Corée du Nord lance plusieurs missiles en mer après l’essai hypersonique sud‑coréen
La Corée du Nord lance plusieurs missiles balistiques vers la mer, dont un parcourant plus de 900 km
Séoul signale que la Corée du Nord a tiré plusieurs missiles balistiques vers la mer, dont un a parcouru plus de 900 km; tensions et appels à cesser les tirs.
La Corée du Nord a procédé le 12 octobre 2026 à une salve de tirs de projectiles balistiques dirigés vers la mer à l’est de la péninsule, selon les autorités militaires sud-coréennes. L’état-major interarmées de Séoul a précisé qu’au moins un des engins avait couvert une distance supérieure à 900 kilomètres depuis la région de Pyongyang, sans toutefois établir un décompte public précis du nombre total de missiles lancés. Le fait survient dans un contexte d’essais d’armes rapprochés entre les deux Corées et d’une série d’incidents frontaliers récents.
Tirs détectés au large de la côte est
Les tirs ont été détectés lundi 12 octobre 2026 par les radars sud-coréens et signalés aux forces alliées. Le porte-parole du JCS, Jang Do-young, a indiqué que la trajectoire et la portée d’au moins un projectile correspondaient à celles d’un missile balistique stratégique, parcourant plus de 900 km depuis la zone de lancement autour de Pyongyang. Les garde-côtes japonais ont, de leur côté, rapporté le lancement de deux projectiles non identifiés qui semblaient être retombés en mer, sans faire état de dommages ou de victimes.
Réactions officielles à Séoul et Tokyo
Le bureau présidentiel sud-coréen a jugé les tirs répétés comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et a appelé Pyongyang à cesser immédiatement ces activités. Tokyo a exprimé sa préoccupation et a confirmé le suivi par ses garde-côtes et ses systèmes de surveillance. À Séoul, les autorités ont réaffirmé leur vigilance et la coordination étroite avec leurs alliés pour assurer la sécurité régionale et la protection des voies maritimes adjacentes.
Contexte des essais hypersoniques récents
Le JCS a relié le lancement nord-coréen à une démonstration de force intervenant après l’essai hypersonique réalisé par la Corée du Sud. Le président sud-coréen Lee Jae Myung a supervisé, jeudi 8 octobre 2026, le premier tir d’essai d’un missile hypersonique sud-coréen, une étape présentée par Séoul comme essentielle pour renforcer la capacité nationale à frapper des objectifs critiques en intervention rapide. Pyongyang a, pour sa part, testé le 3 octobre 2026 un missile hypersonique de portée intermédiaire, censé selon les autorités nord-coréennes contourner les défenses antimissiles régionales.
Incidents frontaliers et tensions récentes
La crise intervient après l’explosion d’une mine terrestre dans la zone démilitarisée qui a blessé trois soldats sud-coréens. Une enquête conjointe conduite par Séoul et une mission de l’ONU a conclu que deux mines avaient été placées par des forces nord-coréennes environ un an auparavant. Pyongyang a rejeté ces conclusions et a accusé la Corée du Sud de provocations, tandis que Séoul a demandé des excuses et une clarification. Avant l’explosion, Séoul avait annoncé des démarches de coordination préliminaires pour rouvrir le dialogue entre Pyongyang et Washington.
Implications pour la diplomatie et la sécurité régionale
Ces tirs renforcent une dynamique de tension où chaque démonstration militaire alimente des mesures de riposte et une augmentation de la vigilance des armées voisines. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un maintient son programme d’armement nucléaire et balistique et demeure fermé aux offres de reprise de la diplomatie qui incluent des conditions de dénucléarisation. Les pourparlers entre Kim Jong Un et l’administration américaine avaient été interrompus abruptement en 2019, et la reprise d’un dialogue exige toujours la résolution de divergences profondes sur les conditions de négociation.
La répétition de ces lancements suscite des appels internationaux à la retenue et à la reprise des canaux diplomatiques, tandis que Séoul se montre déterminé à renforcer ses capacités défensives et dissuasives. Les autorités sud-coréennes ont indiqué qu’elles continueraient à surveiller la situation en temps réel et à coordonner leurs réponses avec leurs partenaires régionaux et internationaux afin d’éviter une escalade imprévisible.
La situation reste fluide et les autorités militaires sud-coréennes ont déclaré qu’elles publieront de nouvelles informations dès que leur évaluation des impacts et des trajectoires sera complète.