Gaza: sept morts, dont une fillette de 8 ans, un an après le cessez‑le‑feu
Nouvelles frappes à Gaza : au moins sept morts, le cessez‑le‑feu critiqué comme « nominal »
Sept Palestiniens tués à Gaza, dont une fillette de 8 ans; le bilan communiqué s’élève à 1 481 morts depuis le cessez‑le‑feu du 10 octobre 2025 et la violence continue.
Le bilan des violences s’est alourdi samedi à Gaza, où au moins sept personnes ont été tuées lors de frappes aériennes et d’attaques par drone, dont une fillette de huit ans. Les autorités sanitaires indiquent que le nombre total de victimes depuis l’entrée en vigueur du cessez‑le‑feu, le 10 octobre 2025, s’élève désormais à 1 481 morts, tandis que des milliers de blessés sont toujours recensés. Dans le même temps, des incidents violents ont été signalés en Cisjordanie, où des attaques de colons ont visé des civils et leurs biens.
Bilan des frappes du jour
Samedi, une attaque par drone a frappé le quartier d’al‑Jawazat, à l’ouest de la ville de Gaza, provoquant la mort d’une fillette de huit ans, identifiée par les autorités locales. D’autres frappes dans la même zone ont tué quatre personnes près du rond‑point Haider Abdel Shafi, tandis qu’une attaque distincte a touché le quartier de Tuffah, au nord‑est de la ville, causant au moins un décès supplémentaire. Une femme a également succombé à ses blessures après une attaque antérieure dans la ville de Khan Younis, au sud de l’enclave.
Chiffres cumulés depuis le 7 octobre 2023
Les bilans publiés font état d’un total très élevé de victimes depuis le déclenchement de l’escalade en octobre 2023 : plus de 74 000 morts et environ 175 000 blessés ont été recensés depuis le 7 octobre 2023. Les rapports les plus récents précisent qu’au cours des dernières 24 heures, neuf personnes ont été tuées et 65 blessées par des opérations militaires et frappes aériennes.
État et perception du cessez‑le‑feu
Le cessez‑le‑feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 est qualifié par de nombreux observateurs et acteurs humanitaires de “nominal”. Sur le terrain, la population continue de vivre dans l’incertitude : les interruptions d’attaques semblent temporaires mais les frappes ponctuelles et les opérations de drones se poursuivent, maintenant une forte dose de danger quotidien pour les civils. Des déclarations collectives d’organisations humanitaires et de la société civile ont souligné que l’accalmie n’a pas permis de rétablir la sécurité ni d’assurer un accès soutenu à l’aide.
Violences et déplacements en Cisjordanie
Parallèlement, la Cisjordanie occupée a enregistré plusieurs incidents graves impliquant des colons. Au moins douze attaques ont été rapportées samedi matin, pendant lesquelles des agriculteurs palestiniens ont été agressés, aspergés de gaz lacrymogène, dépossédés de biens et contraints d’abandonner leurs terres. Dans plusieurs cas, les violences ont été accompagnées d’interventions militaires, entraînant arrestations et destructions de biens. Des témoignages font état de vols de véhicules et de téléphones ainsi que d’agressions physiques ciblant des familles et des travailleurs agricoles.
Conséquences humanitaires et besoins urgents
La poursuite des hostilités maintient des besoins humanitaires massifs : blessés nécessitant des soins, hôpitaux sous pression, et populations déplacées cherchant un abri sûr. Les restrictions sur l’acheminement de matériel de reconstruction et d’équipements médicaux compliquent la réponse et retardent la remise en état des infrastructures essentielles. Les organisations engagées sur place insistent sur la nécessité d’un accès sécurisé et sans entrave pour l’aide humanitaire afin de répondre aux besoins médicaux et alimentaires urgents.
Les développements de ces dernières heures montrent que, malgré l’existence formelle d’un cessez‑le‑feu, la violence et l’insécurité restent une réalité quotidienne pour de nombreux civils à Gaza et en Cisjordanie. L’évolution de la situation dans les prochains jours dépendra de la capacité à transformer les accords de cessez‑le‑feu en garanties effectives de protection, d’accès humanitaire et de cessation durable des opérations de combat.