DXN démarre les travaux de son usine à Agropolis Meknès pour spiruline et ganoderma
DXN lance la construction d’une usine à Agropolis (Meknès) malgré l’expiration du protocole
DXN démarre les travaux à Agropolis (Meknès) sur 80 765 m² après l’expiration d’un protocole; investissements, emplois et aides restent à finaliser.
DXN a annoncé le démarrage des travaux d’une nouvelle usine à Meknès le 23 octobre, moins d’un mois après l’expiration officielle d’un protocole d’accord signé en mai 2024. Le projet, piloté par la filiale locale Dexin Morocco, a obtenu un permis de construire et les premiers terrassements ont été engagés dans le parc industriel d’Agropolis, sur une emprise de 80 765 m². Les négociations autour de la convention d’investissement définitive – destinée à préciser les subventions et avantages liés au projet – sont toujours en cours.
Travaux lancés le 23 octobre et protocole expiré le 2 octobre
Le calendrier est clair : le protocole préliminaire qui encadrait les discussions a expiré le 2 octobre. Malgré cette échéance, la société a indiqué qu’elle poursuivait les discussions en parallèle et a avancé rapidement vers la réalisation concrète du site. Le lancement des travaux le 23 octobre montre une volonté d’accélération opérationnelle, même si certaines modalités financières et administratives restent à régler entre le groupe et les autorités marocaines.
Permis de construire obtenu et taille du site
Le permis de construire délivré a permis d’engager les travaux sur une parcelle de 80 765 m² au sein d’Agropolis, zone industrielle destinée à accueillir des projets agroalimentaires et industriels. La surface disponible laisse envisager une unité de production de grande capacité, comprenant zones de production, stockage, logistique et extensions possibles. Le choix d’Agropolis répond à des critères d’infrastructures et de desserte adaptés aux exportations envisagées.
Montants prévus et emplois attendus
Un document interne déposé en août 2024 prévoyait pour la filiale locale un investissement de l’ordre de 161 millions de dirhams et la création d’environ 250 emplois directs d’ici la fin 2028. Ces chiffres constituent la base financière annoncée pour la première phase d’implantation ; le coût total et le calendrier précis pourraient évoluer en fonction des conditions définitives de la convention d’investissement et des incitations obtenues. Le projet annonce un apport d’emplois qualifiés liés à la production, la qualité et la logistique, avec des retombées indirectes pour les fournisseurs locaux.
Production ciblée : spiruline et ganoderma pour l’Europe et l’Afrique du Nord
L’usine est destinée à fabriquer des produits à base de spiruline et de ganoderma, champignon utilisé dans les compléments alimentaires et les produits nutraceutiques. La production visera en priorité les marchés d’Afrique du Nord et d’Europe, avec des débouchés possibles au Moyen-Orient. La stratégie affichée vise à rapprocher la production des principaux marchés pour réduire les coûts logistiques et les délais d’approvisionnement, consolidant ainsi la présence commerciale du groupe au Maghreb et en Europe.
Relations avec les autorités et aides encore à finaliser
Même si le chantier a débuté, les conditions exactes des aides publiques et des incitations fiscales restent à formaliser. La convention d’investissement définitive devra fixer les montants d’aides, les engagements en matière d’emplois et de transfert de technologie, ainsi que les modalités de suivi et de contrôle. Les autorités locales et nationales sont impliquées dans la finalisation de ces accords, qui détermineront en grande partie la compétitivité et la pérennité du projet.
DXN considère le Maroc comme son principal marché en Afrique et affiche l’ambition d’étendre sa capacité industrielle mondiale en passant d’un réseau de 14 à 21 usines. La mise en production locale s’inscrit donc dans une logique d’intégration des chaînes de valeur et de proximité client. Alors que les travaux avancent sur le site de Meknès, les acteurs économiques locaux suivront de près la concrétisation des engagements financiers et sociaux liés à cette implantation, qui pourrait renforcer l’écosystème industriel et nutritionnel de la région.