Trévise : mari rentre au Maroc pour seconde épouse, mère marocaine abandonnée sans économies
Trévise: une mère marocaine laissée sans logement ni économies après le départ de son mari
Mère de famille de 52 ans près de Trévise se retrouve sans ressources ni domicile après que son mari ait vendu la maison et retiré les économies avant de repartir au Maroc; ses enfants saisissent la justice et demandent un soutien.
Une femme marocaine de 52 ans, installée depuis des décennies dans la province de Trévise, affirme avoir été abandonnée par son mari qui, avant de partir pour le Maroc, aurait vendu la maison familiale et vidé le compte bancaire commun. Selon le récit de la mère, elle a perdu en quelques semaines ses économies, son toit et l’appui de son époux, tandis que ses quatre enfants se retrouvent plongés dans l’incertitude. Deux des enfants sont majeurs et vivent ailleurs, deux autres, âgés de 18 et 15 ans, sont encore scolarisés en Italie.
Situation initiale et témoignage de la mère
La famille s’était installée dans la région il y a 24 ans. La mère, qui a passé l’essentiel de sa vie d’adulte en Italie, dit refuser de quitter le pays parce que ses enfants y ont été scolarisés et parce qu’elle ne veut pas les abandonner. Elle rapporte que, confrontée à la disparition des économies familiales, elle ne dispose plus des ressources nécessaires pour subvenir aux besoins quotidiens, et ne peut même plus payer une coupe de cheveux pour son fils. Le traumatisme personnel et les conséquences matérielles apparaissent au centre de son témoignage.
Vente du domicile et retrait des économies
D’après les éléments fournis par la famille, le basculement aurait commencé après la fermeture de l’entreprise qui employait le mari. L’homme aurait perçu des indemnités de licenciement et des allocations chômage, puis vendu le logement et retiré la totalité des fonds du compte joint avant de quitter le territoire. La maison serait apparemment vendue, mais les occupants n’auraient pas encore été sommés de la quitter. L’absence de liquidités expose la mère et les enfants à des risques financiers immédiats, notamment pour le paiement des charges et la scolarité des plus jeunes.
Motif allégué du mari et refus de partir
Selon le récit, l’homme a expliqué vouloir retourner au Maroc pour épouser une seconde femme, en invoquant des motifs religieux. La mère affirme avoir refusé de partir avec lui et de laisser les enfants en Italie. Ce désaccord sur le projet de départ et la perspective d’un second mariage auraient provoqué la rupture définitive du couple. La situation familiale, déjà fragilisée par la perte d’emploi et les mouvements financiers, est désormais aggravée par un conflit de valeurs et de choix personnels.
Démarches judiciaires et signalements des enfants
Face à ces événements, les enfants ont saisi les forces de l’ordre et consulté un avocat spécialisé en droit international. Ils entendent faire examiner les responsabilités du père, notamment ses obligations financières envers la famille. Des soupçons de violences exercées sur les enfants avant le départ du père ont également été évoqués par la famille, ce qui place les autorités compétentes dans l’obligation d’enquêter pour vérifier ces allégations et déterminer d’éventuelles mesures de protection.
Risque d’expulsion et intervention des services locaux
La municipalité locale déclare ne pas avoir été officiellement informée d’une expulsion imminente, mais le maire prévoit de prendre contact avec les services sociaux pour examiner la situation et identifier les aides possibles. La famille craint néanmoins de perdre définitivement le logement si la vente est confirmée et si aucun recours rapide n’empêche une expulsion. L’intervention des services sociaux apparaît cruciale pour stabiliser la situation des enfants scolarisés et évaluer les besoins urgents, tels que l’hébergement temporaire et les soutiens financiers.
Le dossier reste en cours: la famille attend désormais que la justice clarifie les responsabilités financières du père et que les services locaux proposent des solutions d’urgence pour préserver le logement et assurer la continuité de la scolarité des enfants. Les proches espèrent aussi obtenir des réponses sur la réalité des allégations de violences et sur la possibilité de récupérer une partie des ressources familiales disparues avant le départ du mari.