Drones frappent trois sous-stations au Soudan, l’armée accuse l’Éthiopie et signale défections RSF
Soudan : frappes de drones frappent trois sous‑stations électriques, Khartoum accuse l’Éthiopie d’appuyer les RSF et signale des défections
Trois sous‑stations au Soudan frappées par des drones, entraînant de larges coupures. Le gouvernement accuse l’Éthiopie d’appuyer les RSF; défections annoncées.
Le Soudan a subi, lundi 2 novembre 2026, une nouvelle série d’attaques par drones qui ont atteint trois sous‑stations électriques situées dans l’est et le nord du pays, provoquant des coupures d’électricité étendues et aggravant une campagne d’attaques ciblant les infrastructures civiles. Le gouvernement a attribué ces opérations aux Forces de soutien rapide (RSF), affirmant que l’Éthiopie fournissait un appui logistique et opérationnel au groupe paramilitaire.
Trois sous‑stations touchées dans l’est et le nord
Les installations visées comprennent les sites de New Halfa et Aroma, dans l’est de l’État de Kassala, et la sous‑station d’al‑Ghazali, dans l’État du Nord. Les frappes ont provoqué des incendies visibles sur des images largement diffusées en ligne et entraîné l’intervention de services de défense civile pour maîtriser les foyers. Les autorités locales ont signalé des interruptions substantielles de l’alimentation électrique dans les zones desservies par ces infrastructures.
Étendue de la campagne : 18 frappes en une semaine
Selon les autorités, ces attaques s’inscrivent dans une campagne concentrée contre le réseau électrique national. Le nombre total de frappes visant des installations électriques est désormais porté à 18 au cours de la semaine écoulée. Les responsables militaires ont mis en garde contre le risque d’une dégradation continue des services publics si les attaques se poursuivent, mettant en péril des hôpitaux, des systèmes d’approvisionnement en eau et d’autres services essentiels.
Coupures et conséquences pour les civils
Les coupures de courant ont affecté des hôpitaux, des marchés et des foyers, compliquant l’accès aux soins et aux communications dans plusieurs régions. Les autorités administratives des zones touchées ont mobilisé des équipes de maintenance et d’urgence pour restaurer le service et évaluer les dégâts, mais les réparations sont rendues difficiles par l’insécurité persistante et le risque de nouvelles frappes. Des responsables locaux ont appelé à des mesures de protection des infrastructures civiles.
Accusations d’ingérence éthiopienne et réactions officielles
Le gouvernement soudanais a formellement accusé l’Éthiopie d’aider les RSF à mener ces attaques. Ces allégations incluent des allégations de soutien logistique et d’assistance dans la conduite d’opérations contre des installations civiles. Addis‑Abeba n’a pas fourni de réponse publique détaillée à ces accusations dans l’immédiat. Les autorités soudanaises ont déclaré qu’elles considéraient l’implication étrangère comme une escalade dangereuse susceptible d’entraîner un élargissement du conflit.
Plaines déposées auprès d’organes internationaux
Face à la répétition des attaques, Khartoum a annoncé avoir saisi le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, demandant une intervention diplomatique et des mesures pour empêcher l’ingérence extérieure et protéger les infrastructures civiles. Les demandes incluent des enquêtes sur les responsabilités et des appels à des sanctions ou à des actions coordonnées visant à stopper le flux d’armes et de soutien entre frontières.
Défections au sein des RSF et informations tactiques transmises
Parallèlement aux attaques contre les réseaux électriques, l’armée soudanaise a annoncé la défection d’un groupe de membres des RSF qui se sont rendus aux forces gouvernementales à Damazin, capitale de l’État du Nil Bleu. Les autorités militaires affirment que ces défections comprennent un commandant qui a fourni des renseignements sur la conduite des opérations dans la région, notamment des éléments relatifs à un soutien extérieur. Ces informations ont été présentées par l’armée comme la preuve d’une fracture interne au sein des RSF et d’une possible implication transfrontalière.
Les événements de ce lundi aggravent une situation sécuritaire déjà marquée par des affrontements intermittents et une crise humanitaire dans plusieurs régions du Soudan. La multiplication des attaques contre des infrastructures civiles et les allégations d’ingérence étrangère élèvent les tensions diplomatiques dans la Corne de l’Afrique et augmentent les risques pour la stabilité régionale. Les autorités nationales et internationales suivent de près l’évolution de la situation, tandis que les populations locales subissent des coupures répétées et des perturbations de services vitaux.