Peres Jepchirchir suspendue après contrôle positif à l’EPO avant le marathon de Sydney
Peres Jepchirchir suspendue provisoirement après un test positif à l’EPO
Peres Jepchirchir, championne du monde de marathon, a été suspendue provisoirement après un test positif à l’EPO prélevé avant son succès au marathon de Sydney; procédure disciplinaire ouverte.
Le 23 octobre 2026, l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) a annoncé la suspension provisoire de la coureuse kenyane Peres Jepchirchir après qu’un échantillon hors compétition prélevé au Kenya ait montré un résultat anormal contenant de l’érythropoïétine (EPO). Le contrôle remonte à une période précédant sa victoire au marathon de Sydney en août 2026, course qu’elle avait remportée en 2:18:31. L’AIU a indiqué qu’une procédure disciplinaire est désormais engagée et que l’athlète bénéficie des droits d’usage d’une procédure régulière.
Suspension provisoire et annonce de l’AIU
L’AIU a confirmé la mesure de suspension provisoire, qui retire temporairement Jepchirchir de toute compétition officielle en attendant l’issue de la procédure disciplinaire. La suspension vise à préserver l’intégrité des compétitions pendant que les autorités antidopage examinent l’affaire, procèdent à l’analyse de l’échantillon B si demandée et permettent à l’athlète de présenter sa défense. Ni la durée ni les éventuelles sanctions finales n’ont été précisées par l’AIU à ce stade.
Résultat du contrôle hors compétition et substance détectée
Selon l’annonce, l’analyse a révélé la présence d’EPO, un agent stimulant la production de globules rouges et interdit en athlétisme. Le contrôle a été effectué hors compétition au Kenya, avant le marathon de Sydney. La détection d’EPO déclenche automatiquement des procédures d’enquête, des analyses complémentaires et la possibilité pour l’athlète de demander l’examen de l’échantillon B. Les résultats et les contre-expertises détermineront si la violation est confirmée et quelle qualification juridique s’appliquera.
Réactions: agent et organisateurs du marathon de Sydney
L’agent de Jepchirchir, Gianni Demadonna, a déclaré qu’il se sentait « mal à propos de ce qui s’est passé » et a souligné qu’un athlète utilisant des produits dopants devrait être disqualifié, selon la version transmise publiquement. Les organisateurs du marathon de Sydney ont exprimé leur « extrême déception » et rappelé leur engagement pour un sport propre, précisant qu’ils n’interviendront pas davantage tant que la procédure ne sera pas close. Ils ont aussi réaffirmé leur soutien aux contrôles hors compétition menés en partenariat avec des instances internationales afin d’assurer l’égalité de traitement entre les concurrentes.
Palmarès et carrière de Peres Jepchirchir
Âgée de 33 ans, Peres Jepchirchir est une figure majeure du fond mondial: championne olympique aux Jeux de Tokyo 2021, détentrice du record du monde du semi-marathon et quadruple lauréate des Abbott World Marathon Majors — New York (2021), Boston (2022), Londres (2024) et Sydney (2026). Sa victoire à Sydney lui avait permis de s’imposer nettement, en devançant sa compatriote Irine Cheptai de plus de trois minutes. Son palmarès en fait une des athlètes les plus en vue du circuit mondial, ce qui amplifie l’impact médiatique et sportif de cette affaire.
Précédents récents et contexte antidopage au Kenya
Le cas survient dans un contexte où des contrôles renforcés sont appliqués aux athlètes kenyans et internationaux. L’année précédente, une autre athlète kényane de haut niveau, Ruth Chepngetich, avait été suspendue pour des violations liées à l’usage d’un diurétique interdit, l’hydrochlorothiazide (HCTZ). Ces affaires soulignent la persistance des défis antidopage malgré l’intensification des contrôles hors compétition et des programmes d’éducation. Les fédérations et organisateurs insistent désormais sur la surveillance accrue et la coopération avec les autorités internationales pour protéger la crédibilité des courses.
Les prochaines étapes comprennent la possibilité d’une analyse de l’échantillon B, des audiences disciplinaires et, selon l’issue des procédures, des sanctions pouvant aller d’une réintégration sans suite à une suspension plus longue ou l’annulation de résultats antérieurs. L’affaire soulève des questions sur la prévention, la détection et la gestion des violations dans les disciplines d’endurance, et elle sera suivie de près par les instances sportives, les organisateurs de marathons et le public.