevé de décès routiers l’année précédente, et que plusieurs milliers de morts continuent d’être recensées chaque année. Les appels à des mesures structurelles — renforcement des contrôles techniques, amélioration des routes, campagnes de sensibilisation et sanctions plus strictes — se multiplient après chaque accident majeur.
Les familles des victimes attendent à présent des réponses claires sur les causes et les responsabilités de l’accident, tandis que les autorités s’efforcent d’acheminer assistance et soutien. L’enquête de la NTSA est désormais chargée de préciser les circonstances exactes et de recommander des actions visant à prévenir de nouvelles tragédies sur ce tronçon identifié comme dangereux.