Herzog nommera dimanche un candidat après la recommandation majoritaire d’Eisenkot
Herzog annoncera dimanche son choix entre Eisenkot et Netanyahu après des consultations parlementaires serrées
Herzog doit désigner dimanche un candidat pour former le gouvernement après que 67 députés ont soutenu Gadi Eisenkot contre 46 pour Benjamin Netanyahu. (152 caractères)
Le président israélien Isaac Herzog a indiqué qu’il nommerait dimanche le candidat chargé de tenter de former le prochain gouvernement, après des consultations marathon auprès des 120 députés de la Knesset. Les entretiens ont abouti à une recommandation majoritaire en faveur de l’ancien chef militaire Gadi Eisenkot, mais des vetos croisés et des divisions internes maintiennent l’incertitude quant à la viabilité d’une coalition.
Consultations présidentielles et calendrier
Herzog a mené des entretiens avec les dirigeants des partis tout au long de la semaine et a précisé qu’il tiendrait des entretiens personnels supplémentaires pendant le week-end (vendredi-samedi), avant d’annoncer son choix dimanche. Le candidat choisi disposera ensuite de 28 jours pour former une coalition, délai susceptible d’être prolongé de 14 jours.
Résultats des recommandations à la Knesset
Sur les 120 députés, 67 ont recommandé Gadi Eisenkot tandis que 46 ont soutenu Benjamin Netanyahu. Ces 67 recommandations constituent, selon les responsables de l’alliance d’Eisenkot, le plus grand nombre de soutiens accordés à un candidat depuis 2015. Malgré cette majorité de recommandations, des blocages entre partis et au sein des blocs compliquent l’issue finale.
Configuration des forces politiques
Les élections législatives du 27 octobre 2026 n’ont produit ni pour Netanyahu ni pour Eisenkot une majorité claire. Le parti Likoud de Netanyahu reste le plus grand parti individuel avec 27 sièges. Toutefois, la coalition plus large à laquelle Netanyahu s’appuie n’atteint que 53 sièges. L’alliance dirigée par Eisenkot réunit quatre partis et a obtenu 48 sièges. Deux partis représentant la minorité palestinienne ont enregistré un résultat historique en obtenant ensemble 19 sièges, un facteur déterminant pour la recomposition parlementaire.
Rôle et poids des partis arabes
Bien que ni Eisenkot ni Netanyahu n’envisagent de former un gouvernement en s’appuyant directement sur les partis arabes, ces formations parlementaires ont néanmoins recommandé Eisenkot, contribuant à sa majorité de recommandations. Des responsables arabes ont déclaré vouloir mettre fin au gouvernement actuel, exprimant un objectif de changement politique. Le soutien des partis arabes a donc une valeur politique et arithmétique significative dans le processus de désignation.
Crise au sein de la droite et position des ultra‑orthodoxes
Netanyahu a subi un revers important lorsque l’un des principaux partis ultra‑orthodoxes, allié traditionnel, a refusé de recommander un candidat. Ce retrait est lié à l’échec de la coalition à adopter une exemption du service militaire pour les hommes ultra‑orthodoxes, ce qui a rompu un pacte politique de longue date. Des responsables de la droite d’extrême droite ont, par ailleurs, appelé à des actions judiciaires contre les dirigeants des partis arabes, intensifiant les tensions politiques et sociales.
Contestations des résultats et réponse de l’administration électorale
Netanyahu a relancé des accusations visant des irrégularités électorales et a demandé des enquêtes sur des fraudes potentielles, en mettant en doute certains résultats. Les autorités électorales ont néanmoins affirmé que l’intégrité du scrutin n’avait pas été compromise et ont appelé les responsables politiques à préserver la confiance publique et la transition pacifique du pouvoir.
Les prochaines étapes sont claires sur le plan institutionnel : une nomination présidentielle dimanche, suivie d’une période de négociation de 28 jours pour la formation d’un gouvernement. Si le candidat nommé échoue, la procédure peut être prolongée, mais l’impasse parlementaire laisse ouverte la possibilité de nouveaux remaniements ou d’alliances imprévues. La fracture entre blocs, la place des partis arabes et les exigences des formations ultra‑orthodoxes resteront les principaux facteurs déterminants de l’issue politique à court terme.