Durban choisie pour porter la candidature sud-africaine aux Jeux olympiques 2036 et 2040
Durban choisie par l’Afrique du Sud comme ville candidate centrale pour les Jeux olympiques d’été 2036 ou 2040
L’Afrique du Sud désigne Durban comme ville principale de sa candidature pour les Jeux olympiques d’été 2036 ou 2040, visant à accueillir pour la première fois les JO en Afrique.
Durban a été désignée comme la ville hôte principale de la candidature sud-africaine pour organiser les Jeux olympiques et paralympiques d’été en 2036 ou 2040. La décision a été confirmée par la direction du Comité olympique et paralympique sud-africain, qui précise que la proposition devrait prendre la forme d’une candidature multi-villes, mobilisant des sites dans plusieurs métropoles du pays. Le choix s’inscrit dans une volonté manifeste de ramener sur le continent africain un événement olympique d’envergure pour la première fois depuis la création des Jeux modernes.
Durban désignée ville candidate centrale
La ville côtière de Durban, qui compte environ 4 millions d’habitants, a été retenue comme point central de la future candidature. Située sur les rives de l’océan Indien et dotée d’un climat subtropical, Durban se présente comme une option attractive sur le plan touristique et logistique. Le comité national a indiqué que la candidature privilégierait le stade Moses Mabhida, d’une capacité de 56 000 places, construit pour la Coupe du monde de football 2010, comme l’un des principaux sites sportifs.
Modalités de la candidature et calendrier
L’Afrique du Sud s’inscrit officiellement dans la course aux Jeux de 2036, pour lesquels le Comité international olympique choisira une ville hôte à la mi-2029. Les comités nationaux avaient jusqu’au 31 octobre pour déclarer leur intérêt. Les pays candidats pour 2036 comprennent, outre l’Afrique du Sud, plusieurs nations de grande envergure économique et politique, ce qui place Durban dans une compétition internationale exigeante. Le processus comprendra des présentations virtuelles au CIO le mois suivant, puis une présélection par le conseil d’administration du CIO, attendue au printemps.
Infrastructures évoquées et capacités existantes
La candidature sud-africaine met en avant des infrastructures héritées d’événements antérieurs, notamment le stade Moses Mabhida à Durban. La stratégie retenue semble favoriser une combinaison d’installations existantes et de projets de rénovation plutôt que de constructions massives, afin de limiter les dépenses initiales. Le modèle multi-villes envisagé pourrait répartir compétitions et hébergements entre Durban, Le Cap et Johannesburg, tirant parti des pôles économiques et des capacités hôtelières déjà présentes dans ces agglomérations.
Contraintes financières et garanties à fournir
Les responsables sud-africains n’ont pas encore fourni d’estimation chiffrée des coûts liés à l’organisation des Jeux si la candidature est retenue. L’absence de garanties financières avait auparavant privé Durban de l’accueil des Jeux du Commonwealth de 2022, rappelant la nécessité d’un montage financier solide et de garanties publiques et privées. La question du financement, de la sécurité juridique et des garanties budgétaires constituera un point central des évaluations futures par le CIO.
Contexte historique et enjeux pour l’Afrique
Si la candidature sud-africaine aboutissait, ce serait la première fois qu’un pays africain organise les Jeux olympiques d’été depuis la genèse des Jeux modernes en 1896. L’Afrique a néanmoins commencé à s’affirmer sur la scène olympique : les Jeux olympiques de la jeunesse qui s’ouvrent ce week-end à Dakar, au Sénégal, marquent une étape symbolique en tant que premier événement olympique majeur organisé sur le continent. Le succès d’une candidature africaine pour 2036 ou 2040 porterait un fort symbole d’inclusion et d’aspiration au développement sportif et infrastructurel.
Concurrence internationale et stratégie de différenciation
Parmi les autres candidats pour 2036 figurent des États dotés de moyens importants et d’expériences récentes d’accueil d’événements internationaux. Pour se distinguer, la candidature sud-africaine parie sur la combinaison d’une offre multi-villes, l’utilisation d’infrastructures existantes et un argumentaire centré sur l’impact régional et la durabilité. Le CIO, qui doit réduire la liste des prétendants au printemps, examinera également la capacité de chaque dossier à garantir des retombées économiques mesurables et une gestion des risques rigoureuse.
La nomination de Durban marque le lancement officiel d’une phase préparatoire durant laquelle les autorités sud-africaines devront consolider un dossier technique, financier et logistique robuste. Elles devront aussi convaincre le CIO que la formule multi-villes peut répondre aux exigences modernes en matière de calendrier, d’hébergement, de transport et de sécurité tout en maîtrisant les coûts. Si la candidature se développe comme prévu, la période de décision à venir sera déterminante pour l’avenir du projet et pour la possible tenue des Jeux olympiques d’été sur le sol africain.