Alcool et discothèques, le début de la trêve avant le mois de Ramadan
Exactement un mois avant le début du mois sacré du Ramadan, certains Marocains entament leur période habituelle d’abstinence en arrêtant de consommer de l’alcool et de fréquenter les établissements de nuit. Cette pratique, bien que dénuée de fondement juridique ou scientifique, reste une coutume solidement ancrée dans la société marocaine à l’approche du jeûne.
Pour les citoyens qui observent cette règle informelle, c’est une manière de se mettre en condition de recevoir les bénédictions du mois sacré. Cette décision d’arrêter la consommation d’alcool quarante jours avant l’échéance impacte directement l’activité économique nocturne, obligeant de nombreux promoteurs de discothèques dans plusieurs villes du Royaume à fermer leurs portes pendant toute la période du Ramadan.
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Cependant, cette tradition ne fait pas l’unanimité et donne lieu à des débats réguliers au sein de l’opinion publique. Certains estiment que s’abstenir de boire ou d’aller dans les bars uniquement pendant cette période précise est de la « pure hypocrisie ». Ce constat est partagé par les juristes marocains qui précisent que cette règle n’est dictée ni par l’Islam, ni par le Coran, ni par la Sunna du prophète.
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Les experts soulignent qu’il s’agit d’une pratique populaire qui s’est répandue au fil du temps sans s’appuyer sur les paroles des érudits religieux. Malgré tout, la coutume perdure, marquant chaque année le début d’une transition sociale avant d’entrer dans le mois de la piété.