Les forces pro-saoudiennes annoncent 1 150 Houthis tués en 24 heures
Yémen : les forces pro-saoudiennes revendiquent 1 150 Houthis tués en 24 heures
Les forces pro-saoudiennes déclarent 1 150 Houthis tués en 24 h. Attaque à Riyad, menaces sur l’espace aérien et le détroit de Bab al-Mandeb aggravent la crise.
Les forces soutenues par l’Arabie saoudite ont annoncé avoir tué au moins 1 150 combattants houthis au cours des dernières 24 heures, au terme de près de 2 000 opérations ciblées menées à travers le Yémen dans le cadre de l’opération dite « Aube du Yémen ». Le bilan communiqué par les autorités pro-gouvernementales inclut la destruction de dépôts de munitions et d’au moins 180 véhicules de combat, de transport et de ravitaillement, ainsi que des avancées terrestres dans des secteurs stratégiques du sud du pays. Ces déclarations interviennent sur fond d’une attaque contre l’aéroport King Khalid de Riyad qui a fait plusieurs victimes et entraîné l’annulation de vols, intensifiant les tensions régionales.
Bilan des frappes et nombre de victimes revendiqué
Selon le porte-parole des forces gouvernementales yéménites, le colonel Majed Abdullah al-Nazili, les opérations menées dans la journée ont atteint près de 2 000 objectifs liés aux Houthis et causé un lourd bilan humain au sein du mouvement. Les chiffres avancés par les autorités pro-saoudiennes n’ont pas été vérifiés de manière indépendante et restent, à ce stade, des revendications de partie. Les mêmes responsables précisent que l’opération visait à affaiblir les capacités logistiques et de mobilité des Houthis, en ciblant notamment des dépôts d’armes et des colonnes de véhicules.
Dégâts matériels et progression des forces pro-gouvernementales
Les forces soutenues par l’Arabie saoudite affirment avoir détruit au moins 180 véhicules et plusieurs entrepôts de munitions. Les autorités décrivent ces destructions comme des éléments clés pour freiner les capacités offensives du mouvement houthi. Parallèlement, elles annoncent que les troupes terrestres poursuivent un assaut pour reprendre des positions dans le sud du Yémen, en insistant sur des gains territoriaux autour de zones littorales et d’axes de communication essentiels.
Attaque contre l’aéroport de Riyad et réactions internationales
Une attaque contre l’aéroport international King Khalid de Riyad a provoqué des victimes et l’annulation de plusieurs vols, selon des informations relayées par les autorités saoudiennes. Interrogé à la Maison Blanche sur une éventuelle participation américaine aux frappes contre les Houthis, le président Donald Trump a indiqué aux journalistes qu’il « prendrait bientôt une décision ». Les conséquences immédiates de l’attaque sur les liaisons aériennes et la sécurité civile ont renforcé les appels à des ripostes rapides de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite.
Menaces des Houthis et extension du conflit
Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont averti les compagnies aériennes d’éviter l’espace aérien saoudien, déclarant que tout avion y opérant — hormis ceux desservant les villes saintes de La Mecque et de Médine — pourrait être pris pour cible. Le mouvement a également menacé d’élargir le conflit en cas d’intervention de tiers : selon des reportages, les Houthis ont affirmé qu’ils riposteraient contre le Pakistan s’il s’engageait militairement aux côtés de l’Arabie saoudite, évoquant des tirs de missiles et des attaques contre des navires battant pavillon pakistanais en mer Rouge et en mer d’Arabie.
Contrôle stratégique de Bab al-Mandeb et combats côtiers
Les combats se concentrent désormais autour de Mocha et Dhubab, deux villes du sud du Yémen situées sur la côte de la mer Rouge et cruciales pour le contrôle du détroit de Bab al-Mandeb, voie maritime vitale pour le commerce mondial. Les forces houthis, qui contrôlent Sanaa et des secteurs du nord-ouest depuis 2014, ont pris le contrôle de la région en septembre selon les parties prenantes, tandis que les forces pro-gouvernementales cherchent à reprendre ces positions pour sécuriser les routes maritimes.
Absence de médiation et perspectives d’escalade
Des experts et observateurs soulignent le risque d’une extension du conflit sur plusieurs fronts et la difficulté actuelle d’identifier des médiateurs régionaux capables d’apaiser la situation. Baraa Shiban, chercheur associé en sécurité internationale, a déclaré que les combats devraient s’intensifier et que « il n’y a pas de médiation cette fois-ci » susceptible de freiner rapidement la violence. L’enchaînement d’attaques transfrontalières, de menaces contre le trafic aérien et maritime et de réactions militaires augmente le risque d’une confrontation plus large impliquant des acteurs internationaux.
La situation reste très volatile : les bilans et les revendications communiqués par les différents belligérants n’ont pas été vérifiés de façon indépendante et les risques pour les civils et les routes commerciales internationales restent élevés, alors que les belligérants poursuivent leurs manœuvres et que la perspective d’une désescalade paraît lointaine.